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    Competences & rh

    Les managers engloutis par l’opérationnel

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4789 Le 07/06/2016 | Partager
    Le contrôle des résultats leur prend aussi trop de temps
    Ils aspirent à mieux conduire le changement
    Une enquête de l’Observatoire marocain des pratiques de management
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    Les managers dirigeants ressentent le besoin de développer leurs aptitudes en continu, presque au même titre que leur engagement à renforcer les capacités de leurs collaborateurs. Les managers non dirigeants, aussi, semblent engagés dans cette voie. 42% citent la formation parmi leurs activités les plus prenantes

    Comment les managers marocains perçoivent-ils leurs missions et quelles sont leurs préoccupations? Peu d’études répondent à cette question. «C’est une véritable frustration», estime Reda Taleb, DG du cabinet de conseil en management Officium. Ce dernier vient de créer l’Observatoire marocain des pratiques du management (OMPM), dont la mission sera de produire des données sur ce métier. L’organisme a déjà mené, en partenariat avec le cabinet de sondage W Adviser, une première enquête. Les résultats ont été dévoilés jeudi dernier à Casablanca, lors d’une rencontre à laquelle un expert américain, Richard J. Marjor, a été invité. Le spécialiste y a présenté un exposé sur le management et le leadership.
    180 managers ont répondu à cette enquête, entre le 17 et le 31 mai 2016, dont 37% de femmes. 70% sont âgés entre 31 et 45 ans et un peu plus de la moitié justifient d’une expérience entre 10 et 20 ans.
    Premier fait marquant, les managers passent trop de temps dans les activités opérationnelles et la gestion courante. Ceci est d’autant plus vrai pour les managers non dirigeants. Régler les urgences quotidiennes est pour cette catégorie l’activité la plus prenante (61% le pensent). Ils sont, d’ailleurs, surtout dans une logique d’exécution des directives. A leurs yeux, participer au pilotage stratégique ne rentre pas vraiment dans leurs attributions. «En Europe, la tendance est inverse, puisque les entreprises se positionnent plus sur des activités qui font appel à des compétences intellectuelles», relève Samir Salek, directeur associé d’Officium. Les non-dirigeants sont également préoccupés par le pilotage de l’activité, le développement de leurs propres compétences et par le contrôle des résultats. Ce besoin de contrôle se ressent aussi de manière particulière chez les managers dirigeants. 63% le citent parmi leurs activités les plus prenantes. «Les managers ont-ils encore besoin de ce niveau de contrôle?» s’interroge Lamia Hannaoui, DG de W Adviser.
    Les gestionnaires désirent, par ailleurs, en permanence monter en compétence (voir illustration). Les dirigeants le souhaitent d’abord pour arriver à responsabiliser leurs collaborateurs, apprendre à gérer le changement et maximiser le potentiel de leurs équipes. Tandis que les non-dirigeants aspirent en premier à renforcer leurs compétences métiers, puis à apprendre à gérer le changement et enfin à élaborer et mettre en œuvre un plan d’action. Autre fait nouveau, pour plus d’efficience, ils recourent à une gestion multifonctionnelle et optent de plus en plus pour un fonctionnement en mode projet.

     

     

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