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    Banque mondiale: Accord sur le plan anti-corruption

    Par L'Economiste | Edition N°:2490 Le 22/03/2007 | Partager

    . Wolfowitz a revu sa copieLE président de la Banque mondiale (BM), Paul Wolfowitz, a obtenu le soutien des administrateurs de l’institution pour mettre en place sa campagne contre la corruption, a-t-il annoncé mardi 20 mars. «Nous avons obtenu des engagements du Conseil sur ce projet. Nous avons eu une claire unanimité, cela ne fait pas de doute», a affirmé Wolfowitz lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes. Ce plan avait été rejeté une première fois l’année dernière et les pays membres de la Banque mondiale avaient demandé à son président de revoir sa copie. «La question de la gestion des affaires publiques est essentielle pour le développement», a affirmé Wolfowitz, qui était auparavant secrétaire-adjoint à la Défense dans l’administration américaine du président George W. Bush. Il a cité à titre d’exemple les initiatives prises par la BM pour lutter contre la corruption au Liberia et en République démocratique du Congo. L’optimisme de Wolfowitz a été relayé par le représentant allemand au Conseil d’administration de la Banque, Eckhard Deutscher. Il a évoqué mardi les «bonnes relations» entre la direction de la Banque et les administrateurs sur le dernier projet de lutte contre la corruption. «Il reste beaucoup de travail à faire pour le mettre en œuvre, mais je dois dire que je suis satisfait que nous soyons arrivés à une conclusion aussi large et commune», a-t-il ajouté. Wolfowitz a toutefois été obligé de revenir en arrière par rapport à son projet initial de contourner les gouvernements nationaux pour s’assurer que l’aide arrive bien à ceux qui en ont besoin. «Nous devons nous impliquer. Mais, ce faisant, nous apportons de l’argent et nous devons aussi travailler avec les gouvernements pour améliorer la gestion des affaires publiques», a-t-il dit. Il a cité l’exemple du Liberia. Selon lui, ce pays «a la volonté» de lutter contre la corruption mais possède des moyens limités, sans aide extérieure, d’«empêcher l’argent de disparaître dans le compte en banque de quelqu’un». Plusieurs des plus importants pays membres de la BM, comme la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, avaient exprimé leurs réticences face à la première mouture du projet de Wolfowitz.Synthèse L’Economiste

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