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Economie

«Le droit international est scrupuleusement respecté»

Par Ali ABJIOU | Edition N°:4813 Le 14/07/2016 | Partager
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Pour Javier Garat, «le Maroc et l'Espagne ont  besoin de travailler de manière conjointe pour essayer de renverser la situation»

Javier Garat Perez est secrétaire général de la Fédération de pêche espagnole et président d’Europêches, la confédération européenne des pêcheries. Pour lui, l’annulation de l’accord par la Cour de justice européenne n’aurait pas dû avoir lieu, ce dernier étant en conformité avec le droit international. 
  
- L’Economiste: Quels sont les objectifs de cette 2e réunion des professionnels du secteur de la pêche du Maroc et de l’Espagne?
- Javier Garat
: Notre réunion avait plusieurs objectifs, d’abord montrer le rôle de la Commission maroco-espagnole des professionnels de la pêche en  mettant en valeur l’importance de l’accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc qui dans notre opinion respecte scrupuleusement le droit international. En deuxième lieu, il était question de parler des problèmes de la pêche au sein de la Méditerranée. Selon les scientifiques, une grande part des populations de poissons de la Méditerranée sont actuellement en surexploitation. Nous avons besoin de travailler de manière conjointe pour essayer de renverser la situation. Pour cela, scientifiques, opérateurs et administrations doivent travailler pour mettre en place des mesures de gestion qui puissent permettre que les stocks soient reconstitués et que les pêcheurs puissent reprendre une activité rentable. En dernier, nous avons besoin de travailler sur le thème de la daurade rose (Voraz) pour mettre en place des instruments de gestion pour en contrôler l’exploitation, au grand bénéfice des deux pays. 
 
- En tant qu'expert, que pensez-vous de l’accord annulé?
- L’Accord annulé respecte de manière totale le droit international. Il précise d’ailleurs qu’il doit apporter un bénéfice à tous les territoires et populations, celles du sud incluses et, dans le cas de la pêche, c’est logique. En relation avec le thème conflictuel du Sahara, notre opinion est que tant que l’ONU ne tranche pas de manière claire sur cette affaire et en particulier sur le contrôle de ses eaux, nous croyons que le Royaume du Maroc a le droit d’assurer leur gestion et par conséquent, d’assurer l’accès des bateaux de pêche à ces eaux. 
 
- Quelle sera la suite dans ce dossier?
- Je crois que personnellement, nous allons pouvoir dépasser cet obstacle. Je pense que la décision de justice annulant l’accord est erronée et injuste. Il y a un recours qui a été mis en place de la part du Conseil de l’Union européenne, des Etats membres et de la Commission européenne, qui devra être jugé en son temps par le tribunal de justice et  nous croyons qu’il sera en notre faveur, l’Union européenne, pêcheurs et au Maroc. 

 

 

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