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    Economie

    Echanges extérieurs: Ça démarre mal

    Par L'Economiste | Edition N°:2747 Le 02/04/2008 | Partager

    . 15 milliards de DH de déficit en 2 mois. La facture pétrolière multipliée par 2. La valeur des achats de blé propulsée de 800%«LE blé continuera à flamber et même une bonne campagne céréalière 2008 n’y changera rien. Pour renverser la tendance, la production de céréales doit renouer avec la croissance pendant plus d’une campagne». C’est le constat que dresse le ministère de l’Economie et des Finances, dans sa toute dernière note sur les «tendances du marché mondial des produits de base». Et des scénarios catastrophe, le département des Finances n’en envisage pas que pour le blé. «Les cours pétroliers pourraient franchir de nouveaux paliers en cas d’incidents climatiques et/ou géopolitiques».Pétrole, blé, et plus généralement produits de base, sont plus que jamais suivis de près. C’est qu’en ces temps de flambée généralisée sur les marchés internationaux, la balance commerciale marocaine trinque. Le déficit commercial est au plus haut. Il affiche une aggravation spectaculaire de 162,5% à fin février 2008, en comparaison avec la même période de 2007, et ressort à près de 15 milliards de DH. En conséquence, le taux de couverture s’affiche à près de 70%. Un niveau sans commune mesure avec le taux de 85,3%, enregistré au terme des deux premiers mois de 2007, selon les indicateurs mensuels des échanges extérieurs publiés par l’Office des changes.En cause, des importations qui augmentent de 28,3% (plus de 5 fois plus rapidement que les exportations) pour s’établir à 50,7 milliards de DH. Les achats de blé et de pétrole justifient en grande partie l’évolution observée. Ces matières flambent, en effet, tant et si bien qu’elles expliquent à elles seules 60% de l’accroissement global des importations.Pour le pétrole, les achats de brut à l’étranger ont atteint, au cours des deux premiers mois de 2008, 5,9 milliards de DH. Sur les deux seuls mois de janvier et février, ils marquent donc une hausse de 129,7%. Alors même qu’en volume, la hausse n’a été que de 47,4%. Le prix moyen de la tonne importée a augmenté de 55,9%. Il s’établit à 5.144 DH/t à fin février 2008, à comparer aux 3.300DH/t constatés une année auparavant. Idem pour le blé. Qu’il s’agisse du dur ou du tendre, la flambée se maintient. L’augmentation des cours constatée sur les deux premiers mois de l’année a été de 60%. Une hausse qui propulse nos achats en valeur de près de 866% par rapport à 2007.A signaler, toutefois, que ces augmentations sont partiellement atténuées par l’effet de change en raison de l’appréciation du dirham face au dollar, monnaie de facturation des produits de base sur le marché international.Pour contenir le déficit, le Maroc peut également s’appuyer sur l’effet positif de l’accroissement des prix de certains produits exportés, notamment les engrais naturels et chimiques, les phosphates et l’acide phosphorique. Ces produits réalisent une expansion de 67,3% sur les 2 premiers mois de l’année, se hissant à 4,1 milliards de DH. Néanmoins, le rôle équilibrant des exportations n’est pas relayé par les autres produits. En effet, les ventes hors phosphates ont baissé de 1,3%, se situant à 16,6 milliards de DH. Les ventes des produits alimentaires sont en grande partie responsables de cette tendance baissière. Les exportations de crustacés, mollusques et coquillages se replient notamment de 23,1%. Les légumes frais se rétractent de près de 50%, réduisant significativement leur contribution à la croissance de la valeur globale des exportations établie à 35,4 milliards de DH en progression de 5,2%.


    L’effet de change à la rescousse

    LA compétitivité-prix du Maroc, évaluée à travers le taux de change effectif réel du dirham, s’est améliorée au cours de l’année 2007 de 0,6% par rapport à l’année précédente. Cette évolution s’explique aussi bien par un différentiel inflationniste en faveur du Maroc vis-à-vis de ses principaux pays partenaires et concurrents que par une dépréciation du taux de change en terme nominal. Cette situation masque cependant certaines disparités quant à l’évolution du taux de change réel bilatéral du Maroc. Le dirham s’est en effet déprécié de 1,5% par rapport à l’euro, en lien essentiellement avec une dépréciation nominale à l’égard de la monnaie unique. Il s’est, par contre, légèrement apprécié vis-à-vis du dollar en 2007, sous l’effet d’une appréciation du taux de change nominal du dirham face à la monnaie américaine.R.H.

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