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Analyse

Dématérialisation
Ces maillons qui brident l’élan

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4727 Le 11/03/2016 | Partager
Les infrastructures et les ressources humaines à la traîne
Le Maroc classé 82e sur 191 à l’indice e-gov de l’ONU
Toutefois, les services en ligne explosent
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Dans le classement UN e-gov des Nations unies, le Maroc gagne des positions grâce à l’explosion des portails développés aussi bien par l’administration publique que le privé

Source : MCC

Selon le dernier barème de la dématérialisation des Nations unies, le Maroc s’est classé 82e sur 191 pays. Le Royaume a ainsi progressé de 38 positions sur l’indice global en deux ans, soit le bond le plus important de toute la région Mena.

Publié tous les deux ans, l’UN e-gov Index est basé sur trois critères: les infrastructures IT, le capital humain et les services en ligne. Sur les deux premiers, le Maroc est largement distancé en se classant 93e sur l’indice des infrastructures et 153e sur celui du capital humain. En revanche, il a gagné 26 rangs sur celui des services en ligne. C’est le critère qui progresse le plus vite. Il s’agit des portails qui sont régulièrement lancés tels que celui du SGG pour la consultation des projets de lois et de décrets, celui des marchés publics, le tout récent site de géolocalisation des services publics. Autant de portails permettant de grignoter des points sur l’index des Nations unies. «Mais là où le bât blesse, c’est au niveau des infrastructures IT et des ressources humaines qualifiées. Ce qui fait perdre au Maroc des investissements au profit de la Tunisie et de l’Egypte, qui sont mieux équipés», affirme Mohammed El Ouahdoudi, président de Maghreb Centre Contacts (MCC), qui organise aujourd’hui le 2e symposium international de la dématérialisation. Comment s’explique donc le retard pris dans le domaine de la dématérialisation sur les critères des infrastructures IT et le capital humain?

Le retard pris au niveau des infrastructures se traduit par les faibles investissements réalisés dans la mise en place de data centers et la bande passante. Il existe actuellement moins d’une dizaine de data centers. Ce qui reste insuffisant pour attirer les investisseurs qui réclament des capacités plus importantes. Les pays n’ayant pas investi dans la bande passante sont pénalisés.  Actuellement, seules les zones offshores et certaines grandes villes sont équipées en fibre optique. Les data centers sont aujourd’hui l’investissement le plus lourd et le plus rentable pour encourager la dématérialisation. Plusieurs institutions ont senti le filon et sont en train de construire leur propre data center. Parmi elles, figurent le Crédit du Maroc, le luxembourgeois Etix Everywhere implanté dans la zone industrielle de Sapino à Nouaceur. D’autres centres sont prévus à Rabat et Benguérir. Les promoteurs sont en train de finaliser les cahiers des charges.

Le deuxième critère sur lequel le Royaume est mal noté concerne la faiblesse des ressources humaines qualifiées. Les entreprises peinent à recruter des cadres intermédiaires et des techniciens spécialisés dans la dématérialisation car le domaine reste encore embryonnaire au Maroc. Certaines entreprises spécialisées souhaitent embaucher des techniciens pour développer des programmes de dématérialisation avec des langages informatiques pointus tels que le J2EE, mais n’en trouvent pas. Les carences des diplômés portent également sur l’absence de formation axée sur l’aspect juridique de la dématérialisation aussi bien au niveau des techniciens que des agents chargés d’exécuter les projets d’informatisation. Il s’agit des personnes qui auront pour mission de procéder, par exemple, à des relevés de compteurs, à la réalisation de statistiques sur le patrimoine immobilier… Cela renvoie à un vide juridique en  matière de sanctions à appliquer en cas de triche sur les données relevées ou les trafics annoncés, tels que le nombre de nuitées déclarées par un hôtel, par exemple. La dématérialisation bute encore sur des résistances de changement car de nombreuses administrations restent encore attachées à la culture du support papier avec un cachet comme document officiel. Le gouvernement est appelé à déployer des efforts soutenus pour sensibiliser les fonctionnaires sur l’intérêt de passer au support électronique qui a une valeur juridique aussi importante que le document papier. Le Maroc injecte chaque année plusieurs milliards de dirhams dans le secteur de la santé sans pourtant que les usagers en soient satisfaits. Les médecins du public ne disposent généralement pas du dossier médical à jour de leurs patients. Ces derniers pourraient prendre en charge eux-mêmes leur dossier grâce à la dématérialisation.

Les chantiers en retard

En 2013, le gouvernement avait lancé le projet e-gov. Sur les 80 projets prévus, 68 sont opérationnels ou en cours de généralisation. Par contre, une douzaine de programmes ne sont toujours pas finalisés. Le ministère de l’Industrie et du Commerce est en tête avec six projets en retard sur une quinzaine. Parmi ces chantiers, le système d’envoi et de réception de SMS et d’appels vocaux pour fournir une interface des services e-gov via le téléphone, l’élaboration d’un identifiant unique du citoyen pour faciliter le rapprochement des données entre les administrations et l’interopérabilité entre elles, le projet Gateway gouvernemental… Le ministère est également en retard dans la mise en place du data center national pour la mise en commun des atouts nationaux en termes de TIC dans un environnement centralisé garantissant l’efficacité des coûts, la transparence, l’utilisation efficiente des ressources… Pour sa part, le ministère de l’Équipement n’a toujours pas finalisé le projet de délivrance des autorisations d’homologation et d’agrément pour les prestataires de services qui souhaitent être référencés et pouvoir soumissionner aux appels d’offres publics. L’autre projet en retard concerne la plateforme dédiée à la création en ligne des entreprises.

                                                                

Le rôle de lièvre de l’administration publique

La dématérialisation ne concerne pas uniquement l’administration publique. Au Maroc, ce sont les opérateurs télécoms, les banques, les compagnies d’assurances et, tout récemment, les sociétés pétrolières qui sont les plus avancés. Mais c’est le secteur public qui est le principal bénéficiaire et acteur de la dématérialisation. C’est également l’administration publique qui joue le rôle de locomotive dans ce domaine, obligeant le privé à se greffer. Depuis 2010, la Direction générale des impôts à introduit l’obligation de passer progressivement à la télédéclaration fiscale pour l’IS, l’IR, la TVA et bientôt d’autres impôts et taxes. Dans le cas d’espèce, l’initiative émane de l’administration et contribue à tirer vers le haut les entreprises. Ce qui permet à l’administration fiscale d’optimiser ses ressources humaines pour des tâches à plus forte valeur ajoutée telles que le renforcement de la collecte de l’impôt ou encore l’identification des contribuables qui font le mort. Les résultats commencent d’ailleurs à se faire sentir puisqu’elle a plus de moyens pour effectuer plus de contrôles fiscaux et donc collecter plus de recettes.
L’un des derniers projets de dématérialisation plébiscité par les ménages concerne le paiement électronique de la vignette automobile. Les recettes ont augmenté de 15% par rapport à l’année précédente. Ce qui vaudra à la Direction générale des impôts de recevoir un trophée aujourd’hui.

La généralisation de la télédéclaration avait longtemps achoppé sur le problème de la certification électronique. Ce qui risquait de compromettre l’adhésion des contribuables à la déclaration en ligne. La DGI a finalement tranché le problème en dispensant les entreprises de l’obligation d’obtenir une certification. En raison de problèmes de logistique, seuls 15.000 certificats électroniques seraient actuellement en circulation. L’autre projet structurant, lancé par la Douane et les opérateurs privés, reste le portail PortNet. 18.000 importateurs et exportateurs environ effectuent actuellement leurs opérations de commerce extérieur via la plateforme. L’administration envisage de l’étendre au transport aéroportuaire et terrestre. Ce qui devrait porter la communauté des utilisateurs à près de 24.000 entités. Les projets de dématérialisation de l’administration ont force de loi. Par conséquent, le privé n’a de choix que de s’aligner.

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