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Culture

Abdesslam Hadiri expose à la Villa des Arts

Par L'Economiste | Edition N°:2135 Le 21/10/2005 | Partager

. La Fondation ONA abrite une exposition de l’artiste jusqu’au 25 décembre. A travers ses œuvres, Hadiri cherche à suspendre le temps ABDESSLAM Hadiri expose ses photographies à la Villa des Arts de la Fondation ONA depuis le 11 octobre. L’exposition, qui dure jusqu’au 25 décembre, a été intitulée «Empreintes». Elle fait référence aux empreintes laissées sur les murs et les portes dans les ruelles des vieilles médinas, sur le sable des plages, dans les décharges publiques… Abdesslam Hadiri, à l’occasion d’une visite commentée de ses œuvres à la Villa des Arts, a exprimé son intérêt particulier pour les choses abandonnées: barques, pierres, traces d’êtres humains… L’artiste aime à figer ces choses à travers son objectif, à suspendre le temps, l’instant d’un cliché. Il partage avec le spectateur la proximité des choses et l’émotion qui s’en dégage. Très souvent, lorsque nous nous promenons dans les ruelles, nous ne prenons pas le temps de nous arrêter devant un mur ou une porte pour essayer d’y lire l’histoire ou déchiffrer les empreintes qui y sont gravées. L’artiste le fait pour nous.Son autre objectif est de nous sensibiliser sur notre histoire et également de tirer la sonnette d’alarme sur les objets ou les lieux ayant beaucoup de valeur historique, mais abandonnés. Par exemple, il montre des murs attaqués par l’humidité. A cet égard, il ne recherche pas seulement à photographier des choses esthétiques. «J’ai même pris en photo une vieille école abandonnée et transformée en poubelle», affirme-t-il. Les villes de prédilection de l’artiste sont des villes ayant un long passé comme Marrakech, Essaouira, El Jadida, Safi, Asilah, Salé, Tétouan, Chefchaouen, Azemmour et tant d’autres. «Casablanca ne m’a jamais attiré. J’ai essayé de prendre quelques clichés à plusieurs reprises, sans être satisfait du résultat. J’ai abandonné cette ville». Fès ne l’intéresse pas non plus à cause de la trop grande densité de population dans la vieille médina, de l’exiguïté des ruelles et du manque de luminosité. «Je voyage beaucoup, raconte-t-il, et il m’arrive très souvent de m’installer dans une ville, pour en arpenter tranquillement les ruelles. Cela me fait extrêmement de bien».Lorsqu’il porte son intérêt sur une chose, il zoome sur les détails, prenant de nombreux plans du même endroit. Abdesslam Hadiri a effectué sa première exposition en 1982. Aujourd’hui, il compte à son actif de nombreuses expositions individuelles et collectives au Maroc et à l’étranger. Il vit et travaille à Casablanca. Pendant trois ans, au début des années 90, il a enseigné la photographie à l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca. Il est membre fondateur de plusieurs associations: Al Azaim, Association d’artistes photographes marocains, Association village des ateliers d’artistes.N. B.

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