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Politique

Elections communales
Une charte plus en avance que les élus

Par L'Economiste | Edition N°:3047 Le 16/06/2009 | Partager

Le professeur Abdelaziz Acherki est l’auteur de plusieurs essais. Le dernier ouvrage, édité en 2009, s’intitule «Bonne gouvernance et administration citoyenne»(1). Il revient sur sa pratique au sein des communes notamment. L’essayiste n’hésite pas d’ailleurs à souligner «le décalage qui existe entre certaines lois et le terrain». Il en veut pour exemple une charte communale «très en avance» et des conseillers communaux aux «profils assez basics». Selon le ministère de l’Intérieur, 51% des élus ont un niveau d’études secondaires ou supérieures contre 46% en 2003. Chez les femmes élues, cette proportion passe à 71%.- L’Economiste: Trois événements marquent les élections communales du 12 juin. Le Parti authenticité et modernité arrive en tête. Par rapport à 2003, les femmes élues réalisent une hausse de plus de 250%. Une forte participation des électeurs des provinces du Sud. Quel est votre commentaire?-Professeur Abdelaziz Acherki: La loi relative aux élections électorales a réservé, via les listes additionnelles, 12% des sièges aux femmes. L’âge légal du vote a été revu en baisse (18 ans). C’est ce qui a boosté les scores. Après moins d’un an d’existence, le PAM décroche 21% des sièges. C’est relativement surprenant. Le rôle des candidats transhumants y est pour beaucoup. Dans ce cas là, l’intérêt personnel prime sur l’idéologie. Les résultats du PAM traduisent seulement une percée conjoncturelle. Pour les provinces du Sud, leur mobilisation est un indice politique. Il témoigne de leur implication dans la vie électorale et donc de leur attachement au Maroc. Les liens de parenté, le poids de la tribu ont pesé également. Cela vaut même pour le milieu rural où la personne compte plus que son programme ou sa couleur politique. - Une nouvelle charte communale et 61% des élus sortants entament un nouveau mandat. Peut-on faire du neuf avec du vieux?- Si certains candidats ont été réélus, c’est qu’a priori leur bilan a convaincu les électeurs. Cela dit, le recours à des pratiques immorales (corruption, rabatteurs électoraux…) a beaucoup pesé dans la balance. La nouvelle charte a introduit l’obligation pour une commune de disposer d’un plan stratégique de développement, d’une cellule de veille… Sur ce point, la loi est très en avance. Sauf que le profil des conseillers n’est pas toujours à la hauteur des ambitions du législateur. Il y a certainement un décalage à gérer en termes de formation, de compétence…. - Etes-vous pour la restriction des candidatures et du droit de vote? - C’est une option séduisante pour préserver la gestion locale et le paysage politique d’une quelconque médiocrité. Mais limiter de tels droits politiques signifie aussi enchaîner la démocratie. Le ministère de l’Intérieur devrait accompagner les conseillers communaux en leur proposant par exemple des formations. Car, qui dit gestion locale dit prise de décisions administratives. Ce qui suppose un minimum de culture juridique. Propos recueillis par F. F. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Edition 2009, maison d’édition Librairie Dar Assalam, prix 100 DH

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