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    Economie

    Développement propre
    L’expertise marocaine convoitée

    Par L'Economiste | Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

    . Un guichet unique pour les opérateurs des MDP. 40 projets dont 21 approuvésLe projet de renforcement des capacités du Maroc en matière de Mécanisme de développement propre (MDP) apporte ses premiers fruits. Initié en 2003, ce programme arrive à terme en 2005. Son évaluation, lors d’une journée d’étude tenue mardi 20 décembre à Rabat, a fait ressortir les réalisations majeures qui en ont découlé. Ce projet s’est basé sur trois axes principaux. «Tous les objectifs qui leur ont été assignés sont atteints», se félicite Ali Agoumi, professeur à l’Ecole Hassania, expert international en MDP et cheville ouvrière du projet marocain. Le premier objectif a été de doter le Maroc d’une autorité fonctionnelle, une sorte de guichet unique pour le MDP. «L’objectif a été de mettre en place un interlocuteur unique à la disposition tant des opérateurs nationaux que des investisseurs étrangers», ajoute-t-il. Cette partie du projet est désormais «acquise». Une autorité nationale désignée du MDP, présidée par le ministre de tutelle, est opérationnelle. Le deuxième objectif de ce programme a été de créer une expertise nationale dans ce domaine. Cette technicité existe aujourd’hui. Une quinzaine de bureaux d’études ont été formés dans ce sens. «L’expertise marocaine en MDP est aujourd’hui prisée et fortement demandée au niveau international», a affirmé Emmanuel Dierckx de Casterlé, Représentant résident du Pnud au Maroc. . Opportunités économiquesDes propos d’autant plus encourageants que les programmes des Nations unies pour le développement et l’environnement (PNUD-PNUE) sont partenaires du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement dans l’exécution de ce programme. Celui-ci a été doté d’un budget de 454.267 dollars (près de 4.2 millions de DH).«Grâce aux différents ateliers et études que nous avons organisés, le Maroc dispose aujourd’hui d’un réseau d’expertise capable d’accompagner les opérateurs économiques vers le marché du carbone», déclare pour sa part Taha Balafrej, directeur du partenariat au sein du ministère de tutelle. Et pour cause, à l’intérêt environnemental s’ajoutent des opportunités économiques. Ce que les pays en voie de développement n’émettent pas en carbone (CO2) peut-être vendu aux industries des pays développés une fois soumis aux procédures de certification. Celles-ci pourront utiliser la quantité de CO2 non produite par les fournisseurs. Ce sont les fameux crédits Carbone ou URCE (Unités de réductions certifiées des émissions en Gaz à effet de serre) qui servent de monnaie de change. Chaque URCE équivaut à 10 dollars (90 DH). Le troisième objectif a été de lancer le premier porte-feuille de projets. Le Maroc dispose actuellement de 40 projets, dont 21 ont été approuvés au niveau national. Quelque 37% du total portent sur la production d’énergies renouvelables et 24% ont trait à l’efficacité énergétique. Autres 23% sont liés à la gestion des déchets, notamment solides par la récupération du méthane. Une fois opérationnels, ils permettront de réduire les émissions en gaz à effet de serre de plus de 5 millions de tonnes par an.Deux parmi eux sont d’ores et déjà enregistrés. Il s’agit des parcs éoliens d’Essaouira de 60 MW et de la nouvelle cimenterie Tétouan II du groupe Lafarge. «Ce projet est d’ailleurs le tout premier projet MDP africain, arabe et francophone enregistré», a précisé, non sans fierté, Mohamed El Yazghi, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’environnement. Ce projet permettra d’éviter 601.671 tonnes de CO2 sur 21 ans, représentant autant de URCE. Le parc éolien d’Essaouira, lui, en évitera 1,5 million de tonnes sur 10 ans. Deux autres projets sont en cours de validation. Ils portent sur la mise en place d’un système de récupération de chaleur (HRS) sur les unités sulfuriques du complexe chimique de l’OCP à Safi et d’un projet éolien pour la station de dessalement de Tan-Tan, mené par l’Onep. Un autre projet est également en cours d’enregistrement. Il concerne l’alimentation en électricité de foyers ruraux par des kits photovoltaïques. Ces résultats font dire à De Casterlé que le «Maroc est l’un des pays en voie de développement les plus attractifs pour les investisseurs en matière de MDP». Signe de son succès, la phase 2 du projet de renforcement des capacités en MDP est d’ores et déjà prévue. Elle s’étalera sur la période 2006-2008.


    Le bilan de Montréal

    La journée d’étude a également été l’occasion de présenter les résultats tangibles de la conférence de Montréal sur les changements climatiques. Il s’agit notamment de l’adoption officielle des 21 décisions et accords de Marrakech, nécessaires à l’activation du Protocole de Kyoto, et la création d’une instance chargée de contrôler l’exécution par les pays développés de leurs engagements. Cette instance a le pouvoir de sanctionner les éventuelles infractions. Les pays développés ont convenu de consacrer 13 millions de dollars (près de 117 millions de DH) pour rendre opérationnels les mécanismes MDP, accélérer leur mise en œuvre et simplifier leurs procédures. Le Maroc n’a pas manqué de mettre en valeur sa position avancée sur ce registre. Un mémorandum d’entente pour la promotion des MDP a été signé avec le Canada. C’est le sixième du genre après ceux paraphés avec la France, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche et le Japon. Tarik Qattab

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