×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du FMI : Kabbaj vedette à Washington

    Par L'Economiste | Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager


    Le Comité de Développement, présidé actuellement par M. Kabbaj, servira de guide aux actions de la Banque Mondiale et du FMI. Dans le cadre du «Country Assistance Strategy», 500 millions de Dollars iront au financement de projets économiques et sociaux.


    Joli doublé pour les ministres des Finances et des Investissements Extérieurs et de l'Incitation de l'Economie, MM. Mohamed Kabbaj et Mohamed Hama, à Washington: allégement de la dette en faveur des pays lourdement endettés (voir notre rubrique Economie Internationale) et obtention d'une enveloppe de prêts de la Banque Mondiale en faveur des secteurs sociaux marocains.
    Le marathon des deux ministres est un succès; pour preuve la pluie des communiqués officiels.
    M. Mohamed Kabbaj tient à mériter son titre de meilleur ministre des Finances africains délivré par la très sérieuse revue «Euromoney». Il y travaille d'arrache-pied sur l'allégement de la dette depuis sa nomination en 1995. M. Kabbaj est le président du Comité du Développement qui est un comité conjoint de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International constitué de 24 membres et vingt observateurs représentant principalement des institutions internationales dont notamment les banques régionales de développement.
    Lors de l'assemblée annuelle de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International du 26 septembre, le Comité de Développement a obtenu en faveur des PMA les plus «lourdement endettés» le principe d'une réduction de la dette des pays éligibles pouvant atteindre 80% vis-à-vis de créanciers du Club de Paris.
    Cette initiative vise à ramener la dette des pays éligibles à un niveau soutenable «à travers la mise en place d'un mécanisme prévoyant des contributions financières par les institutions financières multilatérales et régionales ainsi que par les créanciers bilatéraux selon une répartition équitable des efforts consentis», indique le communiqué du Ministère de Finances.
    La mise en oeuvre de cette initiative devrait débuter cette année. La Banque Mondiale contribuerait pour sa part pour un montant de 500 millions de Dollars, dans un premier temps, en attendant de dégager les fonds nécessaires pour couvrir la part de la charge lui incombant.
    De son côté, le FMI s'est engagé à participer à cette initiative à travers des opérations spéciales dans le cadre de la Facilité d'Ajustement Structurel Renforcée (FASR), notamment sous forme de prêts assortis de conditions hautement conditionnelles ou de dons.

    Des ressources pour les pays en développement


    L'investissement personnel de M. Kabbaj dans cette lourde tâche fait du Maroc «le défenseur des pays en développement».
    A juste titre, puisque le Comité de Développement a mis également l'accent sur la nécessité de revoir les ressources de l'Agence Internationale de Développement (IDA), filiale de la Banque Mondiale, spécialisée dans le financement concessionnel des pays à faible revenu. Il s'agit de mettre à leur disposition des ressources suffisantes et régulières lui permettant de s'acquitter de sa mission dans les meilleures conditions. Il a également souligné l'importance de renforcer les ressources de l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) en vue d'accroître le flux d'investissements privés étrangers vers les pays en développement.
    Même si le Maroc doit encore montrer patte blanche en raison des rééchelonnements obtenus dans les années 1980, la situation en tant qu'emprunteur est honorable. En fait, le gros point obtenu par M. Kabbaj est de faire en sorte que la stratégie de développement mise en place serve de guide aux actions de la Banque Mondiale et du FMI.Durant son périple, le ministre des Finances et des Investissements Extérieurs a examiné les questions monétaires internationales avec le Groupe des 24.
    En marge des réunions annuelles des gouverneurs du groupe de la BIRD et du FMI, il a été mis en place le «Country Assistance Strategy» (CAS) pour le Maroc.
    Pour les prochaines années, il couvrira le financement en programmes d'investissement, de garanties et d'études des projets à caractère économique et social pour un montant annuel moyen de 300 à 500 millions de Dollars.
    Concrètement dans l'immédiat, la délégation marocaine, avec à sa tête M. Hama, a procédé à la signature de 4 accords de prêts. Ils visent la formation professionnelle pour 23 millions, la santé pour 60 millions, l'éducation fondamentale pour 54 millions et la promotion de l'emploi pour 28 millions de Dollars.
    M. Kabbaj a demandé à la Banque Mondiale d'envisager une opération de prêt soutenant le développement de la micro-entreprise, à l'instar des expériences entreprises par la Banque Mondiale dans d'autres pays.

    Fatima MOSSADEQ

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc