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Criquet pèlerin: Le Maroc sur le pied de guerre

Par L'Economiste | Edition N°:1885 Le 28/10/2004 | Partager

. 7,2 millions d’hectares traités depuis un an, dont 3 au Maroc . Une indemnisation n’est pas exclue si la situation tourne à une “catastrophe” C’est la grande mobilisation contre le criquet pèlerin. Mardi dernier (26 octobre) au QG de la lutte antiacridienne à Rabat, l’heure était grave. Le ministre de l’Intérieur, Al Mostafa Sahel, le général Housni Benslimane, patron de la Gendarmerie Royale, le ministre de l’Agriculture, Mohand Laenser, ont brossé l’état de la situation acridienne devant un parterre d’ambassadeurs et de représentants d’organismes internationaux. La lutte contre un fléau qui touche le Maghreb, le Sahel et une partie du Moyen-Orient, passe à la vitesse supérieure. Elle est aujourd’hui réellement internationale. Comme l’ont relevé les responsables de la FAO, tout en regrettant “ce temps de latence”, en référence au retard pris dans la coordination et la mobilisation de la communauté internationale. Les aides sont d’ailleurs toujours aussi sollicitées. L’heure donc est grave. Par exemple, pour le Maroc, des essaims de criquets ont couvert près de 95.000 ha en moins d’un mois (de septembre dernier à aujourd’hui). C’est la dernière attaque en date. Sachant que la densité moyenne d’un essaim est de 500.000 individus/hectare. Un hectare d’insectes adultes donne naissance à 13 ha de la génération suivante. Ces “fondamentaux” de la lutte antiacridienne rappelés par le général Housni Benslimane recadrent un peu les choses. Le Maroc, de par sa situation géographique, fait partie d’une des zones où les essaims remontent et se condensent (voir carte). La dernière attaque vient de la deuxième génération de criquets pèlerins et remonte du Sahel, -où la lutte commence à produire des résultats-, et traverse le désert avant de se retrouver aux portes du Royaume sur tout son flanc est. C’est pour cette raison que la task-force de la lutte (Gendarmerie Royale, ministère de l’Intérieur, ministère de l’Agriculture, Forces Royales Air) a concentré sa stratégie sur trois lignes: les frontières de l’est, du nord au sud et les zones proches des cultures. La lutte a permis le traitement de 2,8 millions d’hectares au mois d’août pour un coût de 350 millions de dirhams, selon le ministère de l’Intérieur. Une charge imprévue qui a mis la pression sur le Budget. Pour l’année prochaine, 430 millions sont inscrits dans la loi de Finances, selon le ministre de l’Agriculture. Mais il est à craindre que ces dépenses n’explosent car les vagues de criquets continuent à affluer. La dernière attaque remonte au 26 septembre lorsque les premiers essaims ont été identifiés au sud de Dakhla. Et un mois plus tard, c’est-à-dire le 23 octobre, les essaims ont couvert 95.000 ha et touché Tiznit et Taroudant, explique le général Housni Benslimane.. Le pire n’arrivera pas…Qu’arriverait-il si le “scénario catastrophe” se réalisait? Combien et comment évaluerions-nous les pertes? Difficile de répondre aujourd’hui. Les dégâts ne seraient pas importants, même s’ils sont difficilement évaluables, tente de se rassurer Mohand Laenser, ministre de l’Agriculture. Les responsables sont convaincus que le risque d’une invasion à très grande échelle est éloigné tant la mobilisation est efficace. Il est vrai que la machine est rodée au Maroc. Pour le ministre de l’Intérieur, Al Mostafa Sahel, les dégâts sont pour le moment minimes, d’autant que “l’Etat a déployé des moyens exceptionnels”. Et de toutes façons, “nous saurons nous montrer solidaires avec les populations touchées”. A ce propos, son collègue de l’Agriculture n’exclut pas, dans l’hypothèse de gros dégâts aux allures d’une catastrophe naturelle, la possibilité d’une indemnisation des agriculteurs par l’Etat. Et enfin, le général Housni Benslimane renchérit: “Nous avons tous les éléments pour être optimistes. Lors de l’invasion des criquets pèlerins de 1987 (et qui a coûté près de 1 milliard de dirhams au Maroc), nous avons traité près de 5 millions d’hectares. Aujourd’hui, la lutte est également très efficace et le succès suivra”. Mais des dégâts importants commencent à se faire sentir (cf. L’Economiste du mardi 26 octobre 2004) dans certaines régions, notamment dans celle d’Agadir. Mouna KADIRI

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