×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Campagne agricole 2007-2008
50 millions de quintaux de céréales

Par L'Economiste | Edition N°:2766 Le 29/04/2008 | Partager

. Retour à la normale de la production sucrière . Enfin un disponible de semences de 100.000 tonnesTout au plus 50 millions de quintaux. C’est la première estimation de production céréalière établie par les services du département de l’Agriculture. Ce niveau traduit un dédoublement de la récolte réalisée en 2006-2007 qui n’a guère dépassé les 23,5 millions de quintaux mais s’inscrit en régression de 3% par rapport à la moyenne des dix dernières années. Il s’annonce toutefois, en retrait de 10 millions de quintaux en comparaison avec l’hypothèse retenue par la loi de Finances 2008 qui tablait sur une production de l’ordre de 60 millions. Par céréales, le blé tendre représente 27 millions de quintaux en augmentation de 153% par rapport à la précédente campagne et de 15% en comparaison avec la moyenne de la dernière décennie. Il est suivi de l’orge qui améliore sa production de quelque 5 millions de quintaux en passant de 7,6 à 12,7 millions de quintaux. Comparée néanmoins à la moyenne de la décennie écoulée, cette production affiche une baisse de 21%. Quant au blé dur dont la production a pratiquement doublé d’une saison à une autre, il accuse une régression de 13% par rapport à la moyenne des dix dernières campagnes. Globalement, la superficie emblavée en céréales d’automne a atteint 5 millions d’ha dont 4,6 en zones bour et 0,4 dans le périmètre irrigué. Aussi l’essentiel de la production attendue sera-t-il fourni par ces zones, soit 39, 9 millions de quintaux. Selon le type de bour (favorable, défavorable ou intermédiaire), les rendements renferment de fortes fluctuations. Ils atteignent 17qx/ha dans le bour favorable et cumulent à 1,5ql/ha dans les zones du sud. Au demeurant, ce sont les zones situées au sud de l’Oum E’rbie qui «ont été affectées par le déficit hydrique», relève la note de présentation du ministère de l’Agriculture dont L’Economiste détient copie. Ces zones ne devraient récolter qu’environ 2,1 millions de quintaux pour une superficie semée de l’ordre de 1,4 million ha. Le couvert végétal des parcours y est aussi très faible. A l’opposé, les céréales irriguées ont enregistré un rendement moyen de 25,2 qx/ha donnant lieu à une production de 10,1 millions de quintaux. A noter que les conditions climatiques n’ont pas été à proprement favorables. Le cumul pluviométrique, bien qu’en amélioration de 11% par rapport à la campagne précédente, accuse un déficit de 26% en comparaison avec une année normale. De plus, l’alternance de vagues de froid et de chaleur enregistrées à partir de la mi-février a quelque peu gêné le développement des grains. Le coup de grâce ayant été donné par les chaleurs et vents chergui qui ont sévi fin mars et début avril. Au total, les réserves en eau cumulent 6,4 milliards de m3 contre 7 milliards en 2006-2007. Ce qui a permis un taux de remplissage des barrages estimé à 48% contre 53% la campagne précédente. Cette situation, conjuguée au déficit de trésorerie des agriculteurs, explique en quelque sorte le peu d’impact des efforts consentis par le département de tutelle.Pour rappel, il a été procédé à la mobilisation de 72.000 qx de « céréales à usage de semences » moyennant une subvention de 200 DH/ql, le soutien des semences certifiées à hauteur de 115 DH/ql ainsi que l’exonération des droits et taxes à l’importation. Mais, à en croire le département de tutelle, «ces mesures ont donné leurs fruits», si l’on considère le disponible qui sera dégagé en semences pour la prochaine campagne. Les premières prévisions tablent en effet, sur plus d’un million de quintaux. Ceci grâce au programme de multiplication qui a porté sur 50.000 ha contre 35.000 auparavant. Ce programme aurait nécessité un concours de l’Etat évalué à 125 millions de DH.S’agissant des légumineuses alimentaires, les premières estimations annoncent une production moyenne. Certes, Il est encore tôt pour procéder à une évaluation des quantités mais les superficies semées qui s’inscrivent en nette progression par rapport à la saison écoulée permettent d’escompter une bonne récolte. Le même constat est dressé pour les cultures de printemps dont «l’état végétatif est globalement satisfaisant». En revanche des données plus précises sont annoncées pour ce qui est des cultures sucrières: 450.000 tonnes de sucre. D’où l’appréciation positive émise par le département de l’Agriculture sur l’issue globale de la campagne. En effet, le ministère qui rappelle aussi les résultats des cultures d’exportation juge la campagne « globalement positive pour les différentes cultures ainsi que pour l’élevage».A. G.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc