×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Neuromanagement
    Le cerveau de vos salariés devient contrôlable

    Par Karim Agoumi | Edition N°:4734 Le 22/03/2016 | Partager
    Une démarche consistant à agir sur le fonctionnement neuronal
    Acuité sensorielle, maîtrise de soi, répertoire comportemental… les outils essentiels
    neuromanagment_034.jpg

    Un cerveau contient plus de 100 milliards de neurones, ce qui représente un potentiel énorme qui n’attend qu’à être exploité. Les neurotransmetteurs bien connus que sont la dopamine, l’adrénaline, la sérotonine et la fabrication d’hormones telles que l’ocytocine régulent nos perception et notre anxiété au travail. Leur «contrôle» pourrait ainsi améliorer les capacités des salariés en entreprise. Tel est le concept du neuromanagement, une méthode de gestion à travers laquelle le manager devient capable de comprendre et d’activer ses propres mécanismes neuronaux ainsi que ceux de ses collaborateurs. Un moyen de mieux traduire les comportements des employés et de stimuler davantage la motivation de ses équipes. Le neuromanagement constitue une méthode qui permet de décrypter le fonctionnement du cerveau afin de mieux prédire les comportements des salariés, confie ainsi Saif Allah Allouani, coach certifié, maître PNL et expert en psychologie d’entreprise.

    Le fonctionnement de l’élément humain devient alors connu et modélisé au même titre que celui du budget, de la production et de la logistique, souligne le spécialiste. Techniquement, le manager observe l’activité cérébrale du salarié lorsqu’on l’expose à une variété de stimuli, puis arrive par la suite à cerner comment réagit ce dernier face aux sollicitations et aux challenges. Pour parvenir à maîtriser ces compétences et à intégrer les principes du neuromanagement en entreprise, le manager est longuement formé par des bureaux de formation. Tout d’abord, via l’étape de la prise de conscience neuro-managériale, il découvre dans un langage pragmatique les bases du fonctionnement du cerveau et leur impact sur l’attitude, les capacités et la réaction au stress du collaborateur, confie Saif Allah Allouani. La seconde étape, quant à elle, consiste à développer l’intelligence neuro-managériale. Le manager s’équipe alors des outils et des techniques appropriés afin d’agir positivement sur le processus neuronal du salarié, précise l’expert. Le manager devient  capable d’agir sur le fonctionnement neuronal de son collaborateur grâce à deux leviers: l’acuité sensorielle qui lui permet d’entrer en empathie avec son entourage et la richesse de son répertoire comportemental qui lui permet d’influencer les autres. Une prouesse qu’il réalise  grâce à la connaissance et la maîtrise de soi. Concrètement, il est tout d’abord possible d’agir sur l’humeur et le niveau d’énergie des salariés en les motivant via des paroles et des actes au cours des réunions, des entretiens d’appréciation des performances mais également lors des moments de tension et de stress. Le «neuromanager» est également capable d’anticiper les réactions de ses collaborateurs face à des sollicitations particulières comme le changement ou encore le conflit par le biais d’une sensibilité et d’un sens de l’intuition accrus. Et ce n’est pas tout! Ce type de manager peut enfin déceler les signes précurseurs indiquant que le collaborateur est entré dans une spirale de stress improductif. Un moyen selon Saif Allah Allouani de mieux doser le niveau de pression à exercer.

    Une méthode qui permet avant tout d’accroître l’efficacité des employés et leurs capacités à innover. L’ambiance de travail s’en trouve également améliorée, puisque la méthode agit positivement sur le niveau de bien-être et d’autonomie des collaborateurs. Par ailleurs, le neuromanagement permet d’obtenir une meilleure cohésion de groupe et une véritable dynamique collective. «Le neuromanagement peut favoriser l’émergence de l’intelligence et l’efficacité collective de toute organisation», précise Saif Allah Allouani. La démarche permet également de gérer le stress et la souffrance au travail des collaborateurs, de booster leur motivation, de contourner les conflits et d’améliorer la communication. Une méthode qui a déjà fait ses preuves dans de nombreuses boîtes à l’international.

    Une démarche déjà mature au Maroc

    Au Maroc, la pratique du neuromanagement est assez développée même si elle n’est pas toujours exercée sous cette appellation, confie Saif Allah Allouani, coach certifié, maître PNL et expert en psychologie d’entreprise. Ainsi, bon nombre de séminaires portent sur l’intelligence émotionnelle tandis que les plans de formation des entreprises publiques et privées utilisent souvent la fameuse PNL. Ces mêmes pratiques prennent également la forme de tests mobilisés lors des recrutements.

     

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc