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Economie

Arriérés des académies régionales
Un premier déblocage la semaine prochaine

Par L'Economiste | Edition N°:4714 Le 23/02/2016 | Partager
Benmokhtar promet d’apurer les 8,3 milliards de DH
Nouvelle configuration régionale des académies d’éducation et de formation
Vers la consécration de leur indépendance administrative et financière

Le réseau des académies régionales a été harmonisé avec le nouveau découpage régional, passant de 16 à 12 entités. Cette réorganisation des démembrements déconcentrés de l’Education nationale s’est traduite par une augmentation du nombre des divisions et des services au niveau des académies, mais aussi des délégations provinciales, qui auront désormais le statut de directions

Bonne nouvelle pour les fournisseurs des académies régionales et des entreprises ayant des arriérés auprès de ces institutions. Rachid Benmokhtar a promis d’apurer ces dettes dans le cadre de la mise en place de la restructuration de ces académies. Celles-ci avaient cumulé, depuis 2010, un montant qui s’élève à 8,3 milliard de DH relatifs aux indemnités des entreprises chargées de la réalisation de certains projets pour le compte de ces académies. «Le chef du gouvernement et le ministre des Finances sont au courant de ce problème et nous essayons de trouver une solution», a fait savoir le ministre de l’Education nationale. Il a promis un «premier déblocage pour la semaine prochaine». Cela s’inscrit dans le processus de restructuration régionale des académies qui doivent, à terme, «être dotées des attributions et des moyens nécessaires leur permettant de fonctionner en toute indépendance, à l’instar des autres établissements publics». Le ministre a déjà approuvé, le 8 février dernier, les décisions de délégations de signature des marchés publics par les directeurs des académies régionales. Celles-ci ont été dotées de nouveaux comptes, en partenariat avec le ministère des Finances et la Trésorerie générale du Royaume. Cela est couplé à la mise en place de mécanismes visant «l’amélioration de la gouvernance et de la rationalisation des coûts, dans le cadre de la nouvelle approche régionale». Dans cette nouvelle configuration, le ministère aura un rôle d’orientation, d’évaluation et de contrôle», a-t-il expliqué. Concrètement, la première action a porté sur l’harmonisation du réseau des académies au nouveau découpage régional. Aujourd’hui, le département de Benmokhtar assure la tutelle de 12 académies au lieu de 16. Les nouveaux directeurs ont été nommés lors du Conseil du gouvernement du 11 février, et la passation des pouvoirs a eu lieu 4 jours plus tard. «Ces responsables doivent exécuter les projets éducatifs dans une logique de régionalisation avancée», selon le ministre. La dimension régionale a été prise en compte dans la répartition des budgets octroyés à ces entités. En plus des «critères physiques, comme le nombre d’établissements et d’élèves, l’étendue du territoire couvert par chaque académie…», il est important, selon Benmokhtar, d’intégrer un autre «critère politique». Pour le ministre, «il s’agit de respecter le principe d’équité, notamment en orientant les fonds vers les régions qui enregistrent de grands besoins, et où le besoin est le plus pressant». Mais pour lui, «la crise de l’enseignement au Maroc ne se limite pas à ces questions d’ordre matériel, comme le nombre de classes ou d’enseignants, comme cela a été relevé par la vision du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation. Nous avons besoin d’une révolution qui touche la conception de l’enseignant. Aujourd’hui, nous nous basons sur cette vision pour redresser la barre. Mais nous avons besoin de temps et d’engagement de tous les intervenants» (voir aussi notre Analyse en cahier Compétences & RH).

L’indépendance des académies régionales devra également porter sur la gestion des ressources humaines. «Actuellement, elles relèvent encore du régime de la fonction publique. Mais à terme, elles doivent être sous l’autorité directe des académies. Mais cela nécessite du temps et des réformes réglementaires», a-t-il dit. Au niveau du budget de ce processus de déconcentration, Benmokhtar est resté évasif. Il a avancé que «le coût est surtout lié à l’augmentation du nombre des divisions et des services au niveau de ces entités».

Audit

Le ministère de l’Education nationale a mené près de 200 audits portant sur des opérations relatives à l’exécution du Plan d’urgence. Certains marchés, concernant notamment les équipements, ont révélé des «dysfonctionnements». Rachid Benmokhtar a indiqué que 7 dossiers sont actuellement au niveau de la Cour des comptes. «Nous attendons la suite qu’elle va donner, en termes de poursuite judiciaire». Le ministre a fait savoir que la Cour des comptes se penche également sur d’autres rapports réalisés par l’Inspection générale des finances.

M.A.M.

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