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Economie sociale: La filière attend sa loi-cadre

Par Amine ATER | Edition N°:4812 Le 13/07/2016 | Partager
Les opérateurs peinent à se diversifier hors des coopératives
L’édition 2016 des Assises de l’ESS prévue pour le 16 juillet

«L’économie sociale et solidaire représente actuellement près de 10% du PIB en Europe, alors qu’elle ne dépasse pas  1% au Maroc», précise d’emblée Fatima Marouane, ministre de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire (ESS). Bien que l’ESS ait permis de porter le nombre de coopératives de 5.000 au début des années 2000 à près de 15.000 actuellement, ce chantier reste toujours en attente de sa loi-cadre annoncée l’année dernière. Pour la tutelle, l’édition 2016 des Assises nationales de l’économe sociale et solidaire, qui se tiendra le 14 juillet à Casablanca, sera l’occasion de «faire le point sur la mise en œuvre des recommandations formulées lors de l’édition précédente». Placée sous le thème: «Economie sociale et développement durable», cette édition sera déclinée en 4 axes. La dynamique de développement de l’ESS qui découle des programmes gouvernementaux, des initiatives de la société civile et des universités ou encore les actions RSE des entreprises seront étudiées par les 600 participants attendus à l’événement. La tutelle compte également débattre et proposer des modalités de financement propres aux organisations de l’économie sociale. Le volet gouvernance et régionalisation fera également partie des thématiques programmées. Un chantier qui sera abordé via des benchmarks sur les expériences en ESS avec les acteurs internationaux de ce mode économique alternatif, notamment en Afrique, en Europe et dans le pourtour méditerranéen. «Nous sommes en phase finale de l’élaboration de la loi-cadre relative à l’économie sociale et solidaire. Cette loi englobera la procédure de création de coopératives et leur permettra de participer aux marchés publics», explique-t-on auprès de la tutelle. Cette édition s’intéressera aussi à l’intégration de la dimension de développement durable dans l’ESS. Les Assises seront également l’occasion de faire le point sur la mise en œuvre des recommandations  du Conseil économique, social et environnemental (CESE)  en la matière pour le développement de cette activité. Le CESE a, rappelons-le, recommandé une amélioration de l’offre existante, notamment agricole, en développant des produits et services innovants par le biais de la R&D et une rationalisation des processus d’industrialisation. Les équipes de Nizar Baraka avaient également recommandé le développement de nouveaux produits et services dans les domaines des énergies renouvelables, des nouvelles technologies, de la comptabilité, des métiers de conseil…. de l’accès à la santé ou encore à l’éducation. La mise en place d’une présence sur les plateformes e-commerce figure aussi parmi les recommandations du CESE. S’y ajoute l’allégement des conditions d’accès aux GMS, en supprimant notamment l’obligation de passage par le marché de gros pour les produits bruts conditionnés. Une mesure qui permettrait d’assurer une traçabilité plus adaptée au commerce en ligne. 

Un modèle toujours dans l’ombre

Bien que méconnue au Maroc, l’entreprise sociale est un modèle consacré en Europe.  6% de l’emploi est généré par cette activité au niveau de l’UE, soit 11 millions d’emplois. Cette filière représente aussi 25% des créations d’entreprises dans l’Union européenne, en plus d’être inscrite comme 8e pilier dans la charte européenne dotée d’un budget de 35 millions d’euros. «La force de l’économie solidaire est de placer l’élément humain au cœur des priorités et non le capital. Ses acteurs sont des entreprises économiques à finalité sociale», précise Fatima Marouane, ministre de l’Economie sociale et solidaire. Il n’empêche que ce modèle économique alternatif privé d’une loi-cadre reste cantonné aux coopératives agricoles et peine à se diversifier. 

 

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