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    Economie

    Crise: La réponse de l’Afrique

    Par L'Economiste | Edition N°:3173 Le 18/12/2009 | Partager

    . Penser globalement et agir localement. Le message des élus africains réunis à Marrakech. Les ressources humaines, parmi les retards à rattraper D’UNE pierre deux coups. Le forum Africités, qui se poursuit à Marrakech, réunit plus de 3.000 élus et acteurs locaux africains et un salon international africain avec plus d’une centaine d’exposants: acteurs économiques et politiques, grandes firmes internationales et institutions financières. Deux belles occasions pour fructifier les échanges. Depuis mercredi et jusqu’au dimanche 20 décembre, Marrakech abrite la 5e édition du sommet africain des collectivités locales, Africités. Lors de ce sommet, les participants débattent des stratégies de développement et des programmes de coopération à mettre en oeuvre afin d’assurer un développement local durable face à la crise mondiale.Ainsi, le continent, qui s’expose à toutes sortes de problèmes, affronte de surcroît ceux indus par la crise économique même sans y être responsable. Il lui faut donc de nouvelles stratégies pour aller de l’avant. Son économie dépend en grande partie de l’agriculture. Et justement celle-ci est menacée aujourd’hui par le réchauffement climatique. Sur ce volet, l’Afrique se retrouve de nouveau au centre des changements climatiques, sans y avoir contribué. Pour cela, les élus ont tenu à lancer un appel en direction de Copenhague estimant que les «collectivités locales africaines ne peuvent rester silencieuses sur cette question». Selon eux,les pays développés doivent reconnaître leur responsabilité historique dans ces bouleversements. Africités à Marrakech était ainsi une sorte d’écho de la réaction des pays africains à Copenhague.Plus globalement, les élus africains rejoignent la position de l’organisation mondiale des cités et collectivités locales unies qui appelle à l’implication des acteurs locaux. L’Afrique a son mot à dire aussi bien sur le réchauffement climatique que sur le développement et ce, à travers ses élus locaux. En clair, accroître la place et l’influence des gouvernements locaux et de leurs associations dans la gouvernance mondiale. Sur un autre volet, Africités a tenu à passer un message essentiel: la ville peut favoriser le développement économique, social, culturel et humain, mais à condition qu’elle œuvre dans un esprit de décentralisation. Autrement dit, penser globalement et agir localement est le message du sommet de Marrakech. Il s’agit donc de repenser le rôle des collectivités locales et d’améliorer les champs d’intervention des élus et leurs compétences. Le secrétaire général des cités et gouvernements locaux unis d’Afrique, Jean Pierre Elong Mbassi, pense que, plus proches des réalités sur le terrain, les collectivités locales peuvent intervenir et à bon escient sur l’orientation des politiques économiques.Rappelons que 70% des objectifs fixés par le Sommet du Millénaire relèvent du niveau local, notamment pour ce qui est de la promotion de l’éducation, l’emploi des jeunes, la lutte contre l’exclusion sociale, l’accès à l’eau potable… L’ex-président du Ghana , Jerry John Rawlings, un des grands invités de ce sommet africain sur le rôle de l’Afrique, a appelé aussi au renforcement du rôle des acteurs locaux, et à l’unicité des positions des pays de ce continent.

    Coopération entre villes
    Le monde a besoin aujourd’hui du continent africain uni et somme toute encore jeune. Bien gérée, est-il estimé, cette jeunesse sera un atout. Et les collectivités africaines doivent faire face rapidement au défi du développement de leurs capacités humaines pour garantir les pratiques de bonne gouvernance. Un retard à ce niveau sera payé au prix fort. Reste à donner à l’Afrique cette unicité. Africités veut justement participer à la construction de la coalition de tous les acteurs locaux (élus et opérateurs économiques…). Les maires, conseillers et élus locaux de ces 44 pays participants peuvent être une base de l’unité africaine, estime Hamid Narjiss, président du Conseil régional de Marrakech-Tensift-Haouz. Les participants espèrent qu’une organisation comme CGLUA (cités et gouvernement locaux d’Afrique) préparera le terrain pour renforcer la coopération entre les villes dans plusieurs domaines. Une occasion saisie par le maire de Casablanca, Mohamed Sajid. Il vient de parapher avec son homologue de la ville d’Istanbul un accord de coopération. Différents domaines devront être concernés, tels que le transport, la planification urbaine, l’environnement, la formation ou encore les technologies de l’information. Les deux parties s’engagent aussi à développer leurs relations économiques et commerciales, à encourager les opérateurs économiques des deux villes à identifier les opportunités d’investissement réciproques et à promouvoir les échanges commerciaux et culturels.

    Fonction stratégique de l’Etat régulateur

    «SI cette crise a eu des répercussions néfastes sur tous les pays du monde, elle a également mis en lumière la fonction stratégique de l’Etat régulateur qui s’impose comme une urgente nécessité. Elle a, en plus, mis en évidence le rôle central des collectivités locales adossé à une bonne gouvernance et une décentralisation développée, parallèlement à une déconcentration élargie». Dans son message adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller Mohamed Moâtassim, le Souverain analyse la crise et le rôle des collectivités locales au lendemain de cet événement qui a bouleversé le monde. De même, poursuit le Souverain dans son discours, que s’est affirmé «l’impératif de mettre au point des programmes précis et bien définis de développement local, outre la nécessité d’appuyer les efforts de la société civile locale et de mettre en place, parallèlement, des mécanisme efficients de partenariat et de coopération aux niveaux national et international».Badra BERRISSOULE

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