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Economie Internationale

Boeuf aux hormones: L'UE doit fournir aujourd'hui la base scientifique de son interdiction

Par L'Economiste | Edition N°:505 Le 12/05/1999 | Partager

· En cas de non-levée de l'embargo, l'UE s'expose à des sanctions

· Les Etats-Unis ont déjà préparé une liste de produits qui seront frappés de 100% de droits de douane


C'est aujourd'hui 13 mai qu'expire le délai donné par l'OMC à l'Union Européenne pour fournir une base scientifique à son interdiction des hormones. Si Bruxelles ne parvient pas à convaincre Genève, et s'il persiste à refuser l'importation de boeufs aux hormones, les Quinze s'exposent à des sanctions américaines. Washington a déjà déposé auprès de l'OMC une liste de produits qui seraient frappés d'un droit de douane de 100%, le tout pour un montant de 282 millions d'Euros (soit à peu près le manque à gagner américain provoqué par l'embargo). Des sanctions qui devraient s'alourdir, l'Union ayant décidé de bannir l'ensemble de la viande américaine de son territoire à partir du 15 juin après la découverte de résidus hormonés dans la viande normalement exempte d'hormones. Pour la Commission Européenne, l'absence de preuve de l'innocuité des hormones pour la santé humaine suffit à condamner leur utilisation. Pour l'Union, qui n'a pas oublié le douloureux boycott de la viande aux hormones des années 80, le doute doit profiter aux consommateurs. Mais elle n'est pas seule à décider dans cette affaire: il reste à savoir si l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) va se contenter de l'étude partielle (voir encadré) pour valider l'embargo européen. En effet, le 16 janvier 1998, elle confirmait en appel son jugement de première instance (rendu le 9 mai 1997) qui estimait que celui-ci violait les règles du commerce international. Les Américains, principales victimes de cet embargo triomphaient. Mais l'Organisation de Genève reconnaissait, en même temps, à un Etat ou à un groupe d'Etats "le droit d'établir sur une base scientifique un degré de protection des consommateurs".


Preuves partielles


Les hormones utilisées par les éleveurs américains peuvent être dangereuses et l'une d'entre elles, le 17 béta-oestradiol, est même cancérigène. Pour la première fois, le comité scientifique vétérinaire européen affirme pouvoir apporter la preuve, au moins partiellement, de la dangérosité du boeuf aux hormones. De la crédibilité de cette étude dépendra la légalité de l'embargo décrété par l'Union Européenne en 1989 contre la viande dopée aux hormones de croissance. Certes, c'est un avis tout en nuances que la section "santé humaine" du comité vétérinaire a rendu il y a deux jours: "On en peut pas parvenir à une estimation définitive du risque" pour la santé humaine, a expliqué la présidente dudit comité, le professeur allemand Johanna Fink-Gremmels. Mais le rapport des scientifiques estime que des "effets endocrines (sur les glandes, ndlr), de croissance, immunologiques, neurobiologiques, immutoxiques et cancérigènes peuvent être envisagés", les enfants pubères constituant le groupe à risque. Et l'hormone naturelle 17 béta-oestradiol est clairement mise en cause: "Elle doit être considérée comme totalement cancérigène".

Jean QUATREMER Syndication L'Economiste-Libération, France

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