×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Comment optimiser sa facture énergétique

Par L'Economiste | Edition N°:2663 Le 30/11/2007 | Partager

. Le PAE lance une étude sur l’audit énergétique. Entre 5 et 40% d’amélioration pour des sociétés pilotes. Lourd bilan CO2 pour l’électricité produite à partir de charbon et fuel Face au phénomène du pétrole cher, l’audit énergétique s’avère être une solution efficace pour les entreprises, si l’on en croit les experts du Programme d’appui aux entreprises (PAE) qui vient de lancer une étude à ce sujet. L’audit permet «la réduction de la dépendance énergétique de l’entreprise et du prix de revient des produits», explique Stéphane Denorme, consultant international mobilisé par le PAE dans le cadre d’actions d’audit énergétique auprès de nombreuses sociétés marocaines. Il s’agit ni plus ni moins pour les entreprises que de chercher à optimiser leur consommation énergétique.Au niveau macroéconomique, une politique énergétique économe pourrait amortir le choc du pétrole cher. Cependant, il n’y a pas encore de vision nationale claire. Toutefois, l’idée d’un audit énergétique a tout de même séduit de nombreuses entreprises multisectorielles. Et celles qui ont tenté l’expérience se réjouissent aujourd’hui des retombées positives que cela entraîne aussi bien sur leurs factures que sur l’environnement. Les experts rappellent que l’audit concerne l’industrie d’une manière générale (textile, chimie, sidérurgie, papeterie, secteur pharmaceutique, technologique) ou encore les grands ensembles de bâtiments, administrations, hôpitaux…Ainsi, pour les grandes entreprises dont la facture énergétique est supérieure à 20 millions de DH/an, ce sont entre 5 et 15% d’amélioration qui peuvent être dégagés. Celles dont la facture oscille entre 2 et 20 millions de DH/an arrivent à économiser entre 15 et 40 % de leurs charges.. 4 terrains de football de panneaux solairesDes entreprises marocaines peuvent en témoigner. L’audit énergétique succinct de 6 entreprises membres de la FCP (Fédération de la Chimie et Parachimie) à mis en évidence un potentiel d’économie d’énergie globale de 11% (jusqu’à 22 % pour certaines entreprises). Cela représente une économie d’énergie primaire de l’ordre de 25.000.000 kWh par an, soit l’équivalent de 2.500 tonnes de fuel lourd ou encore l’équivalent de la production annuelle de 4 terrains de football de panneaux solaires. C’est aussi l’équivalent de 8.000 allers-retours en avion entre Casablanca et Bruxelles, ou encore 6.500 tonnes de CO2 par an. Au niveau environnemental, le prix de l’énergie s’accompagnera prochainement de taxe CO2 (principe du pollueur-payeur). L’électricité produite au Maroc a un lourd bilan CO2 puisqu’elle est produite à partir de charbon et de fuel lourd à 95% avec des turbines à vapeur à 33% de rendement. La libéralisation très proche des marchés de l’électricité provoquera à moyen terme une augmentation du prix de l’énergie qui est estimée au minimum à 20% d’ici 2012. «Le prix de l’électricité est actuellement bas au regard de son mode de production», précise Stéphane Denorme.Qu’est-ce qu’une telle démarche coûterait à l’entreprise? Certainement moins que ses dépenses énergétiques. «Le coût d’un audit dépend de la profondeur, du nombre de vecteurs et de la situation initiale», explique Denorme. En d’autres termes, un audit est rentable en dessous de 6 mois pour les entreprises ayant une facture énergétique annuelle supérieure à 5 millions de DH. Mais «cette règle n’est évidemment pas figée», soutient l’expert. En effet, plus le prix des énergies augmente, plus l’audit énergétique est intéressant. Cela diminue la taille des entreprises susceptibles d’avoir une rentabilité très intéressante dans une démarche d’audit énergétique, est-il expliqué.Côté pratique, il s’agit d’une décision opérationnelle qui s’effectue à travers plusieurs étapes. L’opération démarre par la collecte de données concernant la consommation énergétique de l’entité ainsi que des visites et investigations sur les sites de production. Une fois les équipements audités, en fonction de la nature de l’activité (échangeurs thermiques, chaudières vapeur, ventilateurs...), les auditeurs se chargent, en gros, de mesurer les consommations d’énergie (électricité, fuel, gasoil, vapeur...). L’expert pourra ainsi envisager sa stratégie après avoir pris connaissance de toute une série de points qui influencent directement la consommation d’énergie de l’entreprise. Des contraintes? Aucune qui soit matérielle. En revanche, il s’agit de mobiliser l’effectif autour de la démarche afin d’assurer le succès de la mise en place de la nouvelle politique énergétique de l’entreprise. Et décider des investissements à réaliser pour optimiser la consommation, suite aux pistes d’économies dégagées par l’audit.


Les menaces indienne et chinoise

. Un bond de 55% en 2030Aujourd’hui, le pétrole flirte avec les 100 dollars le baril. L’Inde et la Chine menacent la demande énergétique mondiale. Ce contexte mondial donne une vision plutôt noire de l’avenir de l’énergie. La Chine et l’Inde avec d’autres pays comme le Cambodge, se développent avec des industries très consommatrices de pétrole. L’Irak a repris ses exportations qui atteignent près de deux millions de barils par jour. Il a cependant besoin de l’aide internationale pour faire face aux attaques contre ses infrastructures. Le Nigéria est noyé dans la guerre civile. «Avec tout cela, la moitié du pétrole produit est consommée par les véhicules et dans la construction», explique Jean-Paul Betbeze, chef économiste et directeur des études économiques au Crédit Agricole de Paris. «Attention cependant à l’apparition de nouveaux pays pauvres dont la croissance serait gênée par le manque de pétrole», avertit-il.Par ailleurs, les énergies renouvelables représentent une alléchante alternative. En témoigne le succès récolté par les biocarburants et l’étendue des terres dédiées à ces cultures. Le Maroc a aussi entamé son expérience avec le lancement par l’OCP de plantations de jatropha curcas, (www.leconomiste.com).Pourtant, la flambée des prix des céréales et la sécheresse menacent ce genre de culture.La consommation mondiale d’énergies renouvelables ne représente actuellement que 1% de l’énergie consommée. Même développée, elle n’atteindrait que 4 à 5% estime un responsable de l’Institut français du pétrole. Solution? Aller vers une consommation intelligente d’énergies et investir dans des infrastructures plus économes, surtout pour les pays émergents. La Chine est concernée au premier chef. Mais la donne changera d’ici 2030. L’Agence internationale de l’énergie avertit dans son dernier rapport d’un bond de 55% de la demande énergétique mondiale d’ici 2030. La Chine, qui sera à la fin de l’année le premier émetteur de gaz à effet de serre, devrait aussi devenir le premier consommateur mondial, devant les Etats-Unis, un peu après 2010. L’Inde deviendrait, elle, troisième émetteur de gaz à effet de serre autour de 2015.Sara BADI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc