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Affaires

Deal dans la formation des architectes

Par L'Economiste | Edition N°:2512 Le 24/04/2007 | Partager

. Des passerelles entre les cursus de formation . Harmonisation des systèmes pédagogiques et bientôt des programmes . Répondre au déficit annoncé de 3.000 architectes en 2020 L’Ecole nationale d’architecture et l’Ecole supérieure d’architecture de Casablanca harmonisent leur système pédagogique. L’harmonisation des programmes d’enseignement devrait suivre, en vue de l’établissement d’échanges d’étudiants du 2e cycle, d’une durée maximale d’un semestre dès la prochaine rentrée universitaire. Le protocole a été signé jeudi dernier à Casablanca entre les directeurs des deux institutions, El Montacir Ben Saïd pour l’ENA et Abdelmoumen Banabdeljalil pour l’EAC. Conscients des enjeux et des défis du Maroc en matière d’urbanisation, de besoins en habitats et équipements, les responsables de l’ENA et de l’EAC tirent la sonnette d’alarme. Le constat de Ben Saïd est inquiétant: «En 2020, le Maroc manquera de 3.000 architectes». C’est d’autant plus inquiétant que la dernière enquête du Centre marocain de conjoncture évalue à 144.000 le besoin annuel en logements du Maroc. Comble de paradoxe, le besoin actuel en architecte est estimé à 200 chaque année. En attendant les premiers diplômés de l’EAC, 15 à terme, vers 2010, la seule école, en l’occurrence l’ENA, n’en fournit que 65 dont des urbanistes. Est-ce à ce paradoxe que tiendrait en partie la pertinence de la création de l’Ecole supérieure d’architecture de Casablanca? La formule de Banabdeljalil est à propos: «Lorsque la réforme d’harmonisation de nos deux systèmes pédagogiques sera effective, d’ici la rentrée prochaine, notre école accueillera une centaine d’étudiants en régime de croisière». L’équation des besoins reste entière pour longtemps encore. Bien plus que répondre au défi en termes de déficit actuel et futur d’architectes, le rapprochement des deux écoles ouvre de nouveaux chantiers sur des questions de fond. Les deux parties sont convenues de développer un enseignement d’excellence en termes de formation, d’innovation et de recherche, en mettant en place des passerelles entre les deux cursus de formation. Elles ont également évoqué la formation des formateurs sur base de modules de formation continue et de partage des cycles de perfectionnement, de séminaires et ateliers pour les élèves des deux écoles. Ou encore de la stratégie à adopter pour préparer et mener le projet de réforme LMD, ainsi que pour la création et le développement des antennes régionales. D’ailleurs, sur ce dernier point, l’ENA a déjà initié une sorte d’annexe à Marrakech. Rappelons par ailleurs que l’Ecole supérieure d’architecture de Casablanca a été créée, il y a trois ans, à l’initiative du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. La levée de bouclier de certains architectes, alors opposés à la création de l’école de Casablanca, était-elle dirigée contre l’autorité de tutelle ou les fondateurs de l’établissement? Il en faut davantage pour se mettre au travers de cette synergie public-privé qui ambitionne déjà de cocréer une troisième école d’architecture.


Quel modèle pour les deux écoles?

Le cursus de l’Ecole nationale d’architecture se répartit en 12 semestres (de la mi-septembre à la fin janvier et du début mars à la fin juin). Le programme constant des disciplines obligatoires et d’autres optionnelles, l’enseignement est divisé en modules capitalisables. Pour être diplômable, l’étudiant doit avoir capitalisé 133 modules, dont 127 obligatoires et 6 optionnels (4 modules théoriques + 2 modules de dessin et expression plastiques) choisis parmi la liste proposée chaque année. L’inscription aux modules optionnels est possible à partir de la 4e année (semestre S5), niveau où l’étudiant est estimé capable d’opérer des choix personnels pour façonner son profil. Ces modules optionnels sont répartis à raison de:- En 3e année (S5 ou S6): 1 module théorique- En 4e année (S7 et S8): 3 modules théoriques + 2 modules de DEP.- En 5e année (S9 et S10): 4 modules théoriques.De même, dans l’objectif de former la personnalité de l’étudiant et de développer ses capacités à faire des choix, l’ENA lui offre la possibilité, dès le semestre S5, de choisir les ateliers et séminaires qu’il souhaite suivre.B. T.

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