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Agadir: Le conservatoire dans un état lamentable

Par L'Economiste | Edition N°:2489 Le 21/03/2007 | Partager

. Infrastructures vétustes, insuffisances de matériel, manque de personnel… la liste est longue. Les responsables tirent la sonnette d’alarmeDes mansardes exiguës, du matériel vétuste et insuffisant… la ville d’Agadir n’a pas le conservatoire qu’elle mérite. Depuis 34 ans, les amateurs de musique n’ont d’autres choix que de se contenter de cette structure inadaptée. En effet, le bâtiment qui abrite le conservatoire était à l’origine un marché de gros, aménagé par la municipalité de la ville. Après la fermeture du marché, une partie du bâtiment a accueilli le conservatoire en attendant que de nouveaux locaux soient construits. La situation n’a cependant presque pas changé après plus d’un quart de siècle. En 1999, le bureau de la commune urbaine d’Agadir (CUA) a lancé, en plein centre-ville, le projet d’un complexe culturel. D’un coût de 37 millions de DH, ce dernier devait aussi abriter une école de musique. Mais le projet n’a pas abouti. Les nouveaux élus ont arrêté le chantier car, selon eux, il présente de nombreuses «défaillances techniques». Par ailleurs, «il ne correspond pas à la politique de proximité que mène la commune», souligne Tariq Kabbage, maire de la ville. En clair, il n’y aura pas de conservatoire en cet endroit. Les élus envisagent un réaménagement des locaux existants. Mais, en attendant, c’est le ras le bol chez les enseignants, les élèves et leurs parents. «On y va, faute de mieux», déplore l’un d’eux. De fait, le manque d’infrastructure salubre n’est pas le seul dysfonctionnement du conservatoire. L’établissement a des moyens très limités en ressources humaines. «Sur les 18 enseignants que réunit la structure, 14 d’entre eux sont des vacataires», précise la direction du conservatoire. Un nombre insuffisant pour encadrer les 450 élèves que compte l’établissement. A cette situation, s’ajoute la tension qui existe actuellement entre l’administration du conservatoire et quelques formateurs. Ce qui nuit grandement à la bonne marche de la structure. «Certains encadrants n’ont pas de formation pédagogique en la matière», affirme la direction. Les parents d’élèves déplorent également le manque d’ouvrages de solfège dans le commerce et le déficit de matériel au conservatoire. A noter que la CUA lui alloue, chaque année, une enveloppe de 150.000 DH. Mais ce n’est pas suffisant. De son côté, la délégation régionale de la culture assure faire avec les moyens de bord et prendre en charge 10 des enseignants vacataires. Aujourd’hui, tous tirent la sonnette d’alarme. Car le conservatoire mérite plus d’effort afin d’offrir un enseignement de qualité en la matière.De notre correspondante, Malika ALAMI

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