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    Bourse de Tunis
    Le marché alternatif bientôt en marche
    De notre correspondante permanente à Tunis, Yousra MAHFOUD

    Par L'Economiste | Edition N°:2655 Le 20/11/2007 | Partager

    . Une société opérant dans la production agricole va ouvrir le bal . D’autres s’apprêtent à lui emboîter le pas . Des conditions d’accès plus souples pour insuffler une nouvelle dynamique à la BoursePlus que quelques jours pour le marché alternatif de la Bourse de Tunis. Le démarrage effectif doit avoir lieu avec l’introduction d’une première société opérant dans le domaine de la production agricole (société Mliha). Les dates définitives seront connues incessamment. L’introduction se fera sous forme d’une augmentation de capital.Cette opération d’introduction marque le démarrage réel du marché alternatif. Elle donnera l’exemple pour bon nombre d’entreprises qui, de l’avis des observateurs, ne tarderont pas à lui emboîter le pas. Selon des sources du marché financier, plus d’une dizaine de sociétés opérant dans différents secteurs, s’apprêtent à l’imiter dans les prochains mois. Toutes ces entreprises seraient en effet prêtes à ouvrir une partie importante de leur capital. Les autorités du marché tablent sur l’introduction d’une cinquantaine de sociétés sur le marché alternatif d’ici 2009. Ces entreprises ont bénéficié du Programme d’assistance au recours au marché financier (PNAR MF) conduit par le Conseil du marché financier (CMF) et le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME. Le marché alternatif est considéré comme un tremplin vers le marché central. Sa mise en place a été décidée pour insuffler une nouvelle dynamique à la Bourse de Tunis. L’introduction permettra à la cible, exclusivement PME-PMI, de renforcer ses fonds propres, d’améliorer sa structure financière, sa compétitivité, d’optimiser sa rentabilité et de s’initier aux bonnes règles de la gouvernance. Le recours à ce compartiment du marché permettra, de surcroît, de limiter le surendettement bancaire.Le marché alternatif a pour objectif d’offrir une réponse claire aux besoins de financement des PME en proposant un accès simplifié, à moindre coût et avec des règles de nature à garantir la protection des investisseurs et soutenir la liquidité, expliquent les spécialistes.Aujourd’hui, le démarrage de ce compartiment aura un effet accélérateur sur toute la place, s’accordent à dire les observateurs. Sa dynamisation a toujours été assujettie au degré de prise de conscience des entreprises quant à la nécessité de sortir sur le marché.La Bourse de Tunis joue encore un rôle en deçà de ses potentialités. Elle contribue à hauteur de 5% seulement au financement de l’économie. L’objectif fixé est de hisser ce taux à 20% d’ici quelques années. Fondamentalement, le marché boursier a connu une évolution notoire tout au long des dernières années. Mais sur le plan structurel, beaucoup reste à faire. En effet, le marché continue à souffrir de contraintes, à savoir le manque de profondeur, la réticence des entreprises à intégrer la cote et l’absence d’ investissements institutionnels. Les mécanismes d’épargne longue, base fondamentale de l’investissement en Bourse, font toujours défaut sur la place, à l’instar de l’assurance vie, la retraite complémentaire ou encore l’épargne salariale.


    Une plateforme technologique avancée

    Les dernières années ont eu le mérite de mettre sur les rails plusieurs mesures d’ordre législatif et réglementaire, mais aussi d’ordre technique et structurel en faveur du marché boursier. Les réformes entreprises avaient pour toile de fond le renforcement de la transparence et de l’efficience. De même, un cadre fiscal favorable incitatif a été adopté en faveur des revenus des placements en actions. Parmi les mesures prises à cet égard, l’exonération des revenus des actions de l’impôt pour les personnes physiques et l’instauration d’avantage fiscal important relatif aux comptes épargne en actions (CEA), ou encore la généralisation de la défiscalisation de la plus-value sur cession d’actions cotées en Bourse et la défiscalisation des opérations de restructuration de groupe en vue de l’introduction en Bourse.Côté technique, la place continue d’améliorer son infrastructure. Elle s’est dotée dès 2006 de la dernière version du système de cotation électronique développée par la filiale de la Bourse d’Euronext.

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