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Cuir : Les dates du troisième SlTEC arrêtées

Par L'Economiste | Edition N°:90 Le 29/07/1993 | Partager

Le SITEC 94 aura lieu au mois de mars prochains Des campagnes de promotion seront lancées. Le but est de drainer le maximum de visiteurs pour un secteur qui manque d'agressivité commerciale.

La troisième édition du SITEC 94 se déroulera du 24 au 26 mars 1994 pour la première fois à Marrakech. Organisé par la Fédération Marocaine des Industries du Cuir en collaboration avec le CMPE, ce salon retiendra le même thème du partenariat dans les industries du cuir. Les actions de promotion qui seront lancées prochainement cibleront les pays de la CEE, de l'AELE (Association Européenne de Libre Echange), les pays arabes, notamment ceux du Golfe et les pays de l'UMA.

La mode, moteur du secteur

La stratégie promotionnelle visera, non seulement la constitution du fichier des partenaires. mais aussi la préparation de dossiers sur le secteur en collaboration avec la presse spécialisée nationale et étrangère. Il est également prévu du marketing direct par le biais de participations aux salons étrangers. "

les industriels, avancent les membres organisateurs du SITEC, doivent participer aux grands forums internationaux. "Ces derniers doivent être des passages obligés pour se remettre en cause, voir quels sont les changements à apporter, soit au niveau des méthodes de fabrication, soit au niveau des collections et des tendances"

Les entreprises marocaines devront s'adapter aux marchés qui évoluent à une vitesse alarmante. "La mode demeure aujourd'hui le moteur du secteur du cuir", insistent les membres organisateurs.

Elles devront également davantage prospecter les marchés étrangers. A l'heure actuelle, la tendance est à la délocalisation, et les entreprises étrangères sont à la recherche d'opportunités. Dans ce cadre, les atouts du Maroc sont sa situation géographique, les mesures incitatives à l'investissement et aux exportations, les facteurs de production. Certains pays, tels que l'Espagne, représentent pour le Maroc des marchés d'avenir. La taille du marché espagnol est de près de 150 millions de paires par an. En 1991, la production s'élevait à 205,4 millions de paires, soit une valeur de 301,2 mil liards de pesetas.

Les exportations de chaussures en 1992 ont baissé de 13,6% . Par contre, les importations ont augmenté de 35,2%. De plus, les fermetures d'uni tés de fabrication se sont accélérées. Selon les organisateurs, la solution pourrait en partie se trouver dans la sous-traitance et la délocalisation.

Toutefois, il ne faudrait pas perdre de vue que les créneaux dans ce marché sont réduits et que le Maroc doit valoriser ses atouts pour se placer sur le marché espagnol, voire européen, dans le cadre d'un partenariat technique, industriel et commercial.

Il ne faut pas également perdre de vue l'évolution des importations des autres pays

européens. Ainsi, les importations de chaussures italiennes de Chine ont augmenté de 175% en terme de volume entre janvier et septembre 1992.

Les importations de Thaïlande ont augmenté de 61% pour la même période. Les importations allemandes de chaussures ont doublé de 2,7% entre 1991 et 1992 (avec un total de 381,4 millions de paires de chaussures importées en 1992).

Le terrain de la coopération est donc propices et face aux pays asiatiques, le Maroc de vra jouer la carte de la qualité, de la rapidité dans les délais de livraison et la production de l'article mode "pour coller le plus possible au goût du consommateur européen".

"Aujourd'hui, à I 'instar des pays européens, le secteur du cuir traverse une période de crise", indiquent les professionnels. Depuis 1990, les exportations ont connu des difficultés importantes dues notamment à la perte des marchés d'lrak et de Libye, outre la forte concurrence des pays du Sud-Est asiatique, de la Turquie, de l' Inde, sur les marchés traditionnels (France, Allemagne, Italie et Espagne). Ces difficultés sont également dues aux dévaluations survenues dans les pays du Nord de la Méditerranée.

Le vêtement cuir, la plus forte baisse du secteur

La chaussure a enregistré, en 1992, 560,25 millions de DH à l'exporte contre 707,32 millions de DH en 1991, soit une baisse de 20%. La chaussure marocaine, souligne les professionnels, souffre d'un manque de création et surtout de services marketing. Rares sont les entreprises qui disposent de la fonction recherche et développement. Les comportements adoptés dans les processus commerciaux sont qualifiés de "défensifs" et manquent d'agressivité commerciale. Si la maroquinerie a de son côté pu "reprendre du poil", à l'inverse le vêtement en cuir accuse la plus forte baisse du secteur (-28,72% en 1992).

Après une belle progression entre 1988 et 1990 (13 millions de DH exportés en 1988 et 92,50 millions en 1990), la tannerie a connu en 1991 une chute brutale avec 66,72 millions de DH à l'export.

Toutefois, en 1992, les exportations de cuir et peaux affichent une progression de 20,73% avec 80,63 millions de DH exportés.

Par ailleurs, indiquent les professionnels, "les investissements ne progressent pas, eu égard au manque de zones industrielles aménagées, à la spéculation foncière et à la cherté des taux d 'intérêt" Au niveau du marché intérieur, les ventes locales ont de leur côté chuté en raison de la contre bande et de la baisse du pou voir d'achat des consommateurs.

M. O.

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