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Société

Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2882 Le 16/10/2008 | Partager

Croissance, investissement, Bourse: L’exception marocaine
. Face cachéeLa crise financière actuelle ne manquera pas de toucher le Maroc, surtout en termes de croissance économique, alors que le développement a été et continuera à être soutenu par l’investissement public. La quasi-absence d’entrepreneurs marocains dans la finance internationale a pour une fois sauvé le pays d`une catastrophe certaine. A cela il faut ajouter la face cachée de l`économie marocaine, à savoir sa vaste dimension informelle qui n’obéit à aucun paramètre d’ordre légal.K.D... Aucune économie n’est à l’abriCette semaine, la Bourse marocaine a connu une baisse qu’elle n’a pas connue depuis pratiquement dix ou quinze ans. Cela montre clairement qu’aucune économie n’est à l’abri de la tempête actuelle. Aucune personne saine ne dira le contraire.R.U..RelativitéIl est clair que si l’on compare Casablanca à d’autres places, elle s’en sort plutôt bien. Mais ceci est un jugement tout à fait biaisé, car le poids de la Bourse de Casablanca est largement incomparable avec ces autres places. Dans ce cas, nous pouvons simplement dire que la Bourse de Casablanca se porte plutôt bien sans aucune comparaison avec les autres. Je retiens également le taux de croissance de notre pays que l’on compare à la croissance mondiale. Fausse démarche, ce que l’on doit dire simplement, c’est que le PIB a crû d’année en année, grâce aux efforts de l’Etat, du secteur privé et de la consommation intérieure. Il n’y a aucune liaison entre la croissance mondiale et les performances du PIB marocain.H.A.. Quelle «baraka»?Parler d’une exception marocaine est quelque peu outrageant pour les économies riches qui se cassent le nez en ce moment. La spécificité de la Bourse de Casa est qu’elle est jeune, relativement renfermée sur elle-même; on retrouve toujours les mêmes acteurs qui font la pluie et le beau temps. Cette autarcie la protègera pour quelques semaines pas plus. Mais il me semble qu’il existe des intérêts croisés avec l’extérieur: Attijari, RAM, BCE, Maroc Telecom, Comanav… ont investi à l’extérieur et ont dû emprunter pour cela. Ceci est un facteur de risque. 40% des crédits immobiliers sont à taux variables. BAM vient d’augmenter son taux de base qui sert de référence pour le refinancement entre banques. Il sert également d’index pour les taux variables d’où un renchérissement des crédits à prévoir. Le tourisme va chuter si la crise s’installe durablement en Occident, le prix du phosphate devra baisser dans le sillage des autres matières premières à cause de la récession, les exportations chuteront car la demande mondiale du textile et autre produits marocains baissera. Si malheureusement, ce scénario catastrophe se réalise, les taux variables augmenteront avec une armée de clients défaillants, le renchérissement du crédit impactera négativement la consommation et donc l’emploi, le pouvoir d’achat, le remboursement des crédits en cours… bref les banques marocaines seront en difficulté d’où le spectre des subprimes. La Bourse doit être le révélateur de la santé d’une économie, je ne vois pas par quelle «baraka» celle de Casablanca échappera à la règle, d’autant plus que BAM ne pourra pas rivaliser avec la Fed ou la BCE pour venir au secours des établissements en difficulté!A.P.

Budget 2009: Vos attentes

. Compte-gouttesAvons-nous les moyens pour décider d’un budget faramineux pour la loi de finances 2009? Je pense que nos moyens restent limités et, malgré les tractations, l’Etat ne peut satisfaire toutes les attentes. La bonne volonté est peut-être là. Mais du moment que les privilèges sont très élevés dans un pays à moyens modestes et sont intouchables, c’est ce volet qui ne sera pas affecté, contrairement aux volets social, économique et autres. Pour ces derniers, je pense que ce sera toujours au compte-gouttes, quitte à renvoyer certains programmes aux années prochaines, voire aux calendes grecques.M.U.. Macroéconomie et problèmes socioéconomiquesC’est bien de maintenir un contexte macroéconomique favorable (taux de croissance, inflation …) mais ces indices doivent avoir un effet sur les conditions socioéconomiques de la population. Je pense que c’est le moment de se pencher sur tout ce qui concerne le citoyen: secteur informel, augmentation du niveau des salaires, généralisation des services sociaux, protection des consommateurs et producteurs, intégration des jeunes dans le tissu économique… M.N.


Hausse du taux de base: Qui va payer?

