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Economie

Des vaches importées et commercialisées illégalement

Par L'Economiste | Edition N°:2061 Le 11/07/2005 | Partager

. Un vendeur de bétail en fuite et un fermier appréhendé. Quelle traçabilité pour le lait et les viandes?Il n’est pas banal de voir un vendeur de bétail prendre la fuite en abandonnant quatre génisses dans un souk hebdomadaire. C’est pourtant ce qui s’était produit au souk de Had Ouled Frej, il y a une semaine. Ce n’était pas un voleur de bétail, mais il essayait d’écouler des vaches importées illégalement de l’étranger. Les génisses proviennent de la région de l’Oriental et auraient été introduites illégalement depuis la frontière avec l’Algérie. Les autorités allaient découvrir, suite à des informations, 13 autres vaches dissimulées dans une ferme dans la région de Beni Hlal. Il semblerait que d’autres découvertes du genre attendent la commission de vigilance provinciale. Cette dernière s’était constituée après une circulaire ministérielle. Dans le souk d’Ouled Frej, l’homme qui avait pris la poudre d’escampette proposait à la vente des vaches sans boucles d’identification. Ces vaches importées illégalement sont vendues à l’unité dans les souks hebdomadaires du monde rural pour ne pas éveiller les soupçons, a déclaré un agriculteur. Ce qui laisse entendre que le nombre des vaches importées frauduleusement au Maroc est très important. Le fermier, en état d’arrestation, ne s’attendait probablement pas à une descente des représentants des autorités. Les interrogatoires pourraient permettre de remonter la filière de ce marché noir. Les boucles d’identification trouvées dans la ferme de Beni Hlal ont été envoyées au ministère de l’Agriculture pour déterminer leur origine. Ce qui permettra de tracer le circuit de commercialisation, a déclaré ce responsable. C’est plutôt la crainte des taxes de pénalisation élevées qui a fait fuir le vendeur des génisses, est-il déclaré. Les agriculteurs ont recours à des marchés parallèles depuis les mesures draconiennes imposées par l’Etat pour prévenir la propagation de la maladie de la vache folle. Cette situation fait craindre que du lait ait été commercialisé à travers les circuits légaux pour arriver chez les consommateurs finaux. En outre, les abattages clandestins sont nombreux et les viandes sont écoulées sans contrôle sanitaire. Une autre évidence, les passeurs ont traversé la moitié nord du Royaume sans se faire inquiéter. Pourtant, ils sont partis de l’Oriental avec une cargaison bien difficile à cacher. N’ont-ils jamais été contrôlés par les barrages de gendarmerie que l’on rencontre tout au long du parcours de l’Oriental à Doukkala? Cela fait quand même plus de 800 kilomètres. Mohamed RAMDANI

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