×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

La typhoïde frappe la région de Meknès

Par L'Economiste | Edition N°:1885 Le 28/10/2004 | Partager

. Une origine commune avec la leptospirose, l’eau souillée. 24 cas recensés, six hospitalisésEt rebelote. Après la leptospirose qui a fait huit victimes dans la région de Meknès, c’est au tour de la fièvre typhoïde de sévir. Et celle-ci a déjà atteint 24 personnes, dont 11 enfants de la localité de Oulad Youssef (commune de Béni Amar-préfecture de Meknès). «Celles-ci ont été traitées pour une épidémie de fièvre typhoïde et six d’entre elles sont actuellement hospitalisées à l’hôpital Mohammed V de Meknès», selon le ministère de la Santé.Les autorités alertées de «l’existence d’un nombre anormalement élevé de cas de fièvre typhoïde» dans cette localité, ont dépêché une équipe spécialisée pour entreprendre une enquête épidémiologique».A croire que l’on assiste au Maroc à une recrudescence de maladies largement éradiquées dans le monde, notamment celles qui sont liées au manque d’hygiène. Comme pour toutes les maladies à transmission oro-fécale, la fièvre typhoïde se rencontre surtout dans des zones à condition d’hygiène précaire, frappant principalement les pays en voie de développement en Asie, en Afrique ou en Amérique latine… et le Maroc. La répartition au niveau mondial de cette maladie est proche de celle de l’hépatite A (favorisée par les mêmes facteurs). Un point commun relie les deux pathologies qui ont sévi dans la région de Meknès. L’eau des puits (cf. www.leconomiste.com). Selon le ministère de la Santé, l’origine de la typhoïde serait due à la consommation d’eau non traitée provenant de la source de Béni Chibane et à partir de plusieurs puits collectifs. L’approvisionnement en eau de cette localité était assuré au moyen d’un réseau géré par une association locale et dont la pompe était en panne depuis environ un mois. D’un point de vue médical, la fièvre typhoïde est une scepticémie dont la contamination se fait par l’ingestion de boissons ou aliments (crus ou peu cuits) souillés par les selles d’un homme infesté, parfois porteur chronique ou par consommation d’aliments (coquillages, fruits de mer, légumes crus) contaminés par de l’eau souillée par des matières fécales. Certaines personnes atteintes de la typhoïde (traitées ou non) restent en effet porteuses chroniques avec excrétion intermittente possible du germe dans les selles, et donc potentiellement contagieuses. Les symptômes se traduisent par un épisode de diarrhée transitoire. La fièvre atteint ensuite un plateau à 40 °C. Le malade est prostré (torpeur, délire) et a des signes digestifs intenses (diarrhée liquide jus de melon). Cette phase est responsable des complications qui peuvent entraîner le décès dans 30% des cas en l’absence de traitement.Mais l’intervention précoce de la délégation du ministère de la Santé a permis la mise en place de plusieurs mesures. D’abord, la sensibilisation des habitants de la localité sur les risques de la maladie et les mesures de prévention. Mais aussi le prélèvement d’échantillons d’eau pour analyse afin de confirmer l’origine de la maladie et le traitement de l’ensemble des points d’eau desservant la localité. Les autorités locales procèdent actuellement au rétablissement de l’approvisionnement normal en eau potable de tous les foyers de la localité.


Prévenir au lieu de guérir

Un moyen tout simple d’éviter la contamination serait aussi de respecter les mesures d’hygiène classiques: lavage fréquent des mains à l’eau et au savon, principalement après chaque passage aux toilettes et avant toute manipulation d’aliments. Conseils aux voyageurs dans des zones endémiques: veiller à ne consommer que des aliments cuits et de l’eau minérale capsulée ou de l’eau préalablement bouillie ou purifiée par adjonction de pastille de chlore. Radia LAHLOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc