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    Allemagne: Une victoire à l’arraché

    Par L'Economiste | Edition N°:2112 Le 20/09/2005 | Partager

    . Coalition gouvernementale difficile. Programme centré sur les réformes sociales La nouvelle chancelière allemande, Angela Merkel, doit livrer, d’emblée, une bataille acharnée pour bâtir sa coalition. Face à un Schröder chanteur refusant toute coopération sous la directive de Merkel, le recours aux verts s’avère être la seule solution pour compléter la majorité requise. Ces derniers, alliés stratégiques des socialistes-démocrates, ne sont pas impressionnés par la maigre victoire de Merkel. Ils sauront imposer leur loi lors des négociations avec les chrétiens-démocrates. La chancelière serait alors confrontée à un dilemme terrible. D’une part, garder à ses côtés ses alliés libéraux dans ses négociations avec les verts, et de l’autre, composer avec ces derniers qui chercheront à placer la barre haute lors des négociations pour compléter la coalition. Et cela sans oublier les socialistes-démocrates qui saisiront toutes les occasions pour enterrer le projet de coalition envisagé par la chancelière. Le résultat du scrutin du 18 septembre a démenti toutes les hypothèses et les sondages donnant prématurément une large victoire à la “chancelière”. La victoire avait un goût amer pour Angela Merkel. Les chrétiens-démocrates n’ont pu arracher que 35% des voix. Cette part, adossée à celle de leurs partenaires libéraux, ne permettra pas à Merkel de constituer la majorité requise pour construire un gouvernement, sans avoir recours à son rival farouche, le chancelier sortant Gerhard Schröder. Les socialistes-démocrates ont démontré qu’ils maintenaient leur popularité auprès des Allemands malgré leurs résultats économiques peu convaincants. Ils ont pu tenir la dragée haute à l’union de droite pilotée par Merkel, et se sont adjugés près de 33% des voies exprimées dans les législatives du 18 septembre.Pour contrer cette bagarre politique, Merkel s’est dotée d’un programme centré sur l’amélioration de la condition sociale en Allemagne. Ce qui lui permettra de partir sur des bases claires lors de ses deals pour la coalition.La lutte contre le chômage constitue le fer de lance du programme Merkel pour son prochain mandat. Confrontée à un taux de 18%, considéré comme étant le plus haut en Europe, la chancelière compte flexibiliser le marché du travail, dans l’objectif de limiter les licenciements surtout dans les petites structures. Les chrétiens-démocrates prévoient aussi une baisse de l’assurance chômage prévue à 4,5% du salaire brut. Pour financer ses efforts de régulation sur le marché du travail, le programme de la droite prévoit une hausse de la TVA qui atteindrait 18%, ce qui permettrait de fournir quelque 16 milliards d’euros, pour le budget allemand profondément déficitaire.Parmi les priorités de Merkel figurent la lutte contre la bureaucratie et la simplification du système fiscal, qui doit réduire les coûts à la fois de l’administration et des entreprises. Le programme des chrétiens-démocrates prévoit ainsi une baisse de la plus haute tranche d’imposition de 42 à 39% et de la plus basse de 15 à 12%. En matière de santé, le programme prévoit la fin du calcul de l’assurance maladie proportionnellement au salaire, remplacée par une cotisation forfaitaire égale pour tous. Dans l’Union européenne, Angela Merkel s’engage à plus impliquer la Pologne et les “petits pays” dans les consultations. Opposée à l’entrée de la Turquie dans l’UE, elle veut offrir à Ankara un “partenariat privilégié”. Elle n’entend cependant pas  bloquer l’ouverture des négociations le 3 octobre entre la Turquie et l’UE.


    “La fille de Kohl”

    Totalement inconnue il y a quinze ans, la dirigeante conservatrice Angela Merkel, qui va devenir la première chancelière d’Allemagne, après la victoire des conservateurs aux législatives dimanche, a réussi à s’imposer en politique à force de travail acharné et d’ambition. Réservée, protestante et originaire de l’ex-RDA, elle a réussi à s’imposer, non sans mal, au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), traditionnellement dominée par des hommes catholiques de l’ex-RFA pour devenir il y a cinq ans la première femme à présider l’un des plus grands partis du pays. Deux mois avant la réunification allemande, elle rejoint la CDU et trois mois après, elle entre au cabinet de l’ex-chancelier Helmut Kohl, son mentor. A l’époque, la presse lui attribue le sobriquet “la fille de Kohl”. Dix ans plus tard, elle porte le surnom de “mère courage” après avoir pris les rênes de la CDU en déroute en avril 2000, n’hésitant pas à s’émanciper de Kohl après la révélation de l’affaire des caisses noires. Nommée ministre de la Condition féminine et de la Jeunesse en janvier 1991, puis ministre de l’Environnement en novembre 1994, elle “eut la chance que Kohl (lui) confie un petit ministère”, lui permettant d’apprendre les règles du jeu. Aujourd’hui, à 51 ans, celle qui a eu tendance à ne pas afficher ses origines pour trouver sa fortune politique à l’ouest du pays, se dit “fière d’être une responsable politique pour toute l’Allemagne avec des racines d’ex-RDA”. Nouaim SQALLI (avec AFP)

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