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Courrier des Lecteurs

Dette africaine: Les créanciers de la BAD favorables à un allégement

Par L'Economiste | Edition N°:516 Le 27/05/1999 | Partager

· Des conditions: Investir dans les secteurs sociaux
· Cinq millions de signatures en faveur de l'annulation de la dette du Tiers-Monde


LES pays africains espèrent "une nouvelle initiative" pour régler le problème de la dette lors du prochain sommet du G7 à Cologne. D'ailleurs, les pays créanciers de la Banque Africaine de Développement (BAD) se sont prononcés pour un allégement de la dette des pays membres les plus pauvres, lors des assemblées annuelles au Caire, qui se sont achevées hier jeudi 27 mai. Pour le mériter, ces pays doivent s'engager à lutter plus efficacement contre la pauvreté. Consacrer un budget important aux secteurs sociaux et promouvoir l'investissement privé avec plus de dynamisme, figurent parmi les priorités. Selon des estimations égyptiennes, la dette totale de l'Afrique s'élevait en 1996 à 370 milliards de Dollars. Dans le monde, près de 30% de la population mondiale vit dans la pauvreté la plus absolue, avec moins d'un Dollar par jour, selon la Banque Mondiale. "Les fonds destinés initialement au remboursement du service de la dette devraient être destinés en priorité aux services vitaux comme la santé et l'éducation", a indiqué le gouverneur britannique de la BAD, qui s'est prononcé pour un allégement de la dette des pays membres les plus pauvres. "La Grande-Bretagne a proposé l'effacement de 50 milliards de Dollars des dettes cumulées des pays les plus pauvres, à compter de l'an 2000", a-t-il rappelé.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a exhorté ces pays à prendre d'urgence des mesures concrètes en faveur des pays pauvres durement touchés par la crise financière. Il propose d'augmenter l'aide publique au développement, en baisse depuis les années 60, et de renforcer le système monétaire international pour éviter la répétition des crises. "Il existe un risque grave que la majorité de la population mondiale continue à vivre dans la misère, laissée en marge de l'actuelle mondialisation de l'économie", a-t-il écrit dans une lettre au chancelier allemand Gerhard Schröeder.
De leur côté, un certain nombre d'ONG réalisent depuis plusieurs mois une campagne mondiale en faveur de l'annulation de la dette du Tiers-Monde. Elles ont reçu pas moins de cinq millions de signatures dans le monde. L'objectif de cette démarche est de libérer le Tiers-Monde de ses fardeaux (dette, esclavage...) en l'an 2000. La pétition sur la dette s'est étendue en quelques mois à plus de 120 pays, afin d'obtenir des pays industrialisés du G 7 la décision d'annuler intégralement la dette des pays pauvres. Le remboursement de cette dette, dénoncent ces ONG, entrave les efforts de développement en absorbant des ressources qui pourraient être affectées aux besoins sociaux.


Nadia BELKHAYAT (AFP)


250 milliards de Dollars à investir en dix ans


L'Afrique a besoin de 250 milliards de Dollars d'investissements dans les dix prochaines années
Le président de la Banque Africaine de Développement évalue les besoins du continent en infrastructures à 5 ou 6% du PIB pour la même période. Les économies africaines ont réalisé un taux de croissance de 4% en moyenne entre 1996 et 1998. Cependant, un taux de croissance de 6 à 8% serait nécessaire pour faire face à la pauvreté.

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