×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Commerce extérieur
85% du déficit va à l’investissement

Par L'Economiste | Edition N°:2666 Le 05/12/2007 | Partager

. A fin octobre, l’équipement et les semi-produits constituent 45% des importations. +2,6 points de croissance pour les exportations sur un moisY a-t-il réellement aggravation du déficit commercial? Rapporté aux 10 premiers mois de 2006, il ressort à 110,5 milliards de DH et s’aggrave de 33%. Ce taux va-t-il nous rapprocher des prévisions du ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar? Présentant les grandes lignes du projet de loi de Finances 2008 devant la Chambre des représentants mercredi dernier, l’argentier du Royaume table, pour l’ensemble de l’année, sur une dégradation de 26,4% du déficit commercial. A cette même occasion, Mezouar justifiait le déséquilibre de la balance commerciale par «l’effet conjugué de l’augmentation des importations de biens d’équipement, des produits semi-finis et du renchérissement des prix des produits alimentaires sur les marchés internationaux».L’examen des importations abonde dans ce sens. Poursuivant leur ascension, les achats progressent de 19,5% pour atteindre 208,4 milliards de DH, à fin octobre. Souligné à juste titre par Mezouar, les biens d’équipement représentent près de 22% de nos importations. Ils augmentent de 18,2%, totalisant une valeur de 45,7 milliards de DH. Ils talonnent les produits semi-finis (23,1%) qui s’accaparent le premier rang des importations: 48,2 milliards de DH, en croissance de 17,5%. Il est à noter que les achats de produits semi-finis et de biens d’équipement qui renseignent sur l’effort d’investissement, représentent l’équivalent de 85% du déficit commercial. L’investissement a donc le vent en poupe et la progression des crédits à l’équipement de 22,2% pour un montant de 73,8 milliards de DH, constaté par Bank Al-Maghrib fin octobre, conforte ce constat. Le déficit est donc à apprécier positivement.Reste l’alimentaire. Toutes catégories confondues, les achats de produits alimentaires s’établissent à 20,7 milliards de DH et enregistrent la hausse la plus importante à plus de 62%. Cela à cause des céréales. Pour cette denrée, les achats ont plus que doublé (+142%) pour atteindre 10,7 milliards de DH. Persistant dans la tendance de ces derniers mois, les céréales et, plus généralement, les produits agricoles continuent donc de propulser les importations. Pour le blé, l’Office des changes constate une hausse de 175% (7 milliards de DH). En un mois, le Maroc aura vu ses achats de blé gonfler de près de 2 milliards de DH. C’est que le cours de cette denrée continue de s’affoler sur les marchés internationaux. Le prix moyen de la tonne de blé aura connu, fin octobre, une augmentation de près de 45% s’établissant à 2.366 DH. Pour ne rien arranger le volume de nos approvisionnements augmente de 90,3%. Avec un emballement comparable de leur cours et une recrudescence de la consommation, maïs et orge alourdissent encore davantage la facture céréalière. Au chapitre des matières sous tension, le pétrole inquiète moins. Fin octobre, nos approvisionnements se stabilisent à 21,4 milliards de DH, à peine supérieurs à la facture 2006 pour la même période (20,3 milliards de DH). Les raisons en sont l’allégement du prix moyen de la tonne importée de 1,9% à 4.027 DH, tout autant que la croissance contenue à 2,1% des volumes achetés. A noter, toutefois, qu’à l’approche de l’hiver et un baril de pétrole flirtant avec les 90 dollars US, l’accalmie ne devrait pas durer.Du côté des exportations, la cadence s’accélère sur un mois tout en demeurant bien inférieure aux importations. Nos ventes à l’étranger s’établissent à 97,9 milliards de DH. Elles gagnent 7,3% sur un an. C’est dire que Mezouar qui a l’ambition «de transformer l’économie marocaine en une plate-forme d’exportation», a fort à faire. Ce sont surtout les phosphates et dérivés qui continuent à tirer nos exportations vers le haut. Et pour renforcer la contribution de l’OCP à cette performance, Mezouar prévoit une stratégie d’investissement dotée d’une enveloppe de 30 milliards de DH. A fin octobre, phosphates et dérivés progressent de 21,7% à 17,4 milliards de DH. Hors phosphate, la croissance demeure timide: +4,6% à 80,5 milliards de DH. A noter que tous les produits à l’export s’inscrivent dans une tendance haussière, à l’exception des produits bruts d’origine animale qui continuent leur chute (-23,8%), tirés vers le bas par le repli des expéditions d’huile d’olive brute et raffinée (-82,6%).Le déficit commercial se creuse et les regards se braquent sur les autres recettes du commerce extérieur. Certes, fin octobre, 44 milliards de DH d’excédent ont été dégagés par le tourisme et 46 ont été rapatriés par les ressortissants marocains (+16,6%). Mais ces rentrées ne suffisent pas à combler le déficit commercial. Le solde non couvert, s’affiche à 20,5 milliards de DH. En conséquence, le taux de couverture continue de chuter et s’affiche à 47% fin septembre, contre 52,3% pour la même période en 2006.Réda HARMAK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc