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    Culture

    Abdou Cherif a réussi sa «fusion»

    Par L'Economiste | Edition N°:2580 Le 31/07/2007 | Partager

    . Avec le public, les artistes et des genres musicauxIL avait le public de son côté et c’est ce qui compte. Abdou Cherif était, ce jeudi 26 juillet, plus vrai que nature: spontané (très), généreux et surtout heureux. L’éternel enfant avait beaucoup de mal à cacher sa joie de retrouver sa famille: maman, les amis artistes et le public. Le concert va se transformer très vite en une grande fête de retrouvailles. «On se croirait dans un grand salon marocain autour d’un verre de… thé (bien sûr)», témoigne Omar Salim. La fête gagnait en émotion d’une chanson à l’autre, d’un hommage à l’autre. Abdou Cherif n’est pas un enfant ingrat: il va rendre hommage à tous ceux qu’il aime, qui l’aiment. Les noms comptent peu, le geste est hautement symbolique.Place à la chanson maintenant. «Gabbar» pour ouvrir le bal. Difficile chanson du grand Abdelhalim que le rossignol marocain va interpréter avec toute la technique et la sensibilité qu’elle requiert. Il n’imitait point son chanteur fétiche. Avec audace et talent, il s’est approprié la chanson. C’est Abdou qu’on entendait chanter et pas Abdelhalim (tant mieux). Avec la même assurance et la même audace, il chante Enrico Macias et Charles Aznavour. Abdou Cherif va mêler chant français et ornements gharnatis. Perplexant de beauté. Des moments de grande émotion, le concert en a beaucoup connu. La consécration de la mère de Abdou et l’hommage rendu aux grands de la chanson marocaine tels que Mohamed Fouiteh et Houcine Slaoui. Les deux ne font plus partie de notre monde, mais leurs chansons ne nous ont jamais quittés. Avec une voix à la fois douce et forte, Cherif va leur apporter sa touche sentimentale. Aucun conflit générationnel. La «Fusion» n’a pas qu’un seul visage.C’était aussi une fusion cet attroupement d’artistes autour de Abdou Cherif. Inédit spectacle. Ils étaient tous là, formant un seul corps et chantant en chœur du Malhoune. Aucun conflit. Avec leurs géantes trompettes, les Neffaras enflammaient encore plus les lieux. Pas mieux pour fêter des retrouvailles ou éterniser une fusion. La main dans la main: celle de l’artiste tendue à son public et celle du public qui lui rendent le salut. C’est un autre visage de la fusion. L’artiste a mis le public de son côté. C’est ce qui compte.Nabil TAOUFIK

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