. Octroi de créditsSi le Maroc est vraiment à l’abri des aléas de la conjoncture de l’économie mondiale, pourquoi les banques sont devenues très réticentes pour l’octroi des crédits. Je pense que l’augmentation du taux de base par Bank Al-Maghrib n’aura pas de conséquences sur les crédits du moment que les banques commerciales de la place ne font plus appel aux concours de la banque centrale.R.D.. Les aléas macroéconomiquesAu Maroc, la politique monétaire est un privilège de l’exécutif seul habilité à maîtriser les aléas macroéconomiques en jeu. Dans le cas présent, la hausse du taux de base ramènera le taux d’inflation à des proportions raisonnables. Ce qui est sans aucun doute pour le bénéfice du consommateur. L’aspect négatif d’une telle action sera reflété en premier lieu par le ralentissement de la croissance économique dû notamment à la hausse du taux de crédit… Dans les temps qui courent, le ralentissement sera exacerbé par la crise financière internationale.K.D.. Entre le marteau et l’enclumeQui d’autre paiera les pots cassés de l’augmentation du taux de base? Personne d’autre que le consommateur qui, par obligation, se trouve acculé à faire appel au crédit pour son logement, ameublement, voiture, etc. Les banques ne manquent pas de liquidités mais il faut vraiment rêver de les voir sacrifier une marge de leurs bénéfices au profit du client... Le client, déjà éprouvé par les coups d’une vie difficile acceptera malgré lui l’augmentation du taux de crédit, étant entre le marteau et l’enclume. Néanmoins, les banques doivent savoir qu’elles sont obligées de bouger pour sauver l’économie marocaine, qui ferait vivre ou couler tout le monde.M.U.. ArnaqueJe viens de débarquer de l’étranger il y a quelques mois. J’avais demandé en juillet dernier un crédit d’investissement à moyen terme. Après l’accord principal à un taux de 6,5%, on me convoque pour signer le contrat. Pour moi les choses étaient claires. En me présentant pour la signature, le responsable m’a averti que les taux ont changé pour s’établir à 9,59%. Après avoir demandé des explications en protestant que c’est illégal, les responsables ont essayé de me convaincre que tout est correct, chose que je n’arrive pas à concevoir. Mon projet est bloqué pour l’instant. R.E.. Taux directeur et taux variable?Vu l’augmentation qu’a connue le taux directeur de BAM, je veux savoir que va devenir un crédit donné à un taux de 5,07% variable.J.L.. En retard!C’est une décision qui arrive en retard. Il fallait augmenter le taux de base au début de 2008 pour juguler l’inflation, au moment des tensions sur les matières premières et l’énergie. On a laissé faire pour ne pas gêner le financement de l’immobilier dont les opérateurs gravitent autour des banquiers ainsi que les clients pour la fluidité des stocks de logements de l’habitat social. Sachant que les crédits étant à taux variables, les clients auront un réveil douloureux à partir de janvier 2009. Pour ce qui est du moratoire de 3 mois, disons que c’est un acquis de conscience. Pour notre économie, souhaitons qu’il pleuve abondamment, que l’OCP continue sur sa sérieuse lancée et que nos MRE trouvent assez de ressources, par les temps qui courent, pour continuer les transferts. Pour le reste, nos apprentis Warren Buffett laisseront leurs ardoises aux petits porteurs de la Bourse et à leurs amis banquiers qui les passeront en pertes et profits à la charge du contribuable. D’ailleurs, le gouverneur de BAM a lancé à diverses reprises des avertissements, à peine voilés, à nos banquiers qui finançaient jusqu’à 120% des projets immobiliers.K.R.. Les états des avoirs en devisesLa question qui mériterait d’être posée porte sur l’état des avoirs en devises du Maroc qui sont centralisés par Banque Al Maghrib (BAM). A l’heure qu’il est, représentent-ils toujours l’équivalent de 9 à 10 mois d’importations du Maroc? A quels taux d’intérêt, sous quelles formes ? dans quelles devises ? auprès de quelles banques ou organismes financiers étrangers sont-elles placés? Rapportent-ils sous forme d’intérêt autant qu’auparavant? BAM a-t-elle pris les mesures nécessaires à temps pour prévenir ou réduire au minimum les risques liés à la crise financière? Des clarifications sont à apporter sur le sujet par le Gouverneur de BAM. Quant à prétendre que le système financier «marocain» est à l’abri de la crise, c’est une chose qui reste encore à prouver. A.L.


Statut avancé: C’est conclu!

. Principales dispositionsJ’ai parcouru rapidement les principales dispositions de ce «statut avancé du Maroc», telles qu’elles ont été résumées en quatre points par le correspondant de L’Economiste à Bruxelles. A mon avis, ces dispositions ne comportent rien de concret... Bien entendu, il y a des promesses de se réunir, de se concerter, etc. mais rien de palpable. Et franchement, je ne vois pas ce que le Maroc, n’ayant pas les droits d’un pays membre, peut tirer de ces rencontres et ces concertations qui constituent l’essentiel des dispositions de ce statut avancé. Finalement, qualifier l’octroi de ce statut de «grande réussite de la diplomatie marocaine» est à mon avis un peu exagéré! K.I.. Au travailLe statut avancé accordé au Maroc n’est pas le fruit du hasard, car, ce sont 27 pays qui l’ont décidé, au vu des évolutions du Maroc, en matière politique, économique, climat des affaires, social, etc. Nous Marocains, on peut regarder cela d’un autre angle en voyant encore l’état de nos routes, de nos infrastructures, du chômage... Mais le statut avancé est là, accordé selon les critères de l’Union européenne. On doit saisir sa portée, en tant que premier pays à l’avoir obtenu, avant même des pays européens, voire Israël. Bref, cette situation ne doit pas être appréhendée comme une joie, se limitant au noir sur blanc et aux interviews devant les caméras. L’UE nous donne une occasion pour nous pousser à travailler plus pour être à la hauteur de ce statut, en nous attaquant aux maux qui rongent encore notre société, à leur tête la mauvaise gouvernance, la corruption, la pauvreté et l’insuffisance des services de base. Notre avenir avec l’UE, qui a également beaucoup d’intérêt au Maroc, ne dépendra que de nos efforts et de nos actions sur le terrain. Alors, la journée de la fête est passée, ce sont les manches qu’il faut retrousser et travailler en coordination, sur ce dossier, entre responsables et cadres dynamiques, pour s’intégrer davantage à l’économie mondiale, dans le cadre de la mondialisation. Sinon, comme le mariage qui ne marche pas peut-être dissous par un divorce, notre statut avancé risque s’être remis en question ou mis en difficulté si notre pays ne démontre pas le sérieux dans ses engagements.M.U.

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