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    Le Maroc appelé à intégrer «l’Erasmus africain»

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4750 Le 13/04/2016 | Partager
    L’institut Minds en prospection à Rabat
    Sa présidente, Mandela, a rencontré les dirigeants de l’OCP et des universités
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    Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume, ici en compagnie de Graça Machel Mandela, a invité des doctorants marocains et africains, à la rencontre des dirigeants de Minds. Pour lui, «c’est important, dans la mesure où nos doctorants qui travaillent sur des thématiques africaines n’ont jamais visité d’autres Etats du continent»

    (Ph. Bziouat)

    Comme nous l’avons annoncé sur nos colonnes, Graça Machel Mandela a été l’invitée de l’Académie du Royaume, dans le sillage de sa 43e session, placée sous le signe de l’Afrique comme horizon de pensée. Au-delà de la symbolique de la visite de la veuve du président Nelson Mandela, il s’agit d’une véritable opportunité pour renforcer les relations entre les pays africains, comme elle l’a souligné, lors des rencontres organisées au sein de l’Académie, avec des responsables marocains. Cette institution, qui a opté pour plus d’ouverture suite aux directives royales, «joue un rôle de mise en relation de la présidente de l’institut sud-africain Minds et les présidents des universités, du CESE ou encore des responsables de l’OCP», a expliqué Abdeljalil Lahjomri, son secrétaire perpétuel. Graça Machel Mandela est venue au Maroc à la recherche de partenariats pour l’institut qu’elle préside. Un accord a été signé avec l’Académie du Royaume et Minds pour «encourager la formation des élites et leaders africains». Il faut préciser que «l’Académie n’assure pas la formation, mais aide à la mise en place de partenariat avec des universités et des think-tanks marocains», a expliqué Lahjomri. Concrètement, l’institut Minds «vise la formation de leaders en offrant des bourses aux étudiants universitaires africains, à condition de poursuivre leurs études dans d’autres pays», selon Nkosana Moyo, son directeur exécutif. L’idée est de mettre en place un système comparable à l’Erasmus européen. Côté marocain, Lahcen Daoudi et les présidents des universités se sont dits prêts à renforcer les relations avec cet institut. Le ministre de l’Enseignement supérieur a même appelé à la création d’une antenne de Minds au Maroc.
    Le déploiement de ce réseau universitaire constitue une opportunité pour le Maroc, dans une logique de renforcement de l’ancrage dans le continent. Surtout que «nous sommes connectés aux 5 sous-régions africaines. Ce qui fait de ce programme un véritable pont vers ces pays, favorisant la mise en place d’une coopération multidimensionnelle», selon Machel Mandela.
    Globalement, la présidente de l’institut Minds semble satisfaite de sa visite éclair au Royaume, qui «a ouvert des perspectives de développement des relations avec plusieurs organismes», a-t-elle dit. De nouvelles rencontres seront bientôt programmées pour sceller de nouveaux partenariats. Les responsables de Minds se sont dits «impressionnés» par les présentations faites par les dirigeants de l’OCP. Cela a porté sur «la politique du groupe en Afrique, en plus du programme du think-tank OCP Policy center et de l’Université Mohammed VI à Benguérir».

    Réseau

    Les responsables de l’institut Minds ont appelé les présidents des universités marocaines à faire partie du réseau d’établissements qui vont accueillir des étudiants africains, dans le cadre de ce programme, dès l’année prochaine. Il s’agit de la mise en place d’une connexion entre 50 universités africaines, au profit de 500 à 1.000 étudiants par an. Ce programme est financé grâce à l’implication d’une série d’établissements africains, dont la BAD, l’Afrique building foundation, Trust Africa… 

     

     

     

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