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    Economie

    Bidonvilles de Casablanca
    8 milliards de DH pour en finir

    Par L'Economiste | Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

    . L’Etat fournira 3 milliards de DH. Principe retenu: Une baraque, une unitéHUIT milliards de dirhams. C’est le montant qui sera investi par les pouvoirs publics pour l’éradication des bidonvilles, tous les bidonvilles, du Grand Casablanca. C’est Ahmed Tawfik Hjira, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace qui l’a annoncé, vendredi dernier.Une somme colossale (à titre d’exemple, Tanger Med va coûter 11 milliards de DH) pour mettre fin à la plus grande gangrène urbanistique de tout le Maroc. Les bidonvilles de Casablanca représentent, en effet, 36% des bidonvilles du Royaume. Ce n’est pas sans ironie que le ministre dira que même le terme « bidonville « a été inventé dans cette métropole. Hjira a également annoncé que son département va mettre pas moins de 3 milliards de DH dans ce grand projet. Le reste viendra d’autres départements et aussi des préfectures, conseils préfectoraux et provinciaux et aussi conseil de la ville. La volonté politique est donc là. La reconduction de Hjira à la tête du département de l’Habitat n’est certainement pas fortuite. C’est lui l’artisan du programme «Villes sans bidonvilles». Le cas de la métropole lui tenait à cœur et il appréhendait de quitter le gouvernement sans l’avoir résolu. Surtout qu’il avait déjà sa petite idée sur les moyens pour y arriver. Il a donc cinq ans devant lui pour faire de Casablanca une «ville sans bidonvilles». L’idée de Hjira se résume ainsi : il ne suffit pas d’éradiquer les bidonvilles qui existent, car d’autres naîtront inéluctablement. Il faut donc prévenir ces «naissances» par l’intensification de l’offre en logements à bas prix, une offre qui doit impérativement être adaptée aux revenus. Les prix ne doivent en aucun cas dépasser les 140.000 DH, insiste Hjira. C’est ce qu’il affectionne d’appeler «le produit de logement». Ce dernier cible les familles démunies et sera ouvert également aux gens qui ont un revenu de moins de 3.000 DH. Le ministre a cité l’exemple de ceux qui touchent un smig et demi, soit 2.700 DH. L’assiette des bénéficiaires sera ainsi élargie, augmentant du coup le nombre d’acquéreurs de logements propres.Un autre objectif est également visé par le «produit de logement». En effet, il est aussi destiné à faire concurrence à l’habitat insalubre. A titre d’exemple, une baraque de 25 m2 dans un bidonville de Casablanca peut coûter jusqu’à 100.000 DH, voire 150.000 DH. Les logements qui seront proposés auront une superficie d’au moins 50 m2. Soit deux fois la superficie de la baraque qui coûte autant que le logement en question. Mieux encore, leur commercialisation ne sera pas ouverte pour éviter toutes les formes de spéculations. «C’est l’Etat qui va se charger de la commercialisation sur la base d’une unité pour une baraque», a souligné le ministre. Ainsi, l’on évitera les «mauvaises surprises qui surgissent quelques années après le recensement des habitants des bidonvilles», explique-t-il. Tenant compte de la complexité du tissu social, le nombre des bidonvillois recensés se trouve ainsi multiplié par trois, quatre, voire cinq. Une situation qui a poussé les autorités à trancher. «Le principe d’une baraque, une unité, sera rigoureusement appliqué», insiste-t-on.


    Un programme en 3 tranches

    AU niveau de la seule région du Grand Casablanca, 98.000 ménages vivent dans des bidonvilles répartis en 450 noyaux. Une première tranche du programme de lutte contre le phénomène intéresse 17.500 ménages. Le programme a déjà bénéficié à 9.300 ménages. La deuxième tranche concerne 34.500 ménages. L’opération s’inscrit dans le cadre de l’INDH. Son état d’avancement a atteint 55%.A signaler qu’une convention relative à la tranche finale du programme complémentaire a été discutée et sera prête prochainement. Quelque 46.000 ménages sont concernés.Jamal Eddine HERRADI

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