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Politique

Elections communales: La bataille des alliances

Par L'Economiste | Edition N°:3047 Le 16/06/2009 | Partager

. Enjeu: principalement les grandes villes. Tractations entre les partisUNE page a été tournée sur les élections communales. Une autre s’est ouverte le lendemain de la proclamation des résultats du scrutin. Samedi 13 juin, le jeu des alliances a commencé. Première étape: recenser les «amis» et ceux avec qui on s’entend dans le but d’en faire des alliés. Tous les pronostics sont donc possibles. Même les alliances contre nature: par exemple une alliance entre l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti de la justice et du développement (PJD). Des membres de la direction de la formation socialiste ainsi que des leaders islamistes ne l’ont pas caché. L’éventualité n’est donc pas à écarter.Le scrutin par liste ne permettant pas de dégager une majorité de quelque forme qu’elle soit, le recours aux alliances est inévitable. Seulement, pour ce mandat, les surenchères seront importantes. Les nouveaux venus veulent s’accaparer les «réussites» de leurs prédécesseurs. Alors que les réélus veulent capitaliser sur leurs réalisations.Quoi qu’il en soit, la bataille sera rude notamment à Casablanca où Mohamed Sajid compte rempiler pour un second mandat. Mais son parti, l’Union constitutionnelle (UC), n’a obtenu que 27 sièges au niveau du Grand Casablanca. En fait, au Conseil de la ville, qui compte désormais 147 sièges au lieu de 131, c’est le PJD qui a enregistré le plus grand score avec 32 sièges. Chiffre qui représente le double de ce qu’il avait obtenu en 2003. Mais pendant cette consultation électorale, le PJD n’a couvert que la moitié des arrondissements de la métropole (8 arrondissements). Les 16 élus du PJD s’étaient ralliés à Sajid pour le porter à la tête du Conseil de la ville. En 2009, le PJD a présenté ses candidats dans les 16 arrondissements de la ville. Et du coup, il a eu le double de son score de 2003. Soutiendra-t-il Sajid? Il faut à ce dernier pas moins de 74 voix pour être élu président du Conseil de la ville.Le nouveau venu sur la scène politique marocaine, le Parti authenticité et modernité (PAM), s’est classé deuxième dans le Conseil de la ville avec 21 sièges, suivi du Parti de l’Istiqlal (PI) qui vient en troisième position avec 20 sièges. Ces deux partis ne peuvent, logiquement, faire ménage ensemble: le premier étant dans l’opposition (il a même «retiré son soutien» à Abbas El Fassi) alors que l’autre est à la tête du gouvernement. Dans les coulisses, il se raconte qu’une coalition entre le PAM et le Rassemblement national des indépendants (RNI) pourrait avoir lieu.

Fès et Agadir épargnés
A Marrakech, c’est l’UC qui a été le grand gagnant de ce scrutin. Il a remporté le plus grand nombre de sièges avec 28 élus au niveau du Conseil de la ville et le président sortant, Omar Jazouli, peut prétendre à un autre mandat. En termes de sièges, l’UC est suivie de près par le PAM qui a obtenu au total 44 sièges (24 au Conseil de la ville et 16 dans les arrondissements). Le parti de Fouad Ali El Himma veut bien arriver à la tête du Conseil pour y placer une femme, dit-on. A Rabat, il semble’ que l’on s’achemine vers le même scénario que pour 2003. Omar Bahraoui, président sortant et figure de proue du Mouvement populaire (MP) est, en effet, bien parti pour un deuxième mandat. C’est le même cas pour Driss Sentissi (du même MP que Bahraoui) à Salé. Mais il faut compter avec le PJD qui a des visées sur le conseil. La surprise est aussi venue de Tanger où l’USFP, qui présidait aux destinées de la ville, n’a remporté aucun siège. Situation qui laisse la voie libre au Rassemblement national des indépendants (RNI) qui n’a jamais caché ses visées sur la ville du détroit. A Fès et Agadir, la question de la présidence du Conseil semble déjà tranchée. Dans la capitale spirituelle, le PI a obtenu 52 des 97 sièges au Conseil de la ville. Ce qui veut dire que les amis de Hamid Chabat, président sortant, disposent d’une majorité qui leur permet de gérer la ville sans besoin aucun de recourir aux alliances. Le bureau du nouveau Conseil de la ville aurait été déjà constitué. On attend la fin de semaine pour l’annoncer. On a aussi appris que le PI prendra en charge également la gestion des six arrondissements de la ville. Toutefois, la participation du RNI et du PAM n’est pas exclue. L’USFP et le PJD restent dans l’opposition. Dans le chef-lieu du Souss, Tariq Kabbaj de l’USFP est, semble-t-il, sûr de revenir à la tête du Conseil municipal. Son parti dispose d’une importante marge de manœuvre pour contrecarrer toute tentative de coalition qui se ferait à ses dépens. Finalement, la bataille pour la présidence promet. Du spectacle, il y en aura. Attendons de voir dans les dix jours à venir sur quoi vont déboucher les transactions actuelles.Jamal Eddine HERRADI
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