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Evénement

Agriculture: Coup d’envoi du plan antisécheresse

Par L'Economiste | Edition N°:4698 Le 01/02/2016 | Partager
4,5 milliards de DH mobilisés d’urgence
Le cheptel et le couvert végétal, deux priorités absolues
L’assurance agricole prête à être activée

Outre la filière céréalière, la sécheresse touche également les cultures vivrières et l’élevage dans le monde rural

LE Souverain vient de donner un coup d’accélérateur au plan antisécheresse. Après avoir reçu des instructions royales, la veille, le gouvernement a tenu, vendredi 29 janvier, une réunion pour décliner les mesures urgentes contre les effets de la sécheresse. La campagne 2015-2016 a enregistré un déficit pluviométrique de 63% par rapport à une année normale. Ce qui impacte considérablement les cultures en zones bour où les emblavements céréaliers représentent plus de 60%. Soit 3,2 millions d’hectares semés.
Les premières pluies de l’année n’ont pas permis de sauvegarder le couvert végétal. La situation du cheptel commence également à être impactée par les retards de pluie. Pour circonscrire les effets du déficit pluviométrique, le gouvernement a débloqué 4,5 milliards de DH pour financer le programme antisécheresse. Un budget auquel s’ajoutera 1,25 milliard de DH qui pourrait constituer le montant des indemnisations prévues par la Mamda en faveur des cultures céréalières et printanières couvertes par l’assurance. Pour cette année, la Mamda assure 1 million d’hectares avec un capital garanti de plus de 1,1 milliard de DH.
Le plan de lutte contre les effets de la sécheresse s’articule autour de trois axes. Le premier a pour but d’approvisionner toutes les régions du Royaume en orge à un prix de 5 DH/kg via 72 centres de proximité. Le transport vers les points de distribution sera financé par l’Etat. Des sites pour l’abreuvement du bétail seront également construits dans différentes régions. Du fait que le cheptel devient plus vulnérable en temps de sécheresse, le gouvernement développera un programme additionnel de vaccination.
Le deuxième axe porte sur la protection des ressources végétales. L’enjeu sera d’assurer l’irrigation des plantations irriguées par les eaux de pluie sur une superficie de 93.000 ha. Il s’agit également de sécuriser la campagne prochaine via la mobilisation de 950.000 quintaux de semences en céréales.
Pour optimiser l’utilisation des ressources hydriques dans le périmètre irrigué et donc protéger la valeur ajoutée agricole, les cultures seront encadrées de plus près par les comités mixtes de l’eau. La priorité sera d’économiser l’eau pour le démarrage de la campagne 2016-2017.
Le gouvernement devrait encourager les agriculteurs à se reconvertir en s’orientant vers des cultures printanières pour éviter une «année blanche». Les partenaires concernés devront définir le programme de reconversion ainsi que le rôle du Crédit Agricole qui contribuera à hauteur de 1,5 milliard de DH.
Le maintien des populations dans les zones rurales et les régions reculées constitue le troisième axe du plan. Tout doit être fait pour qu’elles aient accès à l’eau potable. L’enjeu pour ces populations sera également de sauvegarder leur cheptel et leurs cultures vivrières. La priorité sera donnée à l’exécution des projets de l’agriculture solidaire qui représente un gros intérêt pour les populations locales en termes de création de revenus et d’emplois.
Par contre, aucune décision n’a été prise jusqu’à présent pour activer l’assurance agricole, qui ne pourrait intervenir que lorsque le gouvernement aura déclaré le sinistre. Dans de pareilles conditions, il est d’usage de rééchelonner les dettes des agriculteurs. Mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour.

Les fonds dédiés au monde rural

L’amélioration des revenus des habitants à la campagne passe par le lancement de chantiers de construction des pistes et des routes qui permettent de fournir du travail aux ouvriers de ces régions. Le ministère de l’Equipement devrait activer la mise en œuvre du programme national de routes rurales. La Caisse pour le financement routier (CFR), en charge de la construction de ces routes et de la modernisation du réseau routier, a porté cette année son budget à 2,6 milliards de DH, soit une hausse de 112% par rapport à l’année dernière. Le gouvernement devra également débloquer le budget prévu par le Fonds pour le développement rural et des zones de montagne et qui s’élève pour 2016 à 500 millions de DH.

H.E

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