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    Assabah en kiosque lundi

    Par L'Economiste | Edition N°:741 Le 06/04/2000 | Partager

    . Eco-Médias, la société éditrice de L'Economiste, lance un quotidien généraliste en arabe
    . Les rédactions des deux journaux sont indépendantes. Elles partagent les bonnes règles professionnelles, qui ont fait la réussite de L'Economiste



    Une ligne, une information. C'est le principe qui résume le mieux le concept de Assabah. Ceux qui veulent de l'information fraîche, concrète, écrite dans un arabe simple adopteront ce nouveau quotidien. Celui-ci laisse les envolées poétiques, la dissertation universitaire et fait dans la phrase courte, le mot juste et la photo.
    Ce quotidien est lancé par Eco-Médias, la société éditrice de L'Economiste. Cependant, Assabah n'est pas la version arabe de ce dernier. L'Economiste est un journal spécialisé, Assabah est un journal généraliste, traitant autant de politique, de sport, de culture, que de faits économiques et sociaux.
    Assabah a donc une rédaction distincte, dirigée par un nom de la presse arabophone, M. Talha Jibril. Cette entité est composée de quinze journalistes et de cinq techniciens pour les travaux de montage et de PAO. Elle se trouve au 4ème étage du 201 Bd de Bordeaux à Casablanca, un étage au-dessus de la rédaction de L'Economiste.
    En revanche, les deux journaux sont servis par les mêmes directions fonctionnelles: une direction administrative et financière et une direction commerciale, chargée de la distribution et de la publicité.
    Les deux journaux sont imprimés chez Eco-Print, une société du groupe.
    M. Abdelmounaïm Dilami est le directeur de la publication des deux quotidiens.
    Eco-Médias lance ce journal car sa volonté, en tant qu'entreprise, vise une diversification et un développement continus; l'entreprise dispose d'ailleurs d'une direction du développement, confiée à M. Khalid Belyazid. C'est donc une fonction permanente. Un développement réussi a été la transformation de l'hebdomadaire L'Economiste en quotidien, à l'instar, en 1995, de l'entrée dans les Nouvelles Tech-
    nologies de l'Information, dès l'apparition de celles-ci. L'Economiste y a beaucoup investi. Il a créé un des premiers sites Internet du pays, un des premiers serveurs téléphoniques et un des premiers CD-Rom avec ses archives. Il s'est positionné très tôt sur ces produits et travaille à leur relance dans l'effervescence actuelle des télécommunications.
    Aujourd'hui, ce produit majeur qu'est le quotidien en arabe est pertinent à plus d'un titre. Le Maroc vit une nouvelle ère et s'engage avec plus de conviction dans la liberté et la démocratie: la presse en est justement le vecteur principal. Un journal indépendant de tout parti politique, qui donne les faits et les commentaires de toutes les tendances, est attendu.
    Pourquoi alors un journal en arabe? D'abord, parce que l'audience potentielle est plus large pour un journal généraliste. Ensuite, les gestionnaires de l'entreprise estiment qu'il n'y a pas de ghettos de langue, et que le Maroc vit et assume bien le bilinguisme. Il n'y a pas de francophones et d'arabophones: tous les Marocains instruits sont bilingues, au moins par la lecture.
    Le succès de L'Economiste en français n'interdit donc pas la diversification en arabe. Au contraire, il permet l'apport de méthodes professionnelles éprouvées sur un journal en arabe. Ainsi, pour la première fois, un quotidien en arabe aura une maquette régulière. C'est un confort pour le lecteur qui pourra retrouver les mêmes thèmes aux mêmes pages ou sur les mêmes colonnes.
    Autre fait significatif: tous les journalistes vont commencer, un ordinateur à la main. Pas de stylo et pas d'opérateur de saisie, chacun tape directement ses articles d'après un nombre de signes définis par la maquette, que son ordinateur I-Mac calcule. C'est une immersion obligatoire par l'outil dans la modernité. Tous les postes de travail sont reliés à Internet via une ligne spécialisée, ce qui oblige à une vigilance permanente et à une ouverture sur le monde.
    Néanmoins, Internet, un média anglophone, peut sembler étranger à des journalistes "arabisants". Justement non! Les journalistes de Assabah vont écrire en arabe, mais ont été sélectionnés parce qu'ils accè-dent d'abord aux langues étrangères.


    Les lecteurs? Voir la pub

    Des jeunes actifs, voilà le lectorat d'Assabah. Cette classe socioprofessionnelle est déclinée en trois catégories, et chacune se reconnaîtra dans une des publicités qui paraissent dans L'Economiste et les trois principaux quotidiens arabophones. Il s'agit de Al Alam, Al Ittihad Al Ichtiraki, Al Ahdat Al Maghribya. Il peut paraître curieux que nos trois confrères s'ouvrent à un nouveau concurrent. Mais c'est d'abord un achat d'espace. Ensuite, la presse a acquis une maturité suffisante pour comprendre que l'offre, si elle paraît large par le nombre de titres, n'est pas arrivée à faire grandir le marché. Un nouveau venu, professionnel et compétent, élargit le marché, crée un nouveau lectorat, qui pourra bénéficier à toute la presse. Enfin, nos confrères sont installés sur des créneaux, ou dans le jargon de la profession, dans des «lignes éditoriales» particulières. Les personnages des publicités sont donc représentatifs du lectorat ciblé. Le premier est un cadre sûr de lui, chevronné, mais jeune. L'élite politique et sociale nouvelle, la relève des partis et des syndicats, les dirigeants des associations devraient se reconnaître en lui. Dans sa vie, il aime la précision et la rigueur, Assabah aussi, dit la publicité.
    Puis, il y a une femme tout aussi active: lunettes fines et téléphone portable à la main. Le changement de société se voit sur elle, il se voit aussi sur Assabah dans son graphisme et dans son écriture. Enfin, un groupe de jeunes, mixte, regarde l'avenir avec intérêt. Il prend à coeur ses problèmes, Assabah aussi. Précision, changement, miroir de la vie au quotidien: c'est l'aspiration de cette jeune élite que le journal veut porter.
    Bien sûr, la signature "Tous les matins, votre vie est dans Assabah" va résumer cela de la manière la plus concise et la plus simple. Le lectorat devra se retrouver dans ce journal, s'identifier à lui et se l'approprier.
    Le spot radio sur Médi1 reprend ce même principe d'écoute des lecteurs, qui expriment leur besoin: un journal qui s'intéresse à eux. La campagne est réalisée par l'agence Saga, pour un budget de plus de 500.000 DH. Elle va accompagner le lancement du journal pendant deux semaines. La distribution est assurée par Sapress, et les premiers jours, quelques centaines d'exemplaires seront offerts aux points-clefs de passage de Rabat et Casablanca.

    Khalid BELYAZID

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