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    Politique

    Alioua: lutter contre l'immigration par la délocalisation des industries«

    Par L'Economiste | Edition N°:810 Le 14/07/2000 | Partager

    • Intervenant à la Conférence de Rome sur «Les migrations, scénario pour le 21ème siècle«, M. Khalid Alioua a critiqué les politiques menées jusqu'alors par les pays du NordLes pays développés du Nord sont appelés à repenser leur politique en matière d'immigration et à réfléchir aux possibilités de délocaliser leurs industries vers le Sud pour limiter le flux migratoire. C'est ce qu'a souligné mercredi 12 juillet le ministre du Développement Social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.M. Khalid Alioua. Intervenant lors de l'ouverture de la Conférence internationale sur «les migrations, scénario pour le 21ème siècle« qui s'est tenue à Rome du 12 au 14 juillet, le ministre a émis des doutes sur «la pertinence de la politique qui a gouverné pendant les vingt dernières années la question de l'immigration dans les pays du Nord«.Selon lui, «la question sociale apparaît comme le corollaire inéluctable d'une globalisation réussie«. Dans le cadre des récents accords d'association entre les pays du Sud de la Méditerranée et ceux de l'UE, les questions sociales et de l'immigration «sont restées paradoxalement subsidiaires «, a-t-il remarqué. Jusqu'à présent, tant au niveau communautaire européen qu'au plan bilatéral, «il n'existe pas de visibilité, ni au sein de la Commission européenne ni au niveau des Etats européens«, a constaté M. Alioua. A ce titre, le ministre a rappelé que la Conférence de Tampere (Finlande) n'avait pas associé les pays émetteurs d'immigrés et qu'elle était restée prisonnière de la gestion de la situation de personnes en situation irrégulière. La mise en valeur de l'aspect sécuritaire dans la gestion de l'immigration est sûrement l'aspect le plus saillant des conclusions de cette conférence.Pour le Maroc comme pour la plupart des pays du Sud de la Méditerranée, la Conférence de Tampere est un «non-événement et ne peut être considérée comme base d'orientation pour la mise en place d'une nouvelle politique de l'immigration«, a-t-il souligné. Le ministre a exprimé le souhait de voir la réflexion engagée sur une nouvelle politique d'immigration pour le 21ème siècle, pour plus de visibilité, en prévoyant une ligne de conduite au moins sur une dizaine d'années, dans l'attente de l'établissement de l'espace euro-médi-terranéen, prévu pour 2010. Une telle politique devrait en tous cas considérer que le marché de l'emploi lui-même s'internationalise, ce qui veut dire que l'immigration peut ne plus être uniquement un phénomène de déplacement de la main-d'œuvre, elle peut aussi être le corollaire des phénomènes de délocalisation des industries. N. P. (MAP)


    Source de richessesLes intervenants à la conférence se sont accordés à admettre que les pays développés ont des besoins croissants en main-d'œuvre étrangère. Ceci s'explique par le vieillissement des populations en Europe et la baisse du taux de croissance démographique. Ils ont souligné la nécessité de réfléchir à la mise en place d'une nouvelle politique d'immigration en acceptant les transformations que le flux migratoire impose aux niveaux social, culturel, linguistique et démographique. Ils ont insisté sur l'aspect sécuritaire en mettant l'accent sur le besoin d'instaurer des mécanismes appropriés pour lutter contre le racisme et la xénophobie. Les intervenants ont enfin mis l'accent sur l'amélioration des conditions d'accueil des immigrés et l'utilité de leur assurer une formation professionnelle qualifiée.
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