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Politique Internationale

Emigration: Régularisation massive en Italie

Par L'Economiste | Edition N°:442 Le 12/02/1999 | Partager

Moins de quatre mois après avoir décidé de limiter, dans un premier temps, à 32.000 la régularisation des immigrés présents dans la péninsule, l'Italie a décidé de régulariser 250.000 sans-papiers.


Le gouvernement de Massimo D'Alema a ainsi décidé de "remettre les compteurs à zéro", selon l'expression d'un fonctionnaire du Ministère de l'Intérieur. En octobre dernier, le précédent gouvernement, celui de Romano Prodi, avait programmé de régulariser de manière progressive en s'appuyant sur des quotas fixés annuellement. Pour 1998, étaient prévus 6.000 permis d'entrée et de séjour à des travailleurs en ayant fait la demande à l'étranger (principalement Albanais et Tunisiens) et de 32.000 titres de séjour à des immigrés déjà présents en Italie. D'autres quotas devaient suivre pour 1999 et au-delà. Le Ministère de l'Intérieur avait ouvert les préfectures jusqu'au 15 décembre afin que les travailleurs étrangers déposent une demande de régularisation munis de documents prouvant leur présence sur le territoire italien avant le 27 mars dernier (date d'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'immigration), un certificat de travail et de logement, ainsi qu'un casier judiciaire vierge.

Les préfectures avaient immédiatement été prises d'assaut par 308.000 candidats. Début janvier, le nouveau ministre de l'Intérieur, Mme Rosa Russo Jervolino, indiquait que "la logique du décret consiste à régulariser tous ceux qui remplissent les critères". "Au cours des dernières semaines, la majorité a réfléchi sur le fait que la régularisation par étapes risquait d'une part de rendre vaine la politique des quotas d'entrée et d'autre part qu'il n'était pas possible d'accorder des permis de séjour provisoires jusqu'en l'an 2000 en attendant une régularisation effective", explique un fonctionnaire du Ministère de l'Intérieur.

Lutter contre le travail au noir


L'exécutif espère également que cette mesure permettra de lutter contre le travail au noir et répondre aux attentes du patronat qui compte sur l'immigration pour faire face dans certaines régions à une pénurie de main-d'oeuvre due à la chute de la natalité en Italie. Les organisations de défense des immigrés saluent cette décision "utile et intelligente" même si, redoute Sergio Briguglio de l'association Caritas, "l'examen des critères risque dans certaines préfectures d'être trop arbitraire".
"Ce chapitre clos, la procédure reprend son cours normal", a promis Rosa Russo Jervolino qui, après s'être engagée il y a quelques semaines à ne pas déroger à la règle des quotas, tient à se défendre aujourd'hui des accusations d'inconstance et de laxisme. Le ministre de l'Intérieur a notamment indiqué que tous ceux qui ne respecteront pas les critères seront expulsés. Parallèlement à cette régularisation de masse, le gouvernement a souligné son intention de procéder à l'avenir strictement en fonction d'un système de quotas programmés et de mener une lutte sans merci à l'immigration clandestine. Le nouveau décret prévoit d'ailleurs toute une batterie de mesures contre les passeurs, à commencer par la destruction des canots pneumatiques séquestrés en mer ainsi qu'un renforcement des procédures d'expulsion. Un engagement qui est loin de convaincre l'opposition de droite qui dénonce une nouvelle "régularisation généralisée" après celles qui avaient permis l'octroi de plus de 218.000 permis de séjour en 1990 et 234.000 en 1996. "C'est une décision irresponsable, s'est indigné Alberto Di Luca, le responsable pour l'immigration de Forza Italia, le gouvernement alimente le risque de voir croître ultérieurement les problèmes liés à l'ordre public et à la sécurité des citoyens".

Eric JOZSEF Libération (France)

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