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    Economie

    El Jadida: La halle aux poissons sous-exploitée

    Par L'Economiste | Edition N°:2697 Le 22/01/2008 | Partager

    . Les mareyeurs envoient directement la marchandise sur Casablanca. Des pratiques douteuses pointées du doigtLes mareyeurs et les représentants des usines de transformation boudent le port d’El Jadida. Du coup, les pêcheurs de sardines sont contraints d’assurer par leurs propres moyens le transport de la marchandise vers la halle de Casablanca, à quelque 90 km de la ville. Désormais, la criée de la capitale des Doukkala se limite aux produits de la pêche artisanale. Cette dernière se compose de petites barques qui se sont essentiellement spécialisées dans la prise de poisson blanc. Le port d’El Jadida pâtit de la proximité d’un marché aussi important que celui de Casablanca. «Et de ce fait, de nombreux mareyeurs négligent le marché d’El Jadida», confirme l’Office national des pêches (ONP).Faute de demande, les sardiniers sont obligés d’acheter leur propre marchandise, de régler les taxes portuaires avant de faire partir le poisson vers Casablanca. «Nous payons deux taxes pour les deux ports, regrette Abdeljabbar Boumelha», président de l’Association des armateurs de la pêche côtière des Doukkala. Les bateaux travaillant le long des côtes de la région sont obligés de débarquer au port d’El Jadida ou de Jorf Lasfar. Le déplacement par mer jusqu’à Casablanca serait trop long et onéreux. Les marins des sardiniers se dépêchent de débarquer pendant la nuit. Et pour cause, le port de la capitale économique ferme ses portes à 5h du matin conformément aux instructions de la wilaya. «Si un camion chargé de poissons arrive en retard, ne serait-ce que de 5 minutes, il devra attendre jusqu’au lendemain», affirme Mohamed El Ghazouani, un autre armateur. Des frais supplémentaires sont alors enregistrés à la charge du patron du bateau. Ce dernier devra alors débourser le prix de location du camion et de la glace pour une deuxième journée. Pendant la nuit, il est très fréquent de voir des camions roulant à grande vitesse pour arriver à Casablanca avant la fermeture du port. De même, les bateaux se dépêchent de réintégrer le port vers minuit même sans avoir fini leur pêche. «C’est une course contre la montre perpétuelle», déplore Boumelha. De plus, les pratiques non réglementaires de quelques agents de la halle d’El Jadida sont pointées du doigt. «Pourtant, l’ONP investit énormément tant en matière de moyens matériels qu’humains afin de maximiser la transparence et la célérité des transactions commerciales», rétorque un responsable de l’Office. Parallèlement, une action de sensibilisation est menée régulièrement auprès des agents de l’ONP, notamment à travers la charte éthique et la charte des valeurs. La décision de fermer le port de Casablanca à 5 h a pour objectif de réorganiser les circuits de commercialisation au demeurant très anarchiques. Par ailleurs, un marché de gros moderne est en cours de construction. Il servira à recevoir, dans les meilleures conditions, du poisson de deuxième vente en dehors de l’enceinte portuaire. L’Office a investi quelque 43 millions de DH dans ce projet. La première tranche est en cours de finition. Ce marché de gros qui est situé près de l’autoroute va résoudre les problématiques des horaires et de l’exiguïté dont souffre actuellement la deuxième vente au niveau du port de Casablanca. 


    Bi-pôle

    Dédié essentiellement à la pêche artisanale, le port d’El Jadida fonctionne en «bi-pôle» avec celui de Jorf Lasfar. En clair, les armateurs de la région débarquent indifféremment dans l’un ou l’autre port en fonction de la zone de pêche.Le tonnage débarqué est passé de 3.900 tonnes en 2000 à 5.900 tonnes en 2007. Et en 2008, les chiffres s’annoncent prometteurs. En effet, pour les 15 premiers jours de janvier, on enregistre une hausse de l’activité de 200% en volume et de 360% en valeur par rapport à la même période de l’année 2007. De notre correspondant,Mohamed RAMDANI

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