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Politique

Code électoral
Pas de consultations au niveau de la Koutla

Par L'Economiste | Edition N°:2397 Le 09/11/2006 | Partager

. Le PPS infidèle à la Koutla?. L’USFP maintient sa position. L’Istiqlal aiguise ses armesLundi 13 novembre à 16 heures s’ouvrira, en commission, une séance d’examen du projet de la loi organique de la Chambre des représentants. Il s’agit en clair de la partie litigieuse du projet du code électoral. Le débat promet ainsi d’être chaud. Les partis politiques aiguisent leurs armes, en prélude d’une bataille contre un texte controversé. L’USFP continuera-t-elle à jouer cavalier seul, ou finira-t-elle par rentrer dans les rangs? C’est la question qui se pose avec insistance. La réponse du groupe parlementaire du parti socialiste est toute en nuances aujourd’hui. «Le code électoral est une loi comme les autres, nous la traiterons de la même manière que nous traitons les centaines de projets de loi que présente le gouvernement», déclare Driss Lachgar. Et de préciser que «rien n’est sacré». L’affirmation est de taille dans la bouche de celui dont on dit qu’il est le fervent défenseur à la fois du seuil de 3% ouvrant la voie à la compétition électorale et de 7% donnant accès à l’institution législative. . L’USFP nuance le proposL’USFP a-t-elle pour autant changé sa position au sujet du texte ? Rien n’est moins sûre. Lachgar déclare que son parti attend de voir s’il y a des amendements aux projets et qu’il les discutera en temps et place opportuns. Autrement dit dans le cadre de l’hémicycle. Exit, donc les consultations au sujet du projet que les parlementaires demandaient au moment de la présentation du projet par le ministre de l’Intérieur, le 1er de ce mois de novembre. Ni les dirigeants de la Koutla, ni les chefs de parti formant coalition gouvernementale n’ont tenu de réunion pour accorder leur violon. De fait, la dissonance est totale. L’USFP ne se sent visiblement pas concernée par ces consultations. Ni d’ailleurs l’Istiqlal, qui après une rencontre avec le PPS a préféré se concentrer sur des rencontres internes et autres manifestations à connotation de campagne électorale. Le parti d’Ismaïl Alaoui reste seul à s’activer sur la scène. Il y a près de deux semaines le PPS mandatait une forte délégation pour participer à une rencontre réunissant les partis de l’extrême gauche ayant pour thème déclaré le rejet du projet de code. La rencontre s’est, d’ailleurs, soldée par la création d’une «Alliance» contre le texte. Surpris en flagrant délit d’infidélité, le parti a tenté de rectifier le tir. Mohamed Soual s’est-il trop avancé? Ce dernier nous déclarera au lendemain même de la réunion qu’il n’avait pas mandat d’engager le parti parmi les membres actifs de cette alliance. La décision, a-t-il précisé, revenait au comité central du PPS. Pour son intervention, largement commentée dans la presse même de son parti, Soual affirme qu’il s’est contenté d’exprimer une position de principe du PPS. C’est ce que confirme Khalid Naciri. Le membre du bureau politique assure, par ailleurs, qu’il n’y a pas encore de décision prise au sujet de la participation ou non à l’alliance. La position n’est donc pas tranchée. Naciri invoque, cependant, le fait que le PPS continue de faire partie de la coalition gouvernementale, mais en ayant ses propres perceptions des questions. «Nous ne voulons pas que notre attitude soit perçue comme un double langage», souligne-t-il. Il assure dans la même lancée, que le PPS ne fait pas mystère de son choix clair d’élargir le spectre des forces de gauche». Le rapprochement avec les partis de la gauche radicale, notamment le PSU, le PSU, le PADS et le parti travailliste n’est pas pour plaire aux socialistes, et pour cause. Tous ces partis comptent d’anciens militants du parti de la rose. D’aucuns n’hésitent pas à affirmer, notamment, parmi les premiers concernés que le code est une machine contre les petits partis. Les seuils d’éligibilités auxquels s’attache mordicus l’USFP n’auraient d’autre motivation que celle de les exclure du jeu électoral. Le PPS en profite-t-il pour s’assurer des chances supplémentaires, le cas échéant? Naciri se contentera de spécifier que l’intérêt du pays implique que ces petites formations soient associées au jeu démocratique et intégrées aux institutions.


Le PPS présentera deux amendements

Le PPS se prépare à présenter deux amendements au projet du code électoral. C’est ce que nous a déclaré Khalid Naciri. Le premier concerne la suppression pure et simple de la disposition relative au seuil des 3% des suffrages remportés aux élections de 2002, exigibles pour l’accès à la course électorale. Une disposition que le parti considère comme étant à la fois antidémocratique et anti-constitutionnelle. Le PPS serait même prêt, selon son membre du bureau politique, d’ester un recours devant le Conseil constitutionnel au cas où cette mesure sera votée par le Parlement. Le second amendement est relatif au seuil d’éligibilité à l’hémicycle, fixé à 7% au niveau de la circonscription électorale en vertu du projet aujourd’hui soumis à l’examen. Le PPS suggérera dans son amendement que ce seuil soit ramené à 5% au niveau de la circonscription. «Ceci devrait le mettre à niveau avec la loi sur les partis», précise Naciri.


Le PPS favorable à la parité

C’est une liste nationale unique, composée à parts égales d’hommes et de femmes que le PPS aurait suggérée initialement lors de la discussion du projet de Code. Une proposition rejetée en bloc par l’ensemble des partenaires. Le PPS n’avait d’autre choix que de se conformer à l’avis général. Autrement dit, un statu quo sur la situation de 2002 qui fixait une liste nationale pour les femmes et un quota de 10% pour leur accès à la première Chambre du Parlement. Les femmes qui le désirent auront, par ailleurs, tout loisir de se présenter sur les listes régionales. Si toutefois leurs partis consentent à les laisser briguer de bonnes positions sur ces listes. Khadija RIDOUANE

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