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    Le Maroc vise 100 milliards de DH d’exportations

    Par L'Economiste | Edition N°:4716 Le 25/02/2016 | Partager
    C'est l'objectif fixé à l’horizon 2020
    Un contrat de performance pour la mise en place d’un écosystème «moteurs»
    L’intégration locale devra atteindre 80%

    Avec 50 milliards de DH d’exportations en 2015, l’automobile arrive en tête des secteurs exportateurs. Mais la valeur ajoutée reste limitée à cause de la faible intégration locale. Une grande partie des pièces étant importée (Ph. Bziouat)

    Les deux dernières années, le secteur automobile a volé la vedette aux phosphates en se positionnant à la tête des secteurs exportateurs, avec respectivement 40,3 milliards de DH et 50 milliards de DH. Aujourd’hui, le Maroc veut franchir un nouveau pas. Objectif: atteindre 100 milliards de DH d’exportations à l’horizon 2020. C’est ce qu’a annoncé Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, lors de la cérémonie de signature du contrat de performance de la filière moteur et transmission, mardi dernier à Rabat. Car, au-delà du volume des exportations, c’est la part de la valeur ajoutée locale qui permet de booster la croissance, a noté pour sa part Mohamed Boussaid, ministre des Finances. D’où l’importance de ce nouvel écosystème, qui permettra de renforcer la production de pièces locales au profit des constructeurs installés au Maroc, comme Renault et PSA. Ce contrat de performance de la filière moteur et transmission permettra d’atteindre un taux d’intégration industrielle de 80%. Et «il n’est pas impossible d’arriver à 100%», selon Elalamy. D’ailleurs, ce document prévoit «d’augmenter le taux d’intégration de la filière de 25 points via le développement du sourcing local».
    Globalement, cet écosystème comprend plusieurs métiers, dont la fonderie fonte et aluminium, l’injection d’aluminium sous pression et l’usinage moteur. Les objectifs fixés portent sur la création de 10.000 nouveaux emplois directs et la réalisation d’un chiffre d’affaires additionnel de 6,5 milliards de DH. Ce contrat prévoit aussi la réalisation d’un investissement total de 6,5 milliards de DH. Une aubaine pour les entreprises marocaines du secteur. Celles-ci «sont appelées à bouger et à se mobiliser pour accompagner cette aventure. Sinon, des entreprises étrangères vont venir prendre leurs places», selon Boussaid. De leur côté, les professionnels ne cachent pas leur enthousiasme. Surtout avec l’arrivée de PSA, qui devra produire 200.000 moteurs annuellement. Elalamy a indiqué que les entreprises de cet écosystème pourront également profiter de la forte demande espagnole, avec une production annuelle de 2,3 millions de voitures. Le président de l’Amica, Hakim Abdelmoumen, a promis «d’être en avance par rapport aux objectifs fixés à l’horizon 2020».
    En face, les professionnels vont bénéficier d’un soutien financier via le Fonds de développement industriel, qui peut atteindre 30% du montant d’investissement. A cela s’ajoutent des facilitations d’accès au foncier. Les entreprises de cette filière pourront bénéficier de 15 hectares du foncier locatif.
    M. A. M.
     

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