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    Politique

    Attentats de Casablanca
    Dix ans après Atlas Asni

    Par L'Economiste | Edition N°:1520 Le 19/05/2003 | Partager

    “On croyait être à l'abri de ce genre de chose au Maroc”. Tel un leitmotiv, cette phrase revenait sur toutes les bouches des Casablancais encore sous le choc des attentats perpétrés vendredi soir à Casablanca. Et pourtant, il y a eu un précédent si ce n'est deux. Mais pas d'une aussi grande horreur. D'abord, la fusillade de l'Atlas Asni en août 1994 et plus récemment le démantèlement de la “cellule dormante d'Al Qaida” en juin 2002. Flash-back. Tout avait commencé un beau jour par une belle matinée d'été à l'hôtel Atlas Asni à Marrakech, le 24 août 1994 où deux hommes armés et portant des cagoules avaient tiré des coups de feu en l'air avant de prendre pour cible un petit groupe de touristes présent dans le hall. Bilan, deux Espagnols avaient été tués et une Française grièvement blessée. Le commando était composé de Stéphane Aït Idir, Redouane Hammadi et Tarek Felah, trois beurs de la cité de La Courneuve d'Orléans. Avant d'être arrêtés, les terroristes avaient un programme bien chargé, ils devaient perpétrer au moins quatre actes terroristes au Maroc. A Marrakech, puis à Casablanca, Tanger et Fès. Quelques années après, on a découvert que le groupe d'Asni avait subi un entraînement intensif dans les camps d'Al Qaida en Afghanistan. C'est Rachid, un Marocain né en 1958, de son vrai nom Abdelilah Ziyad qui avait recruté les jeunes beurs à La Courneuve d'Orléans avant de les embarquer en Afghanistan via Peshawar. Autre événement plus récent, le démantèlement de la fameuse “cellule dormante d'Al Qaida”. L'affaire de la cellule présumée d'Al Qaida a débuté en juin dernier, par l'arrestation des trois Saoudiens et les conjoints de deux d'entre eux. Le groupe arrêté à l'aéroport Mohammed V tentait de quitter le Maroc. L'objectif des membres de cette cellule était, selon l'enquête, de s'attaquer aux navires de l'OTAN dans le détroit de Gibraltar, mais aussi de perpétrer des attentats contre des cafés à Marrakech et contre des bus de transport interurbain. (www.leconomiste.com) Fédoua TOUNASSI


    Maîtrise des lieux

    Les pouvoirs publics marocains ont réagi rapidement aux multiples attentats du vendredi 16 mai 2003 avec une maîtrise qui mérite d'être soulignée. Par exemple avec ce que font les pouvoirs publics en France, l'organisation marocaine a été honorable. Il a été clair, pour l'observateur, que les forces de l'ordre avaient un plan pour faire face à ce genre de situation. Ce plan a été immédiatement mis en oeuvre et il a fonctionné. Les lieux des attentats ont été rapidement investis par les forces de l'ordre et mis sous contrôle. A chaque lieu d'attentat ont été envoyées les forces de l'ordre en nombre suffisant pour protéger les lieux et les gens, mais sans excès. Malgré la gravité des faits, les agents ont gardé leur calme de sorte que les milliers de curieux, qui sont descendus dans les rues, n'ont eu le sentiment qu'ils pouvaient être eux-mêmes en danger, ni inversement, qu'ils étaient dans un Etat policier. Les forces de l'ordre avaient à maintenir le public à l'écart des lieux mêmes des attentats, alors que cela est une nécessité pour éviter que les indices ne soient détruits.A. D.

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