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Entreprise Internationale

BNP-SG: Le dernier arbitrage aux autorités

Par L'Economiste | Edition N°:574 Le 17/08/1999 | Partager

· La BNP s'empare de 65% de Paribas et de 36,8% de la SG

· Deux solutions possibles: Constitution d'un pôle franco-français ou l'alliance de la SG avec des partenaires étrangers


C'est au Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises d'Investissement (CECEI) qu'il reviendra de trancher sur l'affaire BNP-Paribas-SG. La victoire haut la main de la BNP sur Paribas est encore insuffisante pour la constitution du projet SBP. En cause, l'avenir de la Société Générale (SG) dépend de l'arbitrage des autorités bancaires françaises.
Au terme de sa double OPE, la BNP détient désormais une majorité de 65% du capital de Paribas, mais sa participation dans le capital de la SG ne dépasse guère 36,8%. Pour l'instant, cette situation n'éclaircit qu'une seule chose: l'enterrement du projet du mariage Paribas-SG. En effet, la Société Générale n'a réussi à recueillir que 26,3% du capital et 26,4% des droits de vote de Paribas, ce qui est inférieur à la minorité de blocage (33%). Ceci enterre donc de fait la fusion que les dirigeants de ces banques projetaient depuis début février.
Le CECEI, présidé par le gouverneur de la Banque de France, se tiendra demain et tranchera donc de façon définitive sur la création d'une méga-banque française constituée par ces trois entités. S'il considère que la part de la Société Générale apportée à la BNP est insuffisante et constitue davantage un minorité de blocage que de contrôle, il pourra interdire cet apport de titres et la SG restera indépendante. Dans le cas contraire, il donnera son feu vert à la constitution du projet SBP, sachant que les autorités monétaires ont toujours réitéré leur préférence pour une solution franco-française.
Les partisans d'une SG indépendante estiment que la banque pourra rapidement nouer une alliance européenne. En effet, ce ne sont pas les potentiels partenaires qui manquent. Sont cités en premier la banque espagnole BSCVH et l'assureur britannique CGU qui sont déjà actionnaires de la SG. Ces partenaires ne sont pas restés les bras croisés face au projet de la SBP en augmentant leur participation dans le capital de la banque française.

Les tenants du projet SBP relèvent un certain déséquilibre dans ces éventuels partenariats étant donné que des alliances de la SG avec des étrangers plus forts qu'elle risquent de la «phagocyter».
«Au lieu de cela, il vaudrait mieux créer un champion franco-français, qui sera suffisamment puissant pour d'éventuels partenariats à venir», estiment-ils.
En attendant le verdict du CECEI, la BNP estime que sa participation de 36,8% au capital de la SG lui confère le contrôle effectif de cette banque. Cependant, cette dernière n'est pas du même avis. Dans un communiqué, elle souligne que la BNP n'a pas pris le contrôle de la SG puisqu'elle a recueilli moins de deux tiers des droits de vote.
De son côté, la BNP rétorque que «plus de la moitié du capital cumulé de la Société Générale et Paribas a été apportée à la BNP. Les titres apportés représentent l'équivalent de 110 milliards de Francs, soit le montant le plus élevé jamais atteint par une opération de ce type sur la place financière de Paris».


Rôle du CECEI


Le CECEI, Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises d'Investissement, est l'une des autorités de régulation qui, comme dans plusieurs pays, veille sur le secteur bancaire. Ce comité est en particulier chargé de l'agrément des établissements de crédit et doit autoriser les modifications significatives dans la vie de ces établissements. En France, la loi prévoit que toute prise de participation dépassant 10%, ainsi que la prise de contrôle d'une banque, passe par le feu vert du CECEI.

Rafik IKRAM (AFP)

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