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Ben M'Sik: Mise au point confirmative de M'Barki

Par L'Economiste | Edition N°:498 Le 03/05/1999 | Partager

Nous donnons ci-dessous le texte intégral d'une "mise au point" qui nous est parvenue du Secrétariat d'Etat à l'Habitat et qui ne dément pas les faits rapportés par L'Economiste, mais donne des explications et en rappelle l'historique.

L'article paru dans le quotidien «L'Economiste», dans son édition du 30 avril au 2 mai 1999, a soulevé les problèmes vécus par les sinistrés de l'incendie qui a ravagé une partie du bidonville de Ben M'Sik en se basant sur les déclarations des «Représentants des sinistrés» lors de la conférence de presse qu'ils ont donnée le 27 avril 1999. Aussi, et dans le but d'éclairer l'opinion publique d'une façon générale et les parties concernées en particulier, le Secrétariat d'Etat à l'Habitat souhaite apporter les éclaircissements ci-après:
Au lendemain de l'incendie qui s'était déclaré dans le bidonville de Ben M'Sik, les nuits des 15 et 16 juillet 1998, une commission présidée par le ministre chargé de l'Aménagement du Territoire, de l'Environnement, de l'Urbanisme et de l'Habitat et le secrétaire d'Etat chargé de l'Habitat, et composée des responsables centraux et locaux, s'est déplacée sur le lieu du sinistre en vue d'évaluer les dégâts causés par cet incendie et porter aide et assistance aux sinistrés.
Parmi les dispositions qui ont été prises pour soulager et secourir les sinistrés, une enveloppe budgétaire de 4.000.000 de DH a été mobilisée en vue d'assurer la fourniture de matériaux de construction destinés à aider les ménages sinistrés à construire des logements provisoires, à l'instar de ce qui a été entrepris lors des précédents sinistres qu'avaient connus ce même bidonville.
En effet, le bidonville de Ben M'Sik a subi entre 1990 et 1997 cinq incendies, suite auxquels le Ministère avait mobilisé des enveloppes budgétaires qui ont permis d'aider les sinistrés à construire des logements provisoires sous le contrôle d'une commission locale et ce, en attendant la résorption globale et définitive de ce bidonville.
A la suite du dernier incendie et après déblocage de l'enveloppe budgétaire sus-mentionnée et son dépôt auprès de la Société Attacharouk, chargée d'en assurer la dépense sous le contrôle d'une commission locale, l'opération de relogement provisoire n'a pu être engagée. Les intéressés, malgré les conditions très précaires dans lesquelles ils vivent, ont préféré attendre la solution définitive et leur relogement dans des habitations décentes. A ce propos, il convient de rappeler que le programme de «relogement des habitants du bidonville de Ben M'Sik» remonte au début des années 80. Le Ministère avait à l'époque entrepris la réalisation de la première tranche de cette opération qui a permis le relogement de 6.885 familles à Hay Moulay Rachid dans des logements évolutifs.
En 1987, la société Attacharouk fut créée, avec comme principale mission la réalisation de la deuxième tranche du programme de relogement sous forme de logements sociaux en immeubles et ce, conformément à un nouveau montage technico-financier imposé par les dispositions urbanistiques et en l'absence des moyens financiers et d'accompagnement nécessaires.
La société Attacharouk s'est trouvée dans l'incapacité d'honorer les objectifs pour lesquels elle a été créée, le recours à la politique de péréquation qui devait lui permettre d'assurer l'équilibre financier global de l'opération s'est avéré inopérant.
En effet, l'écart entre le prix de revient du logement livré «clés en main»: 150.000 DH et son prix de cession au bidonvillois: 35.000 DH s'est révélé impossible à combler et s'est traduit par un rythme de réalisation très lent.
Ainsi, dix années après sa création, la société Attacharouk n'a pu produire que 1.955 unités de relogement.
Devant cette situation, il était devenu impérieux de procéder à une révision globale des moyens et procédures d'intervention pour assurer le relogement définitif de l'ensemble des ménages concernés en attente depuis de nombreuses années. C'est l'objectif que s'est assigné le Secrétariat d'Etat à l'Habitat; objectif qui impose la concertation avec l'ensemble des partenaires en vue d'impulser une nouvelle dynamique au projet et lui assurer toutes les conditions de succès.
Aussi le Secrétariat d'Etat à l'Habitat s'attelle-il actuellement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre la relance de ce programme sur des bases objectives et réalistes et le conduire à son terme et ce, malgré les contraintes financières, foncières et urbanistiques qui ont entravé à ce jour son déroulement normal.
Cependant, cet aboutissement nécessite encore des délais de mise en oeuvre et de réalisation qui ne permettent aucunement de laisser les ménages sinistrés dans la situation de précarité où ils se trouvent aujourd'hui.
Le Secrétariat d'Etat à l'Habitat, qui comprend parfaitement l'impatience des ménages concernés et la méfiance que ce long délai d'attente a nourries à l'égard des pouvoirs publics, souhaite avoir vis-à-vis de l'opinion publique une position de vérité qui permettra de régler définitivement le problème de relogement dans des délais que ce Département voudrait les plus courts possibles mais qui doivent être aussi ceux de toute opération immobilière de cette envergure.
Aussi, et parallèlement aux efforts déployés afin de mener à terme ce projet, est-il impératif que l'opération de construction de logements provisoires, pour laquelle le Ministère a mobilisé les fonds nécessaires, soit entamée dans les meilleurs délais avec la participation de toutes les parties concernées et l'adhésion totale des intéressés eux-mêmes.

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