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    A Casablanca, les mémoires se croisent

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . Le patrimoine de la métropole revisité . Une initiative de l’association CasamémoireVous êtes sûrement passés à côté ! Au propre comme au figuré. Oui, vous, à l’instar de milliers d’autres Casablancais qui se targuent d’ailleurs de l’être «de naissance et de culture», avez sûrement longé les remparts de la vieille médina de Casablanca, sans soupçonner les trésors architecturaux que recèlent ces murs témoins d’une autre époque.Et c’est partant de ce constat que le festival de Casablanca, au-delà de l’aspect purement festif de l’évènement, s’est voulu un levier qui puisse établir dans la continuité, un autre rapport de la population casaouie avec sa ville. Et cela à travers des promenades artistiques ou «Nouzah Fennia» qui ont investi, tout au long du festival de la capitale économique tenu du 15 au 18 juillet, les places et les sites les plus emblématiques. Une manifestation qui, rappelons-le, a convié tous les modes d’expression artistiques: musique, poésie, danse, vidéo, rencontres, etc. (cf. www.leconomiste. com). Des expressions culturelles qui ont séduit les les festivaliers et qui ont permis de raviver la mémoire de Casablanca, ce mastodonte urbain incessamment tourné vers le futur et peu conscient des richesses de son passé.C’est justement dans cette perspective de valorisation du patrimoine que s’inscrit l’action de l’association Casamémoire. Selon son président, Abderrahim Kassou, l’objectif est de sensibiliser les gens à la valeur de l’architecture, la protection des sites prestigieux et l’amélioration de la connaissance de la ville. Aussi, les visites guidées proposées par l’association ont pour but non seulement de découvrir ou redécouvrir son patrimoine architectural mais aussi de faire prendre conscience à la population de la richesse qui s’offre à ses yeux au quotidien. Du jardin de la Ligue à la vieille médina en passant par le vieux centre ville, le circuit était riche d’enseignement sur l’art architectural né au début du XXe siècle et qui fait la réputation à l’international de Casablanca. Par ailleurs, une table ronde autour du thème « mémoires croisées » a été l’occasion pour le public de mieux comprendre l’action des amis de Casablanca. Animée par Amine Boushaba, rédacteur en chef de Atlantic Radio, au jardin de l’Ecole des Beaux-Arts, la rencontre a réuni acteurs culturels, architectes, artistes, étudiants et bailleurs de fonds. Cette agora urbaine a insisté sur la nécessité pour Casablanca d’intégrer l’art et la culture comme moyens de reconstitution du lien social et de pacification de l’espace public. Un espace destiné à passer d’un lieu où seul le rapport consommation / diffusion de la culture domine à un espace pensé et dédié à la création. Pour, au bout du compte, instaurer une culture urbaine en mal d’épanouissement et d’affirmation.


    Voyage dans le passé
    . Visite guidée des sites emblématiques. Un patrimoine riche mais ignoré Entourée de remparts du XVIe siècle la Médina de Casablanca est singulière à plus d’un titre. Elle n’a pas cette empreinte propre à l’architecture arabo-musulmane qui caractérise toutes les anciennes médinas marocaines, mais une architecture de style colonial avec de grandes fenêtres, de hauts plafonds et des balcons avec des appuis en fer forgé. Petite mais pleine de vie, chargée d’histoire mais guettée par l’oubli, elle mérite qu’on la redécouvre et la préserve. C’est cet esprit même qui anime l’association Casamémoire. Aussi a-t-elle organisé durant le festival de Casablanca des visites guidées dans la médina qui abrite les monuments les plus anciens de la ville. . Sanctuaire de Sidi KairouaniA côté de la rue de Tnaker, le sanctuaire abrite la sépulture du premier patron de la ville, Sidi Allal El-Kairouani, et celui de sa fille, Lalla Beïda. Leur légende remonte au XIVe siècle: parti de Kairouan, ville sacrée de Tunisie, pour rejoindre le Sénégal, le navire de Sidi Allal échoua au large de Casablanca où il est recueilli par des pêcheurs. A la mort de sa femme, il est rejoint par sa fille unique qui, elle aussi fit naufrage et se noya. Sidi Allal lui fit construire un sanctuaire qui prit le nom de Maison Blanche (Casablanca ou Dar El Beïda) en hommage à la Lalla Beïda réputée pour la blancheur de sa peau. . La Sqala Située sur le boulevard des Almohades, face au port de pêche, ce bastion fortifié du XVIIIe siècle est l’un des rares vestiges du règne de Sidi Mohammed Ben Abdallah, sultan alaouite à qui l’on doit la reconstruction de la ville en 1770. . Le quartier des consulats Autour des résidences des grandes puissances étrangères, de nombreux Européens, attirés par l’essor commercial de la ville, s’établirent dans de belles demeures. Les franciscains espagnols édifièrent une église, rue de Tanger, en 1891. . Bab El Marsa La porte de la Marine, construite dans l’ancienne muraille dans la seconde moitié du XVIIIè siècle, était jusqu’au début du XX° siècle l’unique accès reliant la ville au port. A proximité se trouve la mosquée Jamaâ Ould El-Hamra datant de la fin du XVIII° siècle.Fatima-Zahra Amghar
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