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    Entreprise Internationale

    Automobile: Renault dégage un profit de 5,7 milliards de Francs

    Par L'Economiste | Edition N°:71 Le 18/03/1993 | Partager

    Au moment où le constructeur suédois Volvo annonçait des pertes nettes de 3,3 milliards de Couronnes, M. Louis Schweitzer, le PDG de Renault, savourait ses résultats de 1992.

    Avec une rentabilité de 3,2% l'an passé, Renault s'est hissé au premier rang mondial des constructeurs automobiles. Il détrône ainsi PSA Peugeot-Citroën qui était en 1991 sur la première marche du podium mondial pour sa rentabilité de 3,5%.

    Le groupe Renault a donc terminé 1992 sur un bénéfice net de 5,7 milliards de Francs, en progression de 84,5% sur l'exercice 1991, pour un chiffre d'affaires de 179,4 milliards (+8,1%). Le constructeur, qui a réalisé "ses meilleures ventes" depuis 1983 grâce au très bon accueil de la Safrane et de la R19 restylée, détient une part de marché automobile de 29,5% en France et de 10,6% en Europe. Hors frontières européennes, les ventes de la firme se sont accrues de 9,2% et représentent 52,3% de son chiffre d'affaires contre 51,7% en 1991.

    La branche auto, qui pèse aujourd'hui 83,6% de l'activité de Renault, a compensé les contre-performances enregistrées par Renault-Véhicules Industriels. La contribution de l'automobile aux résultats d'exploitation (8,9 milliards de Francs en 1992) a augmenté de 86% tandis que celle des activités industrielles et du poids lourd a fléchi.

    Ces résultats sont d'autant insolents qu'ils ont été acquis dans un contexte marqué par le déclin du marché automobile européen qui dure depuis déjà trois ans.

    Cette année de "performances remarquables", selon l'expression de M. Schweitzer, a été également caractérisée par la réduction de l'endettement financier net du constructeur. En Effet, et avec 12,55 milliards de Francs, soit 3 milliards en moins, l'endettement ne correspond plus qu'à 7% du chiffre d'affaires. "Renault n'est plus handicapé par sa dette", considère son PDG.

    D'après Le Monde, quatre points expliquent les performances des constructeurs français, notamment Renault. L'outil industriel est cité en premier lieu. Pour avoir lancé des programmes de restructuration avant les Américains et le reste des Européens, Renault et PSA disposent aujourd'hui d'un outil de production "bien dimensionné". En dix ans, ils ont supprimé 121.000 emplois (30% des effectifs) alors que la production ) augmentait de plus de 30%.

    Ensuite, la politique de fusion ou d'alliance menée par les deux constructeurs a permis de créer des économies d'échelle. Troisième point fort: le faible degré d'intégration. Chez Renault comme chez PSA, les achats correspondent en moyenne à 65% du prix de fabrication.

    Une politique intéressante surtout en période de crise. Le quatrième atout enfin réside dans la politique de produits: Renault est maintenant doté d'une gamme complète, dont la qualité est "unanime-ment reconnue".

    Malgré le record de l'année dernière, M. Schweitzer ne cache pas que son groupe ressent déjà les effets de la baisse des marchés et des réajustements monétaires.

    Il compte compenser 50% de cette baisse par une augmentation de la pénétration de ses nouveaux produits.

    Synthèses réalisées par Hakima E MARIKY

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