×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Indétrônable secteur agricole

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4813 Le 14/07/2016 | Partager
Il croîtrait de 7,2% en 2017 contre une baisse de 9,7% en 2016
Le ralentissement des activités non agricoles s’explique par la morosité du secteur des services
activited_non_agricoles_4813.jpg

Source : HCP - Durant les cinq dernières années, les activités non agricoles ont connu un rythme d’accroissement modéré. Selon les prévisions du HCP, c’est le coup de mou du secteur des services qui explique la morosité de la croissance

La croissance économique reste encore est toujours  déterminée par le secteur agricole, lui même dépendant de l’aléa climatique avec une faible contribution du secteur industriel. C’est la principale conclusion qui découle du rapport sur la situation économique en 2016 et ses perspectives pour 2017. 
Le secteur agricole, sous l’hypothèse d’un scénario moyen de la production céréalière et de la consolidation de celle des autres cultures agricoles et de l’élevage, dégagerait une valeur ajoutée en hausse de 7,2% (2017) contre une baisse de 9,7% en 2016, soit un ralentissement de 2,5 points. Ce ralentissement du rythme de croissance de la production céréalière devrait également se maintenir avec la faible productivité des zones d’agriculture pluviale (dites zones bour) qui connaissent la plus grande concentration des petites et moyennes exploitations familiales. Cependant, l’intensification des programmes du plan Maroc Vert, les produits de l’arboriculture, du maraîchage et de l’élevage demeurent parmi les principaux facteurs de la création de la valeur ajoutée et de l’emploi.
Le secteur agricole participe pour près de 14% au PIB et se place désormais au 3e rang des exportations avec l’agro-industrie et la pêche. L’essor que connaissent ces deux branches contribue à accroître la part du secteur secondaire.
La croissance du PIB agricole sur la période 2008-2015 a grimpé de 57% pour atteindre 115 milliards de DH l’année dernière. 
Les faiblesses de la croissance résident également dans le niveau de diversification et de compétitivité du secteur non agricole. Le secteur industriel, qui doit en principe jouer un rôle de locomotive de la croissance, n’intervient que pour une proportion négligeable. Malgré le dynamisme des branches comme l’automobile, l’aéronautique et l’électronique, les activités industrielles traditionnelles tirent vers le bas l’ensemble du secteur. Après une stagnation depuis 2013 (voir infographie), les activités non agricoles devraient enregistrer une croissance de 2,6% en 2017 contre 2,3% en 2016, en raison, notamment, de la morosité de la croissance du secteur des services. 
 La forte décélération des activités tertiaires qui constituent 66% de la valeur ajoutée coïncide avec la crise du BTP et en particulier celle du bâtiment qui y représente plus de 80%. L’endettement des entreprises et des ménages et la politique de distribution des crédits bancaires sont à l’origine de cette crise, après avoir été le moteur de croissance.  
En 2017, le secteur tertiaire devrait s’accroître de 2,1% contre 1,9% en 2016, sous l’effet, en particulier, de la légère amélioration de 2,2% des services marchands et de 1,9% des services fournis par les administrations publiques. 

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc