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    Assises de l’agriculture
    Les dossiers qui fâchent

    Par L'Economiste | Edition N°:2747 Le 02/04/2008 | Partager

    . Le Code du travail et la fiscalité agricole les plus ciblés. Le financement, talon d’Achille du secteur. La relève du public passe par l’encadrement privé Le Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam) dont le déroulement est prévu du 23 au 28 avril à Meknès est annoncé comme forum privilégié pour déclencher le processus des réformes agricoles. D’abord, les premières Assises de l’agriculture auront lieu la veille de son ouverture. Ensuite, des contrats programmes et conventions seront signés entre le gouvernement et certaines filières agricoles et agro-industrielles. En clair, la 3e édition de cette grand-messe agricole est promise à être riche en évènements. C’est le vœu unanimement partagé par les professionnels. Bien que nombreux parmi eux ne pavoisent pas outre mesure. Et pour cause! Les projets de contrats soumis n’ont pu être validés par la tutelle. En effet, de source proche du département de l’Agriculture, de nombreuses filières, et pas des moindres, n’accèderont pas à un cadre contractuel avec le gouvernement. Faute d’une bonne copie ou absence d’interlocuteur valable? Les deux hypothèses se valent dans certains cas, et notamment la céréaliculture, les viandes rouges, les produits laitiers et dérivés ou encore le secteur des oléagineux. Des filières dont les enjeux sont considérables mais qui peinent à s’organiser pour prétendre à un accompagnement de la tutelle pour élaborer une vision claire de leur présent et devenir. Et, de l’avis de nombreuses professions, la consultation, voire l’association des professionnels aux grands dossiers, est de rigueur depuis la nomination d’Aziz Akhannouch à la tête du ministère de l’Agriculture. Ahmed Ouayach, président de la Comader (Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural) se félicite tout particulièrement de l’approche adoptée par le nouveau ministre. «Seulement, fait-il remarquer, les réformes agricoles constituent un chantier de longue haleine dont l’aboutissement à terme nécessiterait de nombreuses années.» Surtout qu’il met en équation plusieurs départements ministériels. Aussi, faut-il hiérarchiser les actions selon les besoins du pays et les engagements pris avec les divers partenaires étrangers. . Mesures d’incitationPlacée dans ce contexte, l’agriculture marocaine doit faire l’objet d’un effort d’adaptation pour améliorer la productivité et la compétitivité de ses produits, mais aussi développer ses parts de marché à l’exportation. Pour Ouayach, la grande réforme tient en un mot: asseoir l’attractivité du secteur. En mettant en place un environnement propice à l’investissement. Comment? En agissant évidemment sur les grandes contraintes liées aux statuts et aux structures foncières ainsi qu’au déficit du financement, mais aussi en ciblant au mieux les mesures d’incitation à la production. Car, si c’est bien de préconiser des cultures alternatives et de recommander des opérations de reconversion dans l’objectif de valoriser davantage la ressource hydrique, encore faut-il s’assurer un marché rémunérateur. Surtout que la mise en valeur agricole ne se décrète pas. C’est pourquoi la refonte des circuits de commercialisation des produits agricoles est hissée au rang de priorité. Il en est de même pour le système d’abattage et de commercialisation des viandes rouges. Or, cet aspect des réformes agricoles relève d’autres départements ministériels dont certains d’entre eux n’affichent pas la même sensibilité que celle manifestée par la tutelle. Se range dans ce cas aussi le Code de travail qu’il faut adapter aux spécificités de l’activité agricole. Marquée par la saisonnalité de la production et le caractère périssable des produits, l’agriculture ne s’accommode guère de ce code plutôt orienté pour gérer l’emploi dans les activités industrielles et commerciales. Si bien que les exploitations modernes aux hauts standards de productivité en font les frais actuellement. «Dès lors, comment prétendre attirer une nouvelle génération d’agriculteurs rompus aux techniques managériales modernes sans lever cette entrave de taille?», s’interroge Ouayach.Une meilleure visibilité doit aussi être donnée s’agissant de la fiscalité. La fin de l’exonération du secteur agricole interviendrait en effet à l’horizon 2010. C’est dire que la consultation sur le système à instaurer aurait du être déclenchée bien avant le lancement de l’étude sur les réformes. Surtout que le retour sur investissement s’avère, pour certaines spéculations, de longue durée. C’est particulièrement le cas de l’oléiculture et de l’arboriculture fruitière de manière générale. Or ce sont ces spéculations qui sont ciblées comme cultures alternatives. Mais quoi qu’il en soit, toute réforme à mettre en place doit être intimement liée au développement du monde rural. «A commencer par l’équipement des campagnes et la promotion des activités non agricoles», souligne le président de Comader. Le tout doit être appuyé par la recherche/développement, en parfaite synchronisation avec les organisations professionnelles. Car, dans le contexte actuel du désengagement de l’Etat, c’est l’encadrement professionnel qui doit prendre la relève.


    Les secteurs élus

    De source proche du département de l’Agriculture, seuls trois contrats programmes sont prêts pour être signés avec le gouvernement à l’occasion du prochain Siam. Il s’agit des filières sucrière, avicole et de l’interprofession agrumicole. Ces trois filières disposent de programmes d’investissement ou de plan d’action avec des objectifs et des horizons bien arrêtés.A. G.

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