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Economie

Agroalimentaire
Traçabilité, connais pas!

Par L'Economiste | Edition N°:1774 Le 24/05/2004 | Partager

. Les opérateurs peu sensibilisés alors que la loi entre en vigueur le 1er janvier 2005... . ...Echéance à laquelle l’Europe exigera des passeports pour les denrées C’est irréversible. Dès le 1er janvier 2005, les exportateurs marocains de produits agroalimentaires destinés à l’UE seront confrontés à une nouvelle exigence. La traçabilité des denrées alimentaires dont l’entrée en vigueur de la loi coïncide avec celle de l’Europe. Il s’agit du réglement européen numéro 178/2002 (CE), publié au Journal Officiel du 28 janvier 2002 et qui met en place de nouvelles dispositions en matière de protection des consommateurs de l’Union. Deux ans et demi après son adoption, les opérateurs nationaux se disent encore surpris. “Les Européens ne nous ont pas avisés. On n’y a prêté attention que cette année et cela fait seulement quelques jours qu’un programme de sensibilisation a été adopté”, révèle un exportateur d’agrumes. Ce qui conduira peut-être au report du symposium national qui devait se dérouler à ce propos le 29 juin prochain. Pourtant, le texte est clair. Les mailles du marché européen se resserrent et seuls les produits conformes aux dispositions de la traçabilité y auront accès. Abdelhak Bennani, directeur de la Fédération des industries de conserves, n’y va pas par quatre chemins: “Les opérateurs comprennent que se conformer n’est pas une partie de plaisir. Et que cela engage aussi des dépenses. Mais ils comprennent aussi parfaitement qu’un tel système les obligera à mieux s’organiser”. Implicitement, la plupart des exportateurs croient que le respect de la traçabilité se répercutera positivement sur les procédures mêmes de production. De l’amont au consommateur final, ils disposeront d’une meilleure visibilité, une sorte de tableau de bord, susceptible de les mettre en sécurité vis-à-vis de leurs clients européens. Ces derniers sauront tout sur les produits agricoles, le type de pesticide, d’engrais ou de semence que l’agriculteur utilise et la manière dont les produits ont été transportés. Au terme du règlement sur la traçabilité, un client européen peut, par exemple, refuser des tomates qui n’ont pas été traitées du pesticide adéquat ou un produit de la mer provenant d’une zone estimée insalubre. Toute une procédure à mettre en place. Un travail qui ne peut aboutir sans l’assistance des organismes de tutelle. Bennani parle de concertation avec l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations relevant du ministère du Commerce, tandis que Najib Chaoui, secrétaire général de la Fédération nationale de transformation et de valorisation des produits de la pêche, cite l’ONP. Pour Mohamed Tarmidi, directeur général adjoint de l'Office national des pêches, “le passage par la halle de poissons donne lieu à des enregistrements officiels qui attestent de l'origine du produit et du traitement qu'il a subi depuis la capture jusqu'à sa sortie de la halle”. Le problème se posera néanmoins pour la pêche artisanale et celle aux algues, deux segments caractérisés par une mauvaise organisation et par leur éparpillement. Gros souci pour les industriels qui devront justifier l’origine exacte de leur matière première.


Pas de modalité précise

Ça cogite fort parmi les opérateurs sur le comment de la traçabilité. Si tous s’accordent sur son caractère contraignant mais aussi son importance, la plupart n’ont aucune idée sur son application. En effet, le texte n’exige pas une modalité précise. Certains opérateurs pensent qu’il s’agit d’une facilité pour expérimenter le meilleur système à mettre en place dans l’avenir. Exiger une procédure sophistiquée aurait été trop contraignant pour les industriels de l’agroalimentaire. Mostafa BENTAK

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