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Economie

Sondage CMC: Les industriels dépriment

Par L'Economiste | Edition N°:4714 Le 23/02/2016 | Partager
Pessimisme concernant la croissance 2016
Les mesures de la loi de Finances «peu convaincantes»

Selon 67% des opérateurs marocains enquêtés, les configurations prévisionnelles de la croissance en 2016 seront influencées négativement par la pluviométrie. La politique monétaire et le prix du pétrole sont deux facteurs qui, selon ces responsables, auront un impact positif sur la croissance en 2016

Consommation, demande étrangère, coût de la main-d’œuvre, fiscalité, coût de l’énergie et des matières premières. C’est en gros les composantes de l’activité qui ont tiré la croissance vers le bas. Cette fois le constat n’émane pas d’un organisme international mais du Centre marocain de conjoncture (CMC) qui vient de rendre publique une enquête sur les perspectives de croissance du Maroc en 2016. Réalisé au cours du dernier trimestre de l’exercice précédent, le sondage relève le sentiment pessimiste des industriels. Ainsi, ce sont 8 chefs d’entreprises sur 10 qui considèrent que la croissance en 2016 serait faible comparativement à l’année passée. Leur pronostic vient confirmer, du coup, les prévisions du CMC pour cette année. Surtout que le centre s’est longtemps exprimé sur son scepticisme concernant l’activité économique. Selon sa dernière livraison, la croissance devrait être limitée à 1,2% (contre 2,8% prévue auparavant), alors que certains organismes (FMI et la Banque mondiale) ont crédité le pays de taux proches, voire au-delà de la prévision gouvernementale, le HCP et la Banque centrale ont opté pour le juste milieu.
Le scénario catastrophe, édité par le CMC, a été essentiellement motivé par une pluviométrie quasi-inexistante. En effet, le retard des pluies alimentant les pronostics les plus inquiétants, selon l’enquête. Le cadrage prévisionnel pour cette année se présente, ainsi, en rupture avec les tendances haussières précédentes. Selon 67% des opérateurs questionnés, les configurations prévisionnelles de la croissance en 2016 sont influencées négativement par la pluviométrie. Le niveau d’activité ainsi que son rythme d’expansion devront être affectés par le relâchement des ressorts les plus dynamiques de la croissance. Les chefs d’entreprises présentent des configurations en légère amélioration par rapport à la tendance moyenne observée sur les 3 dernières années sous l’effet du marché intérieur et de la demande extérieure. Pour les industriels, les conditions du marché intérieur auraient un impact moyennement favorable pour 43,5% et favorable pour 30,4% des chefs d’entreprises.
Petite note optimiste pour les investissements publics. Leur contribution à la croissance est considérée comme moyennement favorable pour 47,8% des chefs d’entreprises et 28,3% la trouve favorable. Pourtant le CMC jugeait sa contribution encore très faible même s’ils ont vocation à produire des effets sur le long terme. De plus, la croissance reste tributaire de facteurs contingents tels que la reprise progressive chez les partenaires commerciaux du Maroc et la chute continue des cours des produits pétroliers qui impacte positivement la facture énergétique du pays et les coûts de production. La demande étrangère n’est perçue comme favorable à la croissance en 2016 que pour 28,3%. «Elle serait plutôt moyennement favorable puisque 37% des responsables industriels la juge comme telle», est-il indiqué.
Les patrons marocains n’ont pas manqué l’occasion de vivement critiquer les principales mesures de la loi de Finances. Pour la majorité des industriels, les dispositions de la loi de Finances démontrent leur incapacité d’améliorer la situation économique. Le gouvernement avait insisté sur le maintien du niveau des investissements publics et la réduction du train de vie de l’administration, à travers une meilleure maîtrise des dépenses. Les économies dégagées devraient être exploitées dans le renforcement de l’attractivité du Maroc pour drainer plus d’investissements directs. Pour 6 patrons sur 10, la hausse de l’investissement n’est pas suffisante pour faire face au cycle conjoncturel qui s’annonce pour l’année à venir. Plus que la moitié, estiment l’insuffisance des nouvelles mesures fiscales et les mesures prises en faveur des PME/PMI. Celles-ci devraient résoudre la problématique du butoir de la TVA à travers l’accélération des remboursements.
La satisfaction des chefs d’entreprises est uniquement exprimée en faveur de la décompensation (63%), des objectifs de réduction des déficits budgétaires (52,2%) et de celle du déficit externe (30,1%). Le gouvernement espère ramener le déficit budgétaire à 3,5% en 2016. L’écart entre les recettes et les dépenses se resserrera de 11 milliards de DH, selon le budget prévisionnel. Ces économies sont principalement dues à la baisse de la charge de compensation et au pétrole bon marché. Par ailleurs, la réduction du déficit budgétaire sera pratiquement sans effet sur la dette puisqu’elle restera à 64% du PIB.
A. Lo
 

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