×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Affaire Erramach: Des accusés nient en bloc

Par L'Economiste | Edition N°:1728 Le 18/03/2004 | Partager

. Niny rejette toutes les accusations retenues contre lui. La réponse aux demandes de liberté provisoire des magistrats attendue tard hierSingulier. C'est le terme qui convient pour qualifier le procès Erramach et compagnie. A la Cour spéciale de justice (CSJ), l'étroit corridor menant à la salle d'audience ne désemplit pas. Mercredi, la CSJ a poursuivi l'audition de cinq magistrats accusés dans cette affaire. Ces magistrats, dont deux en liberté provisoire, sont poursuivis pour corruption. La Cour a interrogé le magistrat Abdelkrim Zahouani, qui a déclaré que le cadre dans lequel s'est déroulé l'interrogatoire était humiliant: «Ma dignité a été bafouée, non en tant que juge mais en tant qu'être humain!» s'est-il insurgé. Par ailleurs, il a nié avoir reçu de l'argent de la part de Mohamed Khadli, figurant aussi sur la liste des accusés. La séance, suspendue après un interrogatoire ardu, devait reprendre en fin d'après-midi, à l'heure où nous mettions sous presse. Les avocats des magistrats espèrent obtenir la liberté provisoire pour leurs clients. Le juge devait se prononcer hier sur cette requête après l'audition des autres magistrats. Mohamed El Ouazzani, plus connu sous le pseudonyme de Niny, es passé à la barre, mardi. Niny a nié en bloc tout ce qui a été retenu contre lui. Il dit avoir signé le P.-V. sans prendre connaissance du contenu, car il ne sait pas lire l'arabe. Erramach, assis sur le banc des accusés, n'a pas été auditionné. Elégamment habillé, il semblait se désintéresser de ce qui se passait autour de lui.Même les observations du président du tribunal ne semblaient pas l'accrocher, contrairement aux propos échangés avec Niny qui le sortaient de sa réserve. Parmi les autres auditionnés, Faouzi Lmrabet, officier de la DST. Celui-ci a rejeté les accusations de «corruption et couverture d'un criminel» retenues contre lui. De même, il a nié avoir reçu un pot-de-vin de la part d'Erramach. Et c'est le même refrain qui a été repris tout au long de l'audience de mardi, au cours de laquelle Mohamed Khadiri et Mohamed Yaâcoub, respectivement président de commune et commerçant, ont nié avoir remis de l'argent à des responsables de la Sûreté nationale et entretenu toute relation avec Mounir Erramach. Par ailleurs, les avocats se plaignent que l'affaire traîne depuis des mois. «Nous assistons à une série télévisée dont le réalisateur est occulté», ironise l'avocat d'un des magistrats.


Rappel

L'affaire qui a éclaté en août dernier a connu l'arrestation de 32 personnes, dont de hauts responsables de la Sûreté nationale, de la Gendarmerie royale, de l'administration des Douanes, des magistrats, un greffier, un président de commune et des hommes d'affaires. C'était lors d'une rixe entre deux groupes d'individus dans la ville de Tétouan que l'affaire Erramach a fait son apparition. Cela a permis aux enquêteurs de découvrir l'existence d'un réseau criminel dirigé par Mounir Erramach. Ce dernier et 17 autres personnes ont ensuite été déférés devant la Cour d'appel de Tétouan pour «association de malfaiteurs, trafic de drogue à l'échelle internationale dans le cadre d'un réseau organisé, tentative d'homicide avec préméditation, détention d'armes sans autorisation et débauche». Amal BABA ALI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc