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Politique

Enquête attentats: Au moins une vingtaine de Marocains soupçonnés

Par L'Economiste | Edition N°:1728 Le 18/03/2004 | Partager

. Zougam aurait été filmé par les caméras de la gare C'est aujourd'hui que le juge espagnol Baltasar Garzon devra se prononcer sur l'inculpation ou la remise en liberté des trois Marocains accusés de participation aux attentats de Madrid. La garde à vue arrive aujourd'hui à son terme. Et eu égard aux informations foisonnant à son sujet, Jamal Zougam, suspect numéro 1, est de plus en plus pris dans l'engrenage de l'enquête. Le nom de Zougam figure en tête des personnes impliquées dans la préparation des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca. Il aurait proposé de l'argent, lors d'une entrevue téléphonique, à Mohammed Fizazi, pour financer ses activités. Selon le quotidien espagnol ABC, des caméras auraient filmé Zougam à l'intérieur de la gare ferroviaire le jour même de l'attentat. Les deux autres Marocains se seraient cachés durant les déflagrations. Les enquêteurs espagnols pensent par ailleurs que ces derniers peuvent n'avoir pas de relation directe avec l'attentat. Acheter et manipuler des téléphones portables retrouvés par la police n'est pas en soi un critère solide pour les inculper. En tout cas, les investigations sont toujours au stade préliminaire. Rien n'est encore définitif bien que les investigations tendent à favoriser la piste de ce qui est aujourd'hui appelé «la filière marocaine». Les dernières informations parlent d'une vingtaine de Marocains qui sont aujourd'hui poursuivis par les enquêteurs espagnols. Selon des éléments de l'enquête, une personne parmi les cinq arrêtées, a avoué avoir participé à des opérations d'Al Qaïda en Tchétchénie et en Bosnie. De nationalité jordanienne, un certain Abou Moussad Azarkaoui, se trouvant actuellement au Kurdistan irakien, aurait ordonné les actes sanguinaires du 11 mars à Madrid. Par ailleurs, Les explosifs utilisés auraient été fabriqués en février dans une usine espagnole. Il s'agit, selon El Pais, de la société Union de Explosivos Espanoles (UEE). Son usine se trouve à Paramo de Masa, dans la province de Burgos (Nord). Les détonateurs ont été volés dans une carrière de granit située dans les montagnes au nord de la capitale espagnole. Les enquêteurs n'ont pas écarté un possible lien de l'ETA avec l'usine en question. Dans le même registre, le juge Baltasar Garzon devait interroger hier mercredi un Algérien arrêté lundi dernier à Saint-Sébastien (Nord). Il s'agit d'Ali Amrous qui, lors d'un tapage nocturne en janvier, aurait déclaré: «Vous allez voir, on va tuer plein de Madrilènes, on va remplir les rues de la Castellana de morts». Il aurait également mentionné le mot Atocha. Devant le juge Garzon, Amrous a nié avoir prononcé de pareils propos. M. Bk.

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