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Economie

Carburants: L’indexation de retour

Par L'Economiste | Edition N°:2211 Le 10/02/2006 | Partager

. Essences et fuel concernés. On ne touche pas au butane. L’inflation menaceLe suspense a duré plus de 6 mois. Pourtant, tout le monde savait que la hausse des prix à la pompe était inévitable. L’opinion publique est aux aguets depuis août dernier. La commission des prix s’est décidée à sauter le pas le 8 février dans la soirée. C’est la troisième hausse depuis mai 2005. Apparemment, ce ne sera pas la dernière puisque, dans la foulée, on renoue avec le système d’indexation du prix des essences et du fuel. Les distributeurs seront informés des répercussions via la structure des prix qui leur est communiquée tous les 15 jours. Le prix du butane reste inchangé (40 DH la bouteille de 12 kg).De toute façon, la détente des prix n’est pas pour 2006. Fini donc le pétrole bon marché! Les cours mondiaux vont continuer à fluctuer de façon imprévisible et à des seuils toujours surprenants. Ce qui rend difficile tout pronostic ou anticipation. Tôt ou tard, il faudra arriver à la transparence des prix. D’un côté, les recettes fiscales d’origine pétrolière rapportent en moyenne 10 milliards de DH par an. De l’autre, l’Etat doit verser cette année presque autant en subventions au titre de la compensation. Alors, à quand une comptabilité analytique pour savoir où l’on va? Une chose est sûre: en 2006, le baril restera au-dessus des 60 dollars prévus par la loi de Finances. Le Maroc se rend à l’évidence. Le moment est jugé «opportun» par les membres de la commission des prix. Pour rappel, celle-ci est constituée des représentants des ministères de l’Intérieur, des Affaires générales, de l’Energie et des Finances. Après Ramadan et les fêtes religieuses, la pilule pourrait passer plus facilement. D’autant plus que la campagne agricole s’annonce bonne au regard des dernières pluies. Mais tout de même, la demande intérieure va en prendre un coup. L’effet boule-de-neige ne tardera pas à s’enclencher: électricité, transport, produits de consommation, services. Or, le gouvernement compte beaucoup sur le dynamisme de la consommation des ménages pour tirer la croissance économique. Les effets de la seconde hausse du prix du carburant commençaient à peine à se faire sentir car le dénouement des contrats d’approvisionnement s’étale sur 3 à 6 mois. Et déjà, il faut se préparer à digérer la troisième. Le pouvoir d’achat ne peut que se dégrader et la pression sur les salaires s’aggraver. La spirale inflationniste n’est plus très loin.Mouna KABLY

